Depuis hier, la campagne des élections législatives est
officiellement lancée et les 10 et 17 juin nous voterons pour choisir nos
représentants à l’Assemblée Nationale. Une fois les résultats proclamés, il
sera de la responsabilité du Président de la République de respecter notre
choix et de nommer un Premier Ministre et d'accepter son gouvernement représentant la majorité qui se sera
dégagée des urnes.
Plusieurs cas de figure sont possibles.
Les Français décident, en cohérence avec leur choix du 6 mai
2012, de permettre à François Hollande de disposer d’une majorité qui lui autorise l'application de son programme ou / et les autres décisions qu’il sera conduit à
prendre, modifier, différer durant son quinquennat, soit ils choisissent de
conserver à l’Assemblée Nationale une majorité peu ou prou identique à celle
qui soutenait l’action de Nicolas Sarkozy. Dans le second cas, s’ouvrira une
période de cohabitation que le Président de la République pourra interrompre à
sa guise en utilisant son droit de dissolution.
L’UMP bien entendu, Jean-François Copé en tête, fait
campagne pour la deuxième possibilité s’appuyant sur un argument curieux :
« l’équilibre des pouvoirs ».
Soyons clairs. Qui tient l’Assemblée Nationale dans notre
pays, dispose du pouvoir. Les politiques publiques de la V eme République ont
toujours été définies par le Parlement (Assemblée Nationale + Sénat) mais imposées
en dernier ressort par l'Assemblée Nationale, tant dans leurs objectifs que par
les moyens financiers qui y sont alloués. Dans la mesure où ces politiques
nécessitent des textes de loi ordinaire, que le Sénat soit à gauche n'implique
nullement un équilibre au sein du pouvoir parlementaire. L'Assemblée Nationale
a toujours le dernier mot. Elle impose sa volonté au Président comme au Sénat.
Le bicamérisme inégalitaire est favorable au gouvernement et à sa majorité
issue des élections législatives. Il est donc mensonger d'argumenter sur un
prétendu équilibre des pouvoirs entre les assemblées parlementaires. Il n'a
jamais existé jusqu’à aujourd’hui et il n’existera pas plus demain. C'est une
escroquerie intellectuelle.
Une cohabitation ouvrirait une période d’incertitude et d’instabilité.
Dans cette période extrêmement difficile, notre pays a besoin de cohérence.
Dis autrement. Le général a été démocratiquement élu. Donnons-lui
(et ce n'est pas un électeur de gauche qui écrit ces lignes) l’armée qu’il souhaite pour livrer bataille tout en restant vigilants et
critiques sur ses actions.
Pour consoler Jean-François Copé que je subodore être un
fervent lecteur de Radio Kerhostin, je lui rappellerai une chose. Le véritable
équilibre des pouvoirs ne se situe pas dans une cohabitation plus paralysante
qu'efficace. Il se situe tout simplement dans les droits de l'opposition parlementaire qui
bénéficie depuis la révision constitutionnelle de 2008 de certaines
prérogatives dont François Hollande n'a pas caché son intention de les
renforcer.
Je rajouterai qu’une cure d’opposition permettrait à la droite
de redéfinir ses valeurs, ce qui ne sera pas un luxe, de rajeunir son personnel
politique, de travailler sans dogme (si possible) sur un projet de société et
humblement de venir solliciter l’approbation des français en 2017.

1 commentaire:
Au fait... Mais ceci n'a rien à voir avec ce billet. Probablement plus avec le précédent j'imagine.
Quand je commente sur un blog quel qu'il soit, je signe en règle générale du nom de ce blog ou plus rarement en mon nom propre.
Non pas sous le nom d'un chef d'orchestre et éditeur de musique français aujourd'hui défunt.
Ainsi
- soit la personne qui m'attribue des propos qui n'ont finalement que le défaut, à ses yeux de ne pas défendre le même avis que le sien et qui ont été postés sous couvert d'un pseudo bidon, se trompe voire ment....
- soit elle s'est procuré une concordance adresse IP / adresse personnelle dans des conditions qui bafouent la loi et elle peut prouver ce qu'elle avance mais c'est un délinquant...Et accessoirement, je suis un individu qui n'assume pas ce qu'il pense...
Faîtes vos choix..
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