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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

mardi 15 mai 2012

Objectif croissance.


Notre nouveau Président est officiellement en fonction. Il n’a jamais eu les yeux aussi près du mur et comme disaient les Monthy Python : « C’est au pied du mur que l’on voit mieux le mur ».
La clef de la réussite de ce quinquennat, peut être la seule d’ailleurs, réside dans le retour d’un taux de croissance supérieur à 2 % par an dès 2014.
De 1945 à 1975, notre Produit Intérieur Brut augmentait en moyenne de 5 % par an. A ce rythme là, un ouvrier entré dans le monde du travail au début des années cinquante à l’âge 16 ans avait doublé son pouvoir d’achat avant de fêter son quarantième anniversaire. Et évidement, même si la société dans laquelle il vivait ne lui semblait pas parfaite, il avait confiance en l’avenir. Confiance pour lui-même mais aussi pour ses enfants.
Depuis la seconde moitié des années soixante-dix, notre taux de croissance s’est réduit comme peau de chagrin. Notre développement n’a atteint 2,50 % par an qu’à huit reprises. Huit seulement ! Entre 1988 et 1990, entre 1998 et 2000, en 2004 et en 2006. Cette « performance » fut obtenue dans une période où notre pays finançait ses déficits publics par des recours massifs au crédit. Pendant presque quatre décennies, nos dirigeants, nos élites, les fameux « corps intermédiaires » ont oublié, à de trop rares exceptions, de nous rappeler cette triste évidence que beaucoup d’entre-nous s’appliquent avec le plus élémentaire bon sens, à savoir qu’il est impossible, même pour un pays comme le notre de dépenser durablement plus que l’on ne gagne.
Vu de Paris, croissance rime avec relance. Vu de Berlin, croissance rime avec réforme ! La vérité se situe probablement entre les deux. De la relance au travers des investissements (recherche, grands travaux, numérique… ) et des réformes (comptes sociaux, coûts de fonctionnement étatique,…). C’est de cela qu’Angela et François, son nouvel ami, vont discuter autour d’un « Sauerbraten » ce soir. C’est sur ce savant dosage que repose une sortie de la crise européenne. A défaut d’une entente, l’UE et l’Euro seront coupés en deux. La Grèce finira de se disloquer et deviendra un clone de la Somalie servant de base avancée à des mafias et des intégristes qui n’auront de cesse de nous déstabiliser d’avantage.
Alors souhaitons que croissance rime aussi avec entente franco-allemande...

3 commentaires:

Padrig a dit…

Notre nouveau président avait beaucoup d'allure sur les Champs' hier matin! Tout en harmonie avec ce voyage à Berlin et en Falcon quelques heures après!

Voilà un quinquennat qui commence sous de bons augures!...

Ici Radio Kerhostin a dit…

Comme le dit la sagesse populaire : mariage plus vieux (pluvieux) mariage heureux entre cet homme et notre pays ?

JPD a dit…

Lui reprocherait-on de ne pas faire la pluie et le beau temps? ce n'est pas ce qu'on attend de lui, non,