La citation du jour ou de la semaine...ou du mois !

" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

samedi 31 mars 2012

La salope et les 11 428 SMIC.

Voici deux publicitaires à la une des média.
Le premier, le toujours très créatif Jacques Séguéla, retrouve la une non pas pour le dernier livre qu’il vient de commettre mais pour une sortie verbale comme il en devient coutumier. Sur le plateau TV d’une des innombrables émissions animées par le déjà inoxydable Laurent Ruquier, Jacques Séguéla s’est fait secoué le logo par Audrey Pulvar qui visiblement n’a pas trouvé son dernier ouvrage « Le pouvoir dans la peau » d’une très bonne facture :  « … Je n’ai pas compris la thèse de ce bouquin. Pour moi, c’est la thèse de première année d’un élève en communication ...», « … On n’attaque pas la publicité, mais la communication qui tue la politique… ». Pas très fair play, en promo dans l’émission « Le Gros Squat » diffusée sur Rockone.fr et Radio Néo, le lendemain, Jacques S se fend d’une trilogie destinée à ce que la journaliste ne se découvre pas d’un fil en avril « … Salope …bête et méchante ». Ca ce n’est pas de la base line à deux balles. Il n’a pas fait dans la « force tranquille » sur ce coup là… Du lourd et du gras… Certes les chroniques d’Audrey Pulvar ne sont pas franchement transcendantes mais ceci ne justifie pas de faire du « Vieux Guerlain » dans le texte. Allez, pour l’occasion, je rends hommage une fois de plus à Pierre Desproges formidable visionnaire qui nous posait cette question existentielle il y a déjà des années : «  Jacques Séguéla est-il un con ? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse. Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup. ». Depuis, Jacques s'est excusé adressant une courte missive à la journaliste.
Le second publicitaire à occuper la une, et pour des raisons autrement plus importantes, est Maurice Lévy qui s’apprête à toucher le plus gros chèque jamais signé à un dirigeant d’entreprise soit 16 millions d’€uros ( 11 428 SMIC ).
Petit rappel. Le versement de cette somme correspond à un accord signé il y a une quinzaine d'années entre des actionnaires au premier rang desquels Elisabeth Badinter et un dirigeant. En 1996, Publicis réalisait 560 millions d'€uros de chiffre d'affaires et environ 23 millions de bénéfice net. Fin 2011, le chiffre d'affaires a été multiplié par plus de 10 à 5,8 milliards d'euros, et le bénéfice net multiplié par 26 à 600 millions d'euros. Dans le même temps, le groupe est passé du 14e au 3e rang mondial des groupes de communication. Il est donc logique que le dirigeant qui a à son actif un tel succès soit rémunéré de façon très, très importante. Pour autant, faut-il qu’il le soit à un niveau qui évoque plus dans l'inconscient collectif le montant d'un super jackpot de la Française des Jeux que celui du salaire d'un patron ? La question mérite d’être posée. Par ailleurs, quel niveau de fiscalité devrait être appliqué à un tel revenu ? Voici une autre question intéressante.
Une remarque pas anodine. Il est a remarquer que ce « deal » entre Maurice Lévy et les actionnaires de Publicis a été béni par la plus importante détentrice d’actions du groupe : Elisabeth Badinter, femme engagée dont le cœur bat « à gauche » mais qui n’a pas hésité à donner son accord à un tel montage outrancier, persuadée qu’elle était que Maurice Lévy était l’homme le plus à même de préserver et de faire fructifier ses intérêts… Cœur à gauche… Portefeuille à droite ?

PS : aujourd'hui, 3 avril 2012, Marianne annonce que depuis le 1er janvier 2011, Maurice Lévy, touche, de la part de Publicis, une retraite comprise entre 8 000 €/m et 10 000 €/m. De l'argent de poche en quelque sorte.  Lien
Quant à Rue89, il nous informe qu'un soutient actif des salariés au Président se met en place dans l'entreprise. Soutient à la Brejnev : Lien

vendredi 30 mars 2012

Où il est le gros trou ?

C'est vrai ça. Où est-il donc passé ce gros trou ? Bouché ? Totalement comblé ? Eh non... C'est que les 120 milliards de déficit de la Sécurité Sociale ( rien que sur les  10 dernières années ) ce n'est pas facile à planquer. Toutefois tous les candidats à l'élection présidentielle ont jeté le voile pudique de l'oubli sur ce petit cratère dans les finances publiques. Personne n'en parle pour le moment car ça pourrait fâcher l'électeur voire le désespérer. En effet parmi les 8,5 millions de plus de 70 ans que comptent la population française, il y a un gros paquet de votants qui sont aussi, l'âge aidant, de gros consommateurs de prescriptions médicales en tous genres... Attention donc !
A la Cour des Comptes, les experts hurlent dans le vide pour quelques semaines encore que le pire est à venir : +130 milliards de dette fin 2020.
Ni le Président-Candidat ni son plus sérieux challenger n'abordent le sujet. Parlez du trou, c'est prendre le risque de tomber dedans et de ne pas signer un CDD pour l’Élysée.
Quels que soient les résultats des élections d'avril, mai et juin, à partir de la mi 2012, plus que jamais, il vaudra mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. 
A l'automne, les feuilles mortes tomberont en même temps que les déremboursements en tous genres... 

