Une remarque au passage. Selon ce qui s’éructe dans les champs de cucumis sativus de la presqu’ile, la communication écrite des candidats vers les électeurs serait très difficile voire impossible à cause de lois qui restreignent la diffusion de ces documents. Ainsi, il serait, toujours selon la même source qui manie métonymie approximative et guillemets à foison, quasi irréalisable que le corps électoral reçoive l’exhaustivité de l’offre politique locale via notre bonne vieille Poste.
Funeste erreur nom d’un cucurbitaceae due peut être à un excès de suffisance ou à un trop plein d'acide acétique dans le cerveau ! Une des (nombreuses) lois qui encadre les métiers de la communication, dite « Loi Sapin » exclut le courrier adressé et les tracts politiques de la restriction de diffusion. J’en sais un petit quelque chose puisque j'étais des professionnels qui sous l’égide de l’AACC (Association des Agences Conseil en Communication) ont discuté les termes de cette loi avec les représentants du cabinet de Michel Sapin alors ministre des finances. Bon, que celui qui ne s’est jamais trompé me jette le premier cornichon…
Onze candidats s’alignent devant les urnes pour conquérir la deuxième circonscription du Morbihan… Pour autant, y a-t-il vraiment un choix dans cette liste où, une fois de plus, les enseignants en activité ou en retraite se taillent la part du lion ? Les impétrants postulants restituent les discours de leur parti d’appartenance et c’est logique. Ils le restituent… jusque dans le look pour certain. J’ai cru voir Alette Laguiller sur la profession de foi de LO !
Le choix d’une orientation politique a été fait il y a un mois. Choix par conviction pour certains, choix par rejet ou dépit pour d’autres, refus de choisir pour deux millions d’électeurs dont je suis, peu importe mais le choix a été fait. Ce serait une erreur de ne pas donner à notre Président de la République les moyens de mettre en œuvre ce qu’une majorité de français a déjà approuvé. Je n’écris pas ce qui précède de gaité de cœur. C'est la modification de la Constitution* qui a réduit le mandat présidentiel de sept à cinq ans qui fonde cette logique. Une majorité boiteuse voire une cohabitation entrainant une dissolution certaine de l'Assemblée Nationale en 2013 permettraient une fois de plus aux uns et aux autres d’échapper à leurs responsabilités en nous jouant encore et encore la ritournelle du trop fameux « Ce n’est pas de ma faute, c’est de la sienne » chaque camp se marquant à la culotte en attendant les prochaines présidentielles. Quelle cohérence stratégique aurait un tandem Hollande-Copé aux manettes de la République ? Une paralysie politique issue d'une cohabitation entrainerait une paralysie économique et sociale dont nous ne pouvons pas nous offrir le luxe.
Pour finir dans un registre plus léger, je reprends un commentaire que j’avais posté sur un blog presqu’ilien traitant plus spécifiquement de la communication d’un candidat. Car à la lecture de toutes les professions de foi, c’est quand même lui qui décroche Le Kukumeto d’Or en la matière. Bravo à l’heureux nominé Michel Le Grall pour son slogan de campagne « qui déchire grave » : Agir pour le Morbihan. Je serai tenté de lui réponre : encore heureux pour un candidat se présentant dans ce département. Franchement c'est quand même plus en ligne que de professer vouloir agir pour le Larzac ou l’Angoumois en visant la députation de la 2 eme circonscription de notre département !
Comme je suis d’une nature taquine ou / et méchante, je rajouterai que les sénateurs « agissent » pour les terres qu’ils représentent » alors que les députés « agissent » et représentent les populations qui y vivent. Ainsi, au mieux « Agir pour le Morbihan » est une promesse sans relief et banale de campagne de sénateur vers les grands électeurs. Pas de chance, nous votons pour élire des députés....
* Le référendum sur le quinquennat présidentiel en France eut lieu le 24 septembre 2000. Soumis aux votes des Français par le Président de la République Jacques Chirac, il avait pour but de réduire la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans. La question posée était : « Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle fixant la durée du mandat du président de la République à cinq ans ? »
Les Français ont voté en ce sens et le quinquennat fut appliqué pour la première fois lors du mandat suivant commençant après l'élection présidentielle de 2002.
À noter qu'il s'agit de la première (et unique à ce jour) révision constitutionnelle soumise à référendum sur la base de l'article 89 de la constitution de la Cinquième république de 1958.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire