La "refondation du capitalisme"...Voila une expression qui résonne dans les médias depuis des semaines. Elle résonne dans les médias et encombre la bouche de nos dirigeants qui s'en gargarisent à plaisir.Quelle définition donne le dico de ce concept :
-Verbe. Tenter de relancer sur des bases revues un parti, une organisation politique, ...
Les trois points de suspension indiquent sans doute que refonder peut s'appliquer, par exemple, au fonctionnement du secteur bancaire ainsi qu'à celui de l'industrie automobile.
Ça tombe bien, car ce matin, j'avais l'intention de parler Banques et Bagnoles...Histoire d'être au diapason des médias.
La Banque tout d'abord. Les dirigeants des grandes banques françaises renoncent à leur bonus sous la pression du gouvernement. Dont acte. Mais je m'interroge. Un bonus, partie variable d'une rémunération, est calculé sur la performance globale d'une entreprise : bénéfice (volume, progression, ...), évolution de l'action en bourse, bilan social (rêvons un peu), etc... Il n'est pas idiot de penser, si cette définition est bonne qu'un bonus varie. Quand l'entreprise marche du feu de dieu, le patron passe à la caisse. Quand elle est à la rue, il ne doit pas recevoir de bonus. C.Q.D.F. Comment se fait-il alors que les dirigeants de ces entreprises soient en position de toucher un bonus compte tenu des performances calamiteuses de leurs boîtes ? Ces primes ne seraient -elles qu'un bon vieux complément de salaire versé "grosso-modo" quoi qu'il arrive ? ? ? Je te le demande Fernande...
La Bagnole maintenant. Le secteur tend une (grosse) sébile pour recevoir 5 à 6 milliards d'euros. Cette aide serait liée à un double engagement :
- ne pas fermer d'usines en France,
- développer des voitures propres.
Renault, la plus touchée, accepte sans râler alors que Carlos Ghosn n'a pas la réputation d'un dirigeant "très social"...Mais il faut ce qu'il faut hein ! Quitte à ne pas tenir ses promesses. Le patron de P.S.A. refuse, ce qui me semble être une posture plus honnête. Que va-t-il se passer ? Compte tenu de l'importance du secteur automobile dans notre économie, le gouvernement va injecter l'argent nécessaire pour éviter une catastrophe financière, économique et sociale. Cette décision aboutira à une situation abracadabrantesque comme disait Chichi...Les profits auront été et seront privatisés et les pertes du secteur mutualisées sur tous les contribuables.
Refondation ? Vous avez dit refondation ? ? ?
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