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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

mercredi 19 août 2009

N°6...Je ne suis pas un numéro !

Cette phrase mythique de la série TV britannique des années soixante "Le prisonnier" prononcée par Patrick McGoohan ne s'applique pas à notre décapode Saint Pierrois. Un numéro six synonyme d'un an d'existence pour le turbulent homard vient d'amerrir dans nos boîtes à lettres.
En revanche, il y a une dangereuse similitude entre les aventures de McGoohan et les futures mésaventures que risquent de vivre les habitants de Saint Pierre Quiberon en général et ceux du centre bourg en particulier.
Petit rappel de la situation de départ.
Un agent secret britannique démissionne brutalement de son poste et rentre chez lui au volant de sa Lotus Seven. ( Impossible de changer le système. La machine tourne de travers mais elle tourne ! )
Alors qu'il prépare ses valises dans son appartement londonien, un gaz anesthésiant est diffusé dans la pièce ( Une plate forme électorale en trompe l'oeil se diffuse subrepticement à l'occasion des dernières élections municipales. )
À son réveil, Le prisonnier se retrouve au Village, un lieu qu'on lui présente comme idyllique et esthétique habité par une communauté de villageois tous naïvement heureux d'être là. Il sera désormais le Numéro 6 et n'aura de cesse de tenter de s'évader sans succès du Village. ( Rouge sur rouge, rien ne bouge. Vert sur vert, finit ta bière et laisse faire ).
Cette petite digression pour en arriver clairement au sujet : la restructuration du centre bourg de notre commune.
Oui ? Non ? Comme pensée par nos édiles ? Autrement ? En totalité ? Partiellement ?
C'est maintenant qu'il faut que nous nous posions ces questions... A défaut, nous nous retrouverons tous avec un badge N°6 sur la poitrine en nous disant que finalement c'était moins pire avant !
A mon modeste niveau, je pose quelques questions qui me semblent faire partie du socle fondateur de cette opération.
" Les bénéfices attendus ont-ils fait l'objet d'une évaluation précise tant qualitative que quantitative ? Les "effets secondaires" non désirés ont-ils été identifiés ? Mesurés ?
Sachant qu'en général, dans ce type de projet, au final, le budget est toujours revu à la hausse et les bénéfices plus longs qu'initialement prévu à se déclencher.
Trivialement : en avons-nous pour notre agent ?
Pour conclure (provisoirement), sur ce sujet, je livre à la sagacité de mes lecteurs, ces deux phrases, extraites du livre " Extraits de maximes à l'usage des dirigés et de leurs dirigeants" de François Proust :
- " Ne donnez pas votre confiance, prêtez-la. "
- " N'attendez rien de qui a l'avantage : c'est à qui souffre de faire le premier pas. "

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