lundi 26 mars 2012

Au violon…

L'affaire Bettencourt semble prendre une autre envergure avec l’incarcération de Patrick de Maistre. Fait d’ailleurs assez rare dans les annales judiciaires de notre pays où un placement en détention provisoire n’est qu'exceptionnellement requis pour dans le cadre d’affaires financières.  Si l’homme « parle », ce qui suppose qu’il ait des choses à dire ( Monsieur de La Palisse n’aurait pas dit mieux ), les possibles révélations de Patrice de Maistre, incarcéré depuis quelques jours à Gradignan, pourraient être capitales. Lui comme l’ancien ministre Woerth  « rangé » dans la boutiques des souvenirs de l’UMP ne pourront pas jouer longtemps les lampistes.
Les langues ( pas de « bois » comme aime à le répéter le secrétaire général de l'UMP ) finiront certainement, sous les questions de juges « teigneux et curieux », par se délier. Dans le cadre officiel de l’instruction,  Patrice de Maistre aurait perçu, d'une part, environ trois millions d'euros de Liliane Bettencourt, alors en situation de « vulnérabilité ». et d’autre part, il aurait encaissé 2,4 millions d'euros grâce à des factures émises par la société Eugenia, qu'il gérait, à destination de la société Clymène, qu'il dirige. Voilà pour le volet officiel de l'affaire.
Sauf que… sauf que… l’incarcération de de Maistre serait la conséquence « de faits nouveaux » suite à un retour d’une commission rogatoire lancée en Suisse. Le juge Gentil, en charge de l'affaire, s'intéresse depuis quelques temps à des retraits en espèces effectués en Suisse, et à un système de « compensation bancaire » au profit des Bettencourt ce qui pourrait constituer une fraude fiscale caractérisée. Mais pas seulement… Ca serait encore trop simple.  En cause, deux versements de 400 000 euros touchés par les Bettencourt, en présence de Patrice de Maistre. Le premier coïncide étrangement avec un rendez-vous entre ce dernier et Eric Woerth, trésorier de l'UMP. Le second intervient à une date mentionnée par François-Marie Banier dans son audition. Liliane Bettencourt lui aurait alors confié: « Patrice de Maistre m'a dit que Sarkozy avait encore demandé de l'argent. J'ai dit oui. » 
Le juge Gentil, qui vous en conviendrez ne porte pas bien son nom, ne s'arrête pas en si bon chemin. Il écrit dans son ordonnance «… Il convient de noter que des témoins attestent d'une visite du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s'agissant de ces premières remises de 2007 ». En clair dans le texte et sans utiliser la langue de bois que déteste tant Jean-François Copé,  le juge chercherait à savoir si l'actuel président de la République a pu financer une partie de sa campagne par de l'argent issu d'une fraude fiscale et provenant d'une personne vulnérable…

dimanche 25 mars 2012

Le Saint-Pierre prend la mer…


Commandé en juillet 2010 par la Société de Transports Fluvio-Maritimes de l'Ouest ( STFMO ) au chantier STX de Lanester, le Saint-Pierre a été mis sur cale le 15 septembre dernier. Mis à l’eau le 23 mars dernier le bâtiment est long de 84,1 mètres pour un maître bau de 15,6 mètres. Sa motorisation lui autorise une vitesse maximum de 13 nœuds et sa cale peut accueillir 2 000 m3 de sable. Sablier à élinde trainante*, le nouveau navire de STFMO pourra extraire des granulats jusqu'à une profondeur de 45 mètres.
La question du jour : mais quels fonds marins le Saint-Pierre va-t-il aller siphonner ? 

* Un navire à élinde traînante (aussi appelé drague aspiratrice en marche) est un bateau qui aspire tous les matériaux présents au fond de l'eau à l'aide d'un ou plusieurs tubes ( élinde ) traînant le long de la coque et reliés à un système de pompage.

vendredi 23 mars 2012

L’après Mohamed M.

C’est parti ! Le RAID aurait du faire ceci. La DCRI aurait du faire cela. Bien informés se veulent être ceux qui nous explique, hélas à postériori, comment les carnages perpétrés par un fou aurait pu être évité. Il est toujours facile, le céans bien calé dans un fauteuil, de pérorer sur les erreurs ( réelles ? supposées ? ) des services chargés de la protection du territoire. Au rang de ces « experts » citons par exemple François Heisbourg aujourd’hui dans Libération  « Merah n’a pas été adéquatement surveillé » lui qui a, quelques années auparavant, écrit dans Le Monde ( daté du 10/09/2002 ), au lendemain de la publication par l'IISS ( Institut dont il est le président ) du dossier Iraq's Weapons of Mass Destruction : A Net Assessment, que «... les armes biologiques et chimiques existent bel et bien en Irak...»
C’est aussi peut être les mêmes qui nous adjureraient de croire que nous vivons dans la plus horrible des dictatures si la brute sanguinaire qui, au nom d’une idéologie rétrograde, putride et barbare s’est arrogé le droit de supprimer des innocents, avait été placée sous contrôle judiciaire strict ou emprisonnée avant d’avoir commis ses exactions.
Difficile…
Ce qui reste certain, c’est qu’il est étonnant de voir un ministre de l’intérieur agir dans une affaire de terrorisme comme un directeur d’enquête.
Ce qui reste certain aussi, c’est qu’une fois de plus, notre Président, comme à son habitude, se comporte selon un principe qui lui est cher : « action-réaction » créant une pseudo urgence probablement pour détourner l'attention des électeurs de son médiocre bilan. Promettre de sanctionner les internautes qui visitent les sites jihadistes, c’est promettre la lune car aucun moyen technique légal n’existe qui permette une telle surveillance. Sauf à mettre en place dans un bon bout de temps ( sous réserve de considérer que de tels logiciels n'ont pas été ou ne sont pas actuellement testés dans notre pays ) et moyennant un investissement de plusieurs dizaines de millions d’€uros, un internet aussi démocratique et ouvert que l’était l’internet libyen  avant la chute de Kadhafi*
Ce qui reste évident, en dépit du traumatisme que nous a infligé ce fou, c’est que les enjeux cruciaux pour les années à venir sont toujours inchangés : la restauration des marges financières de notre pays, la diminution du nombre de demandeurs d’emploi et la moralisation effective de la vie économique, sociale et politique de la France.
Là sont les urgences. Là et pas ailleurs !

* Il n’y a qu’une solution technique : le DPI. Avec des logiciels de Deep Packet Inspection qui retracent tous les échanges, quelque soit leurs formats ( mail, chat, site web, recherches sur internet...), leurs fréquences et leurs dates afin d'espionner automatiquement et de manière exhaustive et homogène tous les citoyens d'un pays. Et ça fonctionne bien. La preuve : grâce la fourniture de ces logiciels dont la France est spécialiste via la filiale de Bull AMESYS, le dictateur libyen a pu identifier et surveiller ses opposants et les balancer dans des culs de basse-fosse.

mercredi 21 mars 2012

Mettre à bas la ploutocratie.

