Oui ? Non ? Non probablement car c’est une bombe qui a été mise au point dans le plus grand secret. Elle est maintenant prête à fonctionner. Pour être plus précis, elle est opérationnelle depuis le 2 août 2011. Elle va très probablement être utilisée dans le courant de l’été. Comme toutes les armes de précision, son usage ne peut pas s’effectuer à tort et à travers. Tout comme la fusée Ariane, il faut une bonne fenêtre de tir. Tous les spécialistes s’accorderaient d’ailleurs à penser qu’elle ne peut pas être mise en œuvre avant la deuxième quinzaine du mois d’août. Problème de déploiement ? Non car le fameux bouton rouge est déjà installé. Il ne manque plus qu’un pouce pour le presser.
Mais les mains de tous les décideurs tremblent car Gerecre peut être une arme de destruction massive si elle est mal maîtrisée. Théâtre des opérations : la Syrie ? Non. L’Afghanistan ? Encore moins ! Les pirates de la corne de l’Afrique ? Toujours pas.
La cible affichée de Gerecre vit en France. Ce sont les millions d’assurés sociaux qui, souvent parce qu’ils sont déclarés en ALD ( Affection de Longue Durée ) n’ont pas payés les forfaits dus à la CNAM.
Forfait hospitalier, forfait sur les boîtes de médicaments, forfait sur les transports sanitaires… Dans 80 % des cas, ces remboursements de forfaits sont effectués au fil du temps. Mais pour les 20 % restants, liés essentiellement au « tiers payant », ce recouvrement ne se met pas en place puisqu’il est impossible de retenir la part « assuré » aux sommes dues aux professionnels ( libéraux, hôpitaux et cliniques… ).
Gerecre ( Gestion du Recouvrement des Créances ), mis en place par la CPAM suite à une demande pressante mais très discrète de la Cour des Comptes, a donc pour but d’aller récupérer environ 150 millions de participation forfaitaire au profit du système de santé.
Comme la période n’est pas franchement propice ( il n’aura échappé à personne que nous sommes en campagne électorale et que donc les assujettis sont aussi des électeurs ), Xavier Bertrand, le ministre de la santé, n’appuiera pas sur le bouton rouge. C’est à son successeur, de gauche ou de droite, que reviendra la tâche sympathique de demander aux assurés sociaux jusqu’à 800 €uros soit environ un mois de l’allocation minimum vieillesse.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire