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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.
samedi 5 novembre 2011
Intercommunalité : bien y réfléchir avant !
Lundi, notre Premier Ministre annoncera le nouveau régime minceur auquel nous allons être astreints pour combler nos dettes publiques. Probablement pas de surprises a attendre : impôts et taxes vont continuer à augmenter sans que l’ensemble des structures étatiques ( centrales, régionales, départementales, communales ) ne soient sollicitées et invitées à réduire leur coûts de fonctionnement. Rappelons ici au passage que les efforts faits par l’Etat pour optimiser sa fonction publique ( non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite ) ont été largement annulés par les embauches dans les Régions ( - 40 000 d’un côté contre + 37 500 de l’autre ).
Dans la rubrique toujours plus de taxes et d’impôts, un prélèvement « surréaliste » vient d’être mis en place : l’impôt du au titre de l’intercommunalité.
L’intercommunalité ! Au départ une idée simple et séduisante relevant du bon sens élémentaire. Les communes se regroupent pour optimiser leurs investissements, leurs achats, gérer au mieux leur personnel… Donc, réduire leurs coûts de fonctionnement donc réduire les impôts tout en apportant un service amélioré aux habitants.Tiens au passage, la première intercommunalité a vu le jour en 1992 dans le Morbihan.
Mais que nous apprend le Palmipède en p. 4 de son N° 4749 ? Que la Cours des Comptes vient, une fois de plus ( première salve en 2005 ) d’allumer ce concept vertueux qui, dans 3 cas sur 4 aboutit à une augmentation des dépenses d'où ce fameux impôt.
Le député René Dosière ( divers gauche ) spécialiste de la chasse de ces dérives dénonce quant à lui le fait que les pilotes de ces structures ont vu leurs émoluments augmenter de 279 % depuis 2000. Toutes les grandes villes en intercommunalité se sont dotées d’armées mexicaines pour diriger ces groupements : Rouen : 45 vice-présidents, Lyon : 40, Nantes : 33, Nice : 27 !
Ces structures peuvent sans compter déclencher tous les investissements possibles car ceux-ci échappent aux débats publics puisque seuls les maires et les bureaux techniques sont consultés.
Pierre Méhaignerie pour sa part souligne le vice originel de ce concept : « Plus on dépense, plus on est aidé par l’Etat ». Courtelinesque !
Laissons pour conclure ( pour le moment ) sur ce sujet le presque dernier mot à René Dosière : « En supprimant les doublons entre communes et « interco » et en freinant certains investissements on pourrait facilement arrivé à une économie de 10 à 15 milliards par an ».
Chiche !
Au fait : quid de la notre d’intercommunalité ?
PS. A relire : L'intercommunalité est-elle un leurre ?
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