A tout bien réfléchir, ce ne sont pas nos dettes et la faiblesse de la croissance de notre économie les premiers problèmes que devra résoudre le futur Président de la République. Sa première tâche, probablement bien plus ardue que le remboursement de nos emprunts et la restauration de notre dynamisme commercial sera de mettre à bas la ploutocratie qui nous étouffe lentement mais surement depuis des décennies.
Ploutocratie : La ploutocratie (du grec ploutos : richesse ; kratos : pouvoir) consiste en un système de gouvernement où l'argent constitue la base principale du pouvoir. D'un point de vue social, cette concentration du pouvoir dans les mains d’une classe sociale s’accompagne de fortes inégalités et d’une faible mobilité sociale( Wikipédia ).
Une caste dirige depuis des années la France et traverse l’époque sans autre soucis que de s’enrichir encore et encore. D’où vient la source de ce mal ? A partir de quand se servir est devenu plus important que servir ? A partir de quand le moyen, l’argent, est-il devenu une fin ? Les auteurs de « L’oligarchie des incapables », Sophie Coignard et Romain Gubert situent le point de départ de ce cancer sous l’ère de François Mitterrand. Non pas par idéologie mais par l’observation d’un simple fait : les nationalisations.
Les propriétaires des entreprises nationalisées se sont trouvés, de facto, à la tête de pactoles tels qu’ils n’en n’avaient jamais eu. De propriétaires et gestionnaires d’entreprises, ils sont devenus propriétaires « d’argent » qu’ils se sont mis à faire fructifier. L’étalon de la réussite devint peu à peu, non pas le nombre de brevets déposés, la taille des usines, l’importance de l’effectif employé mais la rapidité de la croissance de leur pécule de départ !
Quelle que soit l’origine de ce mal et finalement peu importe, la chasse à l’argent était ouverte… Et quitte à s’enrichir, autant le faire « entre amis ». Un exemple : sur les 210 inspecteurs des finances que compte actuellement la France, 120 exercent aujourd’hui dans le secteur privé ( après avoir nourri leur carnet d’adresse dans le public )... sachant que ce corps d’élite est formé et, en théorie,  dédié au contrôle et à la gestion des finances de l’Etat !
En 1998, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC représentait 40 fois le smic. Aujourd'hui, celle-ci équivaut à 120 smic, 10 dirigeants dépassant même le « plafond minimal socialement acceptable » décrété par Proxinvest à... 240 fois le smic ( Proxinvest est un cabinet de conseil et d'analyse financière française fondé en 1995. Il est spécialisé dans l'assistance à l'exercice du vote des actionnaires et opère exclusivement pour les investisseurs. Il publie régulièrement des informations chiffrées sur la rémunération des dirigeants d'entreprise ). Selon le même institut, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont progressé de… 34 % en 2010.
Quel salarié, quel petit patron, quel retraité, quel demandeur d’emploi ne peut pas se sentir méprisé et insulté devant une telle indécence ? D’autant que cette caste qui nourrit par ses excès le vote aux extrêmes n’est pas aussi talentueuse qu’elle voudrait nous le faire croire. Les preuves ne manquent pas. Qui a entendu parler d’un dirigeant français débauché par une grande entreprise internationale ? Quand Jean-Marie Messier ( Vivendi ) ou Daniel Bouton ( Société Générale ) ont été « remerciés » Goldman Sachs les a-t-elle embauché ? Quand Christophe de Margerie ( Total ) rongeait son frein comme N°2, BP ou Shell sont elles venues le chercher ? Quand le mandat d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva n’a pas été renouvelé par la simple volonté du « prince », un des opérateurs sur le marché du nucléaire a-t-il sauté sur l’occasion pour l’embaucher ? Non. Il n’y a aucun français à la tête d’une des 500 premières entreprises US. D’ailleurs, un patron n’est pas une « pépite ». Ses résultats dépendent largement de ses proches collaborateurs… et ceci quelle que soit la taille de l’entreprise qu’il dirige.
Cette caste n’est pas constituée par des entrepreneurs. Ils n’ont pas l’esprit d’entreprise. Ils sont gavés de « welcome bonus », de salaire et sur salaire, de stock-options et protégés par des parachutes dorés et des retraites chapeau… Quoi qu’ils fassent… Quels que soient leurs résultats. Les exemples ne manquent pas. Daniel Bernard ancien PDG de Carrefour dont la gestion a fait plonger le cours de l’action de son entreprise de 100 € à 39 € est parti avec un chèque de 9,9 millions d’euros au titre de sa clause de non concurrence ( quel distributeur lui aurait confié une responsabilité ? ) et une retraite chapeau de 29 millions d’€uros. Noël Forgeard ( EADS ) viré pour incompétence avec un chèque de 8 millions d’€uros. Louis Schweitzer s’est abaissé  pour ce qui le concerne jusqu’à faire des pieds et des mains pour demander une augmentation de salaire à Henri Proglio quand il a été nommé ( LS ) vice-président du conseil d’administration de Véolia alors qu’il bénéficiait de 80 000 €uros de revenus annuel de la HALDE, de sa retraite de PDG de Renault, d’un million de livres sterling par an comme Président non exécutif d’AstraZeneca et de jetons de présence chez Volvo, BNP Paribas, EDF, l’Oréal… Et que fit le conseil de surveillance composé des patrons de Groupama, Sanofi-Aventis, Saint-Gobain, de la Caisse des Dépôts, de la banque Rothschild, de BNP Paribas… Il accepta… comme un seul homme…
La liste est longue, trop longue… Et les quelques exceptions trop rares pour enrailler le système.
Quand les destins de ces personnages croisent ceux d’hommes et de femmes politiques, alors le piège se referme complètement sur notre démocratie.
C’est un ancien publicitaire ( Christophe Lambert ) qui fut proche de Nicolas Sarkozy qui obtient, moyennant le poste de PDG de la société Eurocorp, que la Caisse des Dépôts investisse dans le fumeux projet de Luc Besson de la Cité du Cinéma. C’est la même Caisse des Dépôts, dont la mission consiste à faire fructifier au mieux notre épargne, qui investit contrainte et forcée dans la société de production « Naïve » dont un des mérites consiste à produire les disques de Carla Bruni
Pour finir cet inépuisable sujet, deux citations de dangereux révolutionnaires.
«  Pour qualifier cette caste, je ne parlerai pas d’élite. Un professeur de médecine, un agrégé de philosophie ou de littérature font partie de l’élite. Ce sont des fonctions nobles. Ce sont plutôt des puissants, les abus de pouvoir. » Edouard Balladur.
« Ca va mal finir. Je ne comprends pas comment les français peuvent accepter tout cela sans broncher ». Jean Peyrelevade.
Mettre à bas la ploutocratie, restaurer la démocratie.Voila l’urgence monsieur le futur Président de la République.

lundi 19 mars 2012

Connaissez-vous Gerecre ?

Oui ? Non ? Non probablement car c’est une bombe qui a été mise au point dans le plus grand secret. Elle est maintenant prête à fonctionner. Pour être plus précis, elle est opérationnelle depuis le 2 août 2011. Elle va très probablement être utilisée dans le courant de l’été. Comme toutes les armes de précision, son usage ne peut pas s’effectuer à tort et à travers. Tout comme la fusée Ariane, il faut une bonne fenêtre de tir. Tous les spécialistes s’accorderaient d’ailleurs à penser qu’elle ne peut pas être mise en œuvre avant la deuxième quinzaine du mois d’août. Problème de déploiement ? Non car le fameux bouton rouge est déjà installé. Il ne manque plus qu’un pouce pour le presser.
Mais les mains de tous les décideurs tremblent car Gerecre peut être une arme de destruction massive si elle est mal maîtrisée. Théâtre des opérations : la Syrie ? Non. L’Afghanistan ? Encore moins ! Les pirates de la corne de l’Afrique ? Toujours pas.
La cible affichée de Gerecre vit en France. Ce sont les millions d’assurés sociaux qui, souvent parce qu’ils sont déclarés en ALD ( Affection de Longue Durée ) n’ont pas payés les forfaits dus à la CNAM.
Forfait hospitalier, forfait sur les boîtes de médicaments, forfait sur les transports sanitaires… Dans 80 % des cas, ces remboursements de forfaits sont effectués au fil du temps. Mais pour les 20 % restants, liés essentiellement au « tiers payant », ce recouvrement ne se met pas en place puisqu’il est impossible de retenir la part « assuré » aux sommes dues aux professionnels ( libéraux, hôpitaux et cliniques… ).
Gerecre ( Gestion du Recouvrement des Créances ), mis en place par la CPAM suite à une demande pressante mais très discrète de la Cour des Comptes, a donc pour but d’aller récupérer environ 150 millions de participation forfaitaire au profit du système de santé.
Comme la période n’est pas franchement propice ( il n’aura échappé à personne que nous sommes en campagne électorale et que donc les assujettis sont aussi des électeurs ), Xavier Bertrand, le ministre de la santé, n’appuiera pas sur le bouton rouge. C’est à son successeur, de gauche ou de droite, que reviendra la tâche sympathique de demander aux assurés sociaux jusqu’à 800 €uros soit environ un mois de l’allocation minimum vieillesse.  

dimanche 18 mars 2012

Pendant ce temps-là… les belges prennent le large !

Notre ministre des armées, en visite à Brest le 14 mars a déclaré : « je veux parler de la vocation stratégique de la mer ». Parler, c’est bien. Enfin à deux mois d’un remaniement ministériel, c’est peut être un peu tard. Et plutôt que de parler, ne vaudrait-il pas mieux avoir agi ?
Pendant que Gérard Longuet parle, les belges agissent. Le groupe belge Scaldis Salvage & Marine Contractors, spécialisé dans la manutention lourde dans le secteur offshore, a passé commande d'un navire ultra-puissant de type jack-up* au groupe sud-coréen coréens STX Offshore & Shipbuilding. Long de 108 mètres ( longueur du TK Brennen pour ceux qui l'on vu de très près ) pour une largeur de 50,9 mètres et un tirant d'eau de 4,9 mètres, il sera servi par un équipage de 78 hommes.
Ce « navire outil » pourra être utilisé pour tous types de travaux de manutention lourde dans le cadre d'opérations difficiles, et notamment l'assemblage d'éléments de pont et l'enlèvement d'épaves grâce à deux grues d'une capacité unitaire de 2000 tonnes. Ces engins sont mobiles sur 25 mètres de pont ce qui permet de libérer de l'espace pour envisager le transport et le dépôt de charges volumineuses.
La conception du navire et de son équipement  lui permettra d’affronter des hauteurs de houle significatives ( jusqu'à 7 mètres et manutentionner la charge maximale jusqu'à 5 mètres de hauteur d'eau ).
Livraison prévue au printemps 2014… Bon vent… et espérons que nous ne verrons jamais ce bateau venir prendre en charge une poubelle coulée au large de nos côtes.

 
* Signifie que ce bateau sera, à l'instar de certaines plateformes, auto-élévateur, avec des "pieds" permettant de l'appuyer sur le fond marin.

samedi 17 mars 2012

Petit rappel à l’usage de ceux qui pourraient perdre la mémoire dans les semaines à venir.

Au cours d’une des émissions de TV dont nous gratifie la campagne électorale pour l’élection présidentielle, un vieux gauchiste ( Michel Field ) a titillé le Président-Candidat sur « La République irréprochable ». Franchement, j’aurai préféré que cette demande d’explication vint, par exemple, d’un des grands prêtres du 20 heures cathodique. Pujadas, Ferrari par exemple...enfin, préféré pour ces derniers, éternels faire-valoir de ceux qui doivent briller. 
Mais bon… Ce fut Field
En deux coups de menton, l’affaire fut pliée. C’était pire avant ! Tonton et ses écoutes, Chichi et les entourloupes du RPR ( c’est Bernadette C. la pauvre, elle qui avait fait le déplacement de Corrèze pour assister à l’émission, qui a du trouver l’excuse plutôt drôle ). 
Alors, petit rappel à l’usage de ceux qui pourraient perdre la mémoire dans les semaines à venir. De mai 2007 à ce jour. 
Cinq ministres ont du démissionner car impliqués dans des « affaires ». 
- MAM pour des relations un peu trop amicales avec le démocrate Ben Ali et ses proches. 
- Alain Joyandet, grand urbaniste devant l’éternel pour avoir bricolé une demande de permis de construire personnelle non loin de Saint-Tropez. 
- Eric Woerth le collecteur de fonds amnésique dans l’affaire Bettencourt. 
- Georges Tron, l’adorateur de la prise de pied en main ( tiens d’ailleurs que devient-il ? ). 
- Christian Blanc a qui, vous et moi, contribuables devant l’éternel financions l’achat de ses invraisemblables cigares. 
Mais aussi… les démêlées de certains ministres avec la Cour de Justice de la République : 
- Eric Woerth ( encore lui ) dans le cadre de l’affaire dite « de l’hippodrome de Compiègne ». 
- Christine Lagarde, partie depuis diriger le FMI pour la mise en place d’un arbitrage privé dans le dossier « Tapie-Crédit Lyonnais-Adidas ». 
Et encore… les divers mis en examen plus où moins proches de Nicolas Sarkozy : 
- Nicolas Bazire pour « complicité d’abus de biens sociaux » 
- Thierry Gaudert pour « recel d’abus de biens sociaux » 
Les deux hommes étant mis en examen dans l’enquête « Karachi » qui pourraient mettre en lumière un financement irrégulier de la campagne pour les élections présidentielles d’Edouard Balladur ( dont NS était le porte parole ) en 1995. 
- Eric Woerth, encore et toujours pour « trafic d’influence passif » et « recel de financement illicite de parti politique » 
Sans oublier deux hauts fonctionnaires Courroye et Squarcini embarqués dans des affaires dont la justice suppose qu’ils auraient pu agir sur « ordre du Château »… 
Pour être presque exhaustif, il faudrait rajouter à cette trop longue liste, la « carrière politique » de Jean S. dans les Hauts de Seine avec l’incroyable « épopée » de la Présidence de l’EPAD, les « succès commerciaux » de Guillaume S. à la tête de Malakoff Médéric, et le rapatriement de Pierre S. ramené d’Ukraine dans l'hexagone par avion officiel à cause d’une bonne gastro ( Le Canard Enchainé N° 4768 )

I... RRE...PRO...CHA...BLE...

mercredi 14 mars 2012

De la fleur à l’impôt…

Ah la fleur, sa fragilité émouvante, son odeur enivrante… Très tôt, par la multitude de ses variétés elle a attirée l’attention de l’homme qui les a cultivées pour les utiliser comme parure, comme éléments de décoration intérieure et extérieure. Ses pigments et ses odeurs variées nous ont très tôt inspiré tant dans l'industrie que dans notre imaginaire.
Les peintres les ont magnifiées : « Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir ». Matisse.La sagesse populaire les a accaparées parfois pour souligner leur caractère éphémère et trompeur: « Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits ». Proverbe africain. Les poètes les ont courtisées « Mignonne allons voir si la rose… » Ronsard. Des tyrans les ont même noyées dans un bain de sang « Campagne des 100 fleurs » du Grand Timonier Mao.
Ah les fleurs… Source d’inspiration sans fin… Source de créativité sans cesse renouvelée… Inépuisable sujet pour qui sait réfléchir…
Tenez, un exemple au hasard. Imaginons que vous êtes le maire d’une petite ville de bord de mer. Vous venez de dépenser une grosse part de votre budget dans le réaménagement d’une partie de votre centre ville et vous cherchez un peu d’argent pour les finitions. Facile !
Vendez des bacs à fleurs à bon prix aux commerçants de votre ville ( 1000 €uros le bout ) et chargez les de les décorer… Et zou… La déco est financée… De la fleur à l’impôt, il n’y a qu’un pas !
Bien entendu et selon la formule consacrée, toute ressemblance, blabla, blabla…serait totalement fortuite.

mardi 13 mars 2012

Le Che européen.

Les élites en rééducation pour réapprendre les fondamentaux de la République. Les frontières qui vont se fermer par la dénonciation du traité de Schengen entrainant, outre quelques petites explications avec nos partenaires de l’UE, l’embauche de quelques milliers de douaniers et la rénovation de nos défunts postes de douanes voici qu’une nouvelle règle fiscale nous est promise par notre Président Candidat en cas de succès aux élections présidentielles. 
Encore Français, toujours imposé ! Cette idée a été exprimée par Nicolas Sarkozy durant son meeting de Villepinte. Le concept est simple. Les exilés fiscaux n’auront plus le beurre ( la nationalité française ) et l’argent du beurre ( des impôts lights dans des pays à fiscalité allégée ).
De façon moins imagée, un exilé fiscal français, s’il conserve la nationalité française alors qu’il vit et paie ses impôts dans un pays fiscalement plus favorable, devrait s’acquitter vis-à-vis du fisc français de la différence entre ce qu’il paie d’impôts dans ce pays et ce qu’il aurait payé en France.
Alors là, je dis… Chiche ! Rendez-vous donc après les élections législatives en cas de victoire de Nicolas Sarkozy en mai 2012 pour la mise en place de ce système de taxation. Un des premiers risques que j’identifie c’est que cette mesure va fournir une équipe de Coupe Davis clef en main à la Principauté de Monaco et faire arracher les cheveux du capitaine de l’équipe de tennis helvète... Mais après tout... il y a des choses plus importantes que le tennis dans la vie non ? 

A new Che is born

PS : Petit rappel pour le fun. En 2010, Jérôme Cahuzac Président de la Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée Nationale avait proposé un impôt identique, refusé par l'Assemblée Nationale et moquée par F. Baroin qui y voyait là " une fiscalité par le droit du sang ". Étonnant non ? 

dimanche 11 mars 2012

Journée mondiale de la plomberie !

