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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

samedi 28 avril 2012

Sarkozy ou Hollande ? UMP ou PS ?


Sur la forme, la « façon d’être » Président, ce que les media appellent « les habits de Président » il est fort probable que la majorité des électeurs, lassés par les frasques, les postures et les mensonges de Nicolas Sarkozy, préféreront voter François Hollande. Au pays du Manège Enchanté Français où l’on n’évoque et ne débat jamais des problèmes de fond plutôt Pollux que Zébulon.
Sur le fond, le candidat de gauche, pur produit du Made in Solferino, n’a pas, à ce jour de véritable projet de société. A sa décharge, il n’est pas aisé de casser la culture d’opposition conservatrice du PS et de transformer cette énergie ainsi libérée en projet d’avenir et d’espoir.
Le Président candidat à sa propre succession, pour sa part, n’a pas mieux à nous proposer qu’une société où les chômeurs sont désignés à tous comme des planqués jouissant sans vergogne des bénéfices sans fond cachés derrière des néologismes barbares : RSA, CMU, APL, …, tous les immigrés des sangsues sociales nourrissant le projet de mettre à bas les fondements de notre démocratie et une police dont la devise serait « On tire d’abord et éventuellement on discute ensuite », le tout mis en musique par des journalistes au mieux incompétents, au pire véreux !
Pas de rédemption… pas de rêve, pas de désir… donc pas d’espoir. Les discours l’attestent d’ailleurs : il faut punir, frapper, traquer, taxer. Au lieu de stimuler la créativité, l'innovation, et la production de richesses, on préfère taper, sanctionner, légiférer, interdire…
Deux des problèmes majeurs de notre société restent la pauvreté et l’ascension sociale ( le fameux ascenseur dont personne ne parle et qui est bloqué au sous-sol depuis des années et des années ).  Comme disait Schumpeter la richesse ne doit pas être une classe à part : elle doit être « comme un bon hôtel, toujours plein mais jamais avec les mêmes personnes... ». Nous sommes bien loin du compte. Pour sortir de la crise, les candidats devraient multiplier les propositions pour l'innovation et la prise de risque aux fins de libérer tous les potentiels économiques.
Favoriser l’excellence et ne plus défendre des statuts quo médiocres, bref, changer notre paradigme avant qu’il ne soit trop tard.
Quel que soit le résultat dimanche prochain, gardons encore un peu le mince espoir que la fonction fasse l’homme.

2 commentaires:

steph lg a dit…

"il faut punir, frapper, traquer, taxer."Mais n'y a t il pas eu un excès de laxisme concernant les fraudes en tous genres(secu,travail au noir)? Tout cela coûte combien au contribuable ?Alors oui je préfère que l'on traque les fraudeurs plutôt que de soigner des familles entières qui viennent avec un visa des pays voisins(et des autres) tout cela avec une seule carte de secu qui appartient a un membre de la famille nationalisé français.Le système médical ferme les yeux (dixit une personne travaillant dans un hôpital de la R.P)en rétorquant qu'ils ne sont pas là pour contrôler les détenteurs de carte ,ce n'est pas leur travail .Donc,du moment que la carte passe,on soigne !Et d'un autre côté ,nous on nous fait des plans de rigueur pour dérembourser les médicaments ou supprimer un maximum de prises en charge a 100% .Il ne faut pas se tromper de cible !Je préfère que l'on remplisse les caisse avec les vrais fraudeurs plutôt que l'on tape sur tous les citoyens sans exception avec de nouveaux plans de rigueur.

Ici Radio Kerhostin a dit…

Effectivement, il ne faut pas se tromper de cibles !

Nous connaissons tous quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui fraude et profite de nos systèmes de protection.

Pour autant ces mauvaises herbes sont-elles une généralité ? Je pense que non. Ce ne sont que des exceptions que certains politiques érigent en boucs émissaires. Ce qui ne veux pas dire qu'il faut laisser perdurer de tels abus loin de là. Les administrations en charge doivent remplir leurs rôles et tout leurs rôles dont le contrôle et la sanction font parties.

Mais gérer des exceptions montées en épingle ne peut pas être un projet de société. Peut-on croire une seconde que réduire les fraudes à la SS va par exemple faire tomber durablement et significativement le taux de chômage ?

Par ailleurs, considérer qu'il y a une péréquation directe entre ses abus et nos déficits abyssaux est une profonde erreur. Notre dette s'élève à plus de 1 700 milliards d'euros non pas à cause d'étrangers en situation plus ou moins régulière mais à cause de l'incurie de nos dirigeants politiques depuis 1975 et de notre insouciance collective.

La sanction justifiée nécessaire et indiscutable des fraudeurs ne rendra pas la potion moins amère pour l'écrasante majorité d'entre-nous.