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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

mardi 5 juin 2012

Tiens, un bon sondage !

La première publication post élection présidentielle du baromètre Ifop-JDD (Lien), qui mesure depuis quarante ans l'indice de « satisfaction » des français vis-à-vis du couple exécutif, situe le nouveau Premier Ministre au sommet (65%) et le Président à un niveau (61%) qui témoigne de la perception positive par l'opinion des débuts de François Hollande. J’avoue que ce résultat ne me surprend pas. Quelques actes symboliques : baisse des salaires des ministres et du Président (-30 %), une poignée de déplacements en TGV pendant qu'Air Sarko One restait sur le tarmac, parité femmes / hommes au gouvernement, attitudes et discours plutôt fermes et positifs face à Merkel et Poutine… Jusque là tout va bien et tout va bien aller jusqu’au soir du deuxième tour des élections législatives.
C’est après que les choses vont se tendre car il va falloir agir sur tous les fronts à la fois pour relancer la croissance et créer ainsi les marges de manœuvre nécessaires aux réformes structurelles indispensables au redressement de nos finances publique et au retour vers le plein emploi. C'est-à-dire utiliser tous les moyens de l'Union (Banque Européenne d'Investissement, fonds structurels, « project bonds », etc.), de nature à aider l'activité, mais aussi enfin à encourager (forcer !) la Banque Centrale Européenne à déployer des moyens pas très orthodoxes (un peu d’inflation, création des « euro bonds », …).
Les banques européennes et donc les banques françaises qui sont le poumon de notre économie doivent être enfin recapitalisées et leurs missions clairement définies, encadrées et contrôlées. Dans le même temps, il faut avoir le courage de balayer le pouvoir de la bureaucratie européenne et de transférer ce pouvoir à des hommes et des femmes politiques d’envergure et de talent…
Ceux-ci, ainsi que les dirigeants de chaque pays de l’UE devront peser sur la politique économique chinoise, indienne, brésilienne… pour que ces pays adoptent une politique de croissance de leur demande intérieure et une ouverture des frontières douanières (ce qui n’est ni plus ni moins ce que nous demandons aujourd’hui à l’Allemagne quant à sa demande intérieure). 75 % de la croissance mondiale provient d’Asie et d’Amérique du Sud. Seulement 2 % des exportations de l’UE vont vers la Chine et 7 % vers les autres pays émergeants.
Pas facile… mais nécessaire, voire vital !  
Après le 17 juin, le vrai travail commence…

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