Aujourd’hui 11 mars, rendons hommage à nos plombiers, oui, ceux qui font un beau métier et accessoirement leur turbin dans les salles de bains. Ceux que nous implorerions de l’aube à l’aurore. Car, en ce dimanche grisâtre, nous informe Le Figaro, se tient la 3 eme journée mondiale de la plomberie.
Alors, longue vie aux manieurs de chalumeau, aux poseurs de rodoir de siège de robinet, aux virtuoses de la cintreuse et autres artistes du furet que bien entendu ils passent par ici mais aussi par là…
Et merci à la rédaction du Figaro pour cette information capitale.
( Lien )

samedi 10 mars 2012

Eric Woerth : plutôt hurdle-racer qu’albatros.

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu de nouvelles de cet ancien ministre. Grâce à la Cours de Justice de la République, c’est chose faite. Pas dans l’affaire Bettencourt mais dans l’affaire dite de la vente de l’hippodrome de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.
Quels éclaircissements la justice demande à Éric Woerth dans le cadre de sa charge de Ministre du Budget ? Tout simplement pourquoi il a accepté de vendre de gré à gré ( sans appel d’offre donc )  un terrain de 57 hectares pour un montant de 2, 5 millions d’euros.
Jusqu'à présent, la ligne de défense de l’ancien ministre était simple et n’a jamais varié. Selon lui et ses conseillers, il n’y avait qu’un seul acquéreur intéressé ce qui justifiait et le prix et la procédure de vente.
Pas de bol Anatole ! Les juges, un peu fouineurs sur ce coup là, ont trouvé trace d’une délibération de l’Association du Golf de Compiègne dans laquelle il ressort que cette dernière voulait acquérir cet ensemble ! Document figurant dans le dossier d’instruction ( cote 301/2 d’après le Canard Enchaîné ). Extrait : « … Tout autant intérêt que la Société des courses de Compiègne à acheter le terrain… ».
Ainsi, il y aurait eu probablement deux acheteurs potentiels, d’où le caractère irrégulier de la vente de gré à gré… et l’éventualité envolée de faire faire une bonne affaire aux contribuables en vendant au meilleur offreur.
Au final, plutôt  hurdle-racer* qu’albatros*…

* hurdle-racer : cheval spécialisé dans les courses de haies.
* albatros : pour un golfeur se dit d'un trou effectué en 3 coups sous le PAR. Le PAR étant le nombre de coups prévus pour la réalisation d'un trou.

Quelques posts traitant de cet ancien ministre :
La phrase du jour
Ministre de la retraite
Ricou se rebiffe
Enfin lucide ? 

Et le plus savoureux d'entre-tous, un des messages les plus lus sur ce blog ( dans le top ten depuis la mise en place du compteur des pages lues - 876 à ce jour ) : E. Woerth prépare sa retraite

vendredi 9 mars 2012

Un avant-goût de la saison touristique 2012 à Saint-Pierre Quiberon ?

Et un clic sur la photo pour mieux voir ! Un...
Petit tour sur le site de la mairie ce matin. Alors que le centre bourg se prépare, dans la gadoue, le bruit et l’odeur du goudron frais à accueillir des hordes de touristes, que nous annonce l’Office du Tourisme sur les pages qui lui sont dédiées sur le site de la marie ? ( site dont je ne rappellerai ni les dysfonctionnements ni le design désuet ). Quelles sont les manifestations annoncées qui, mises en valeur sur la vitrine de notre commune sur le monde, vont décidées les chalands à venir dépenser quelques poignées d’euros dans nos commerces et nos services ?
Première déconvenue : la page de l’accueil de l’OT. Les titres s’enchevêtrent jusqu’à l’illisibilité ( voir le contenu de l’ellipse rouge ). La photo de l’OT, cadrée trop large et de guingois, donne à la « boutique » l'aspect d’une échoppe famélique du Grand Bazar d’Istambul.
Seconde déconvenue, bien plus importante que la première : aucun programme, aucune indication quant aux manifestations qui animeront la saison. Seul un bilan ( flatteur mais pas trop ) de la saison 2011 est en ligne.
Anticipation. Définition : Action de se projeter dans l'avenir, de se représenter les résultats attendus d’une action cognitive et/ou de stratégies à mettre en œuvre pour y parvenir.


jeudi 8 mars 2012

Le trésor du Clémenceau.

Ce porte-avions, sister-ship du Foch qui doit peut être encore croiser sous pavillon brésilien ( rebaptisé le Sao Paulo ) a navigué sur tous les océans et a totalisé à l'issue de sa carrière plus d'un million de nautiques parcourus soit 48 fois le tour du globe. Il aura ainsi tenu la mer 3125 jours ce qui représente 80 000 heures de fonctionnement et aura effectué plus de 70 000 catapultages. Après tant de bons et loyaux services, sa récompense consistera en une double punition sous le nom de code Q 790.
Il servit tout d’abord de stock de pièces détachées pour l’ex Foch avant que d’entamer une longue et ridicule agonie qui le verra se trainer en remorque durant des mois sur les flots qu’il avait fendus pendant des années avant de venir mourir aux chantiers d’Hartlepool en Grande Bretagne.
Il y a quelques jours, les équipes d’Able UK qui opèrent la déconstruction du navire ont mis à jour trois tableaux cachés sous des doubles cloisons. Il s'agit d'un triptyque réalisé en 1960, l'année ayant précédé la mise en service du Clémenceau, par Hervé Le Long. Les tableaux ont été réalisés sur des plaques de formica, matière emblématique des sixties. Récupérés par le musée de la marine, à Brest, le public pourra les y admiré après une prochaine restauration.


 


mardi 6 mars 2012

Le e-m@rronnier vient d’être planté.

Un marronnier, c’est un bel arbre qui pousse très bien, par exemple, en région parisienne. Mais pas que...
C’est aussi, dans le milieu journalistique, un sujet qui revient régulièrement hanter les unes : « Le vrai prix de l’immobilier », « la radioscopie du salaire des cadres »… etc.. etc… Les gros consommateurs de ces dossiers plus ou moins approfondis restent les magazines hebdomadaires. Ce matin dans son « hyper revue de presse » Jean-Christophe Martin, sur France Info, traitait d’un sujet un peu farfelu. Jugez-plutôt. Une journaliste, Camille Gévaudan a pigé et ressaisi 480 titres qui ont fait les unes du Nouvel Observateur, du Point et de l’Express.
Grâce à un petit logiciel astucieux, hébergé c/o Libération, l’Hebdomator mixe les unes de ces magazines et assemble les « secrets », les « scandales », les « ceux qui » les « profiteurs » les « riches »… pour générer des unes qui ont doux parfum d’absurdité et de déjà vu :
« Spécial New York, comment Mélenchon a ruiné la France » sans oublier « Le dernier combat des revenus » mais aussi « Hôpitaux, sont-ils de droite ? » et encore « La Guerre du Scandale ».
Vous vous sentez une âme de journaliste ? A jour de jouer : Cliquez ici

vendredi 2 mars 2012

Les riches à la lanterne !

Les riches à la lanterne ! C’est le cri de guerre qu’aurait poussé François Hollande il y a quelques jours. Avec sa volonté de vouloir taxer les revenus supérieurs à un million d’€uros, le bougre aurait confirmé qu’il n’aimait pas les riches. Les riches qui seraient déjà en train de franchir massivement nos frontières si l’on en croit la « cellule riposte » de notre Président candidat et notre candidat Président lui-même.
Bon alors… De quoi parle-t-on vraiment ?
Tout d’abord d’une mesure symbolique qui ne rapporterait au mieux que 300 millions d’€uros sous réserve que les personnes concernés par ce nouvel impôt considèrent que la situation générale de notre pays justifie que leur bonne situation particulière devienne un peu moins bonne. Bref. Nous parlons là de solidarité plus que de fiscalité… D’esprit citoyen plutôt que de taxes...
Place aux chiffres maintenant. Les journalistes du Monde ont pris leurs calculettes.
- Soit un contribuable célibataire déclarant 1,2 millions de revenus Actuellement, cette personne paie 478 361,88 € d’impôts soit une imposition moyenne de 39 % de ses revenus déclarés.
- Avec la mesure préconisée par François Hollande, il paierait 580 361,85 € soit une imposition moyenne de 48 % de ses revenus déclarés.
A en croire l’étude réalisée par le site myeurop.info ce taux sera comparable à celui de nos proches voisins européens. Voir infographie.


Ce qui est sûr et certain c’est que le candidat du PS se doit d’argumenter plus avant pour défendre cette mesure. Taxer les riches uniquement parce qu’ils sont riches n’a pas de sens. Donc si je peux me permettre de lui adresser un conseil, je suggérerai, en toute modestie, de replacer cette mesure dans un contexte plus général dans lequel il nous expliquerait clairement ce qu’est pour lui la justice sociale, la vraie, qui protège, aide, optimise ses moyens, voire sanctionne si nécessaire et la libre entreprise, la vraie, celle qui crée de la richesse (et pas de la valeur) pour les actionnaires et les salariés et comment les deux coexistent harmonieusement ensemble.

jeudi 1 mars 2012

République irréprochable : encore un coup de canif ?


En septembre 2011, Gérard Larcher avait perdu la présidence du Sénat. Vrai boulot mais aussi joli fromage de la République. J’imagine qu’il devait être tout triste ce pauvre Gérard de quitter les ors de son logement de fonction.
Mais depuis mardi, il a retrouvé le sourire car il vient d’être promu président du conseil d’administration de l’établissement public du domaine national de Chambord. Cet établissement gère à la fois le château et sa forêt, un terrain de chasse réservé à des VIP invités par l'État. Ca tombe bien… Gérard est chasseur !
D’aucun pense déjà que je ne vois dans cette nomination qu’une façon plus ou moins directe de critiquer l’action gouvernementale au travers de cet épiphénomène. Ils se trompent ! J’avoue ne pas en avoir la moindre idée sur l’aptitude de Gérard Larcher a bien remplir cette nouvelle mission.
Non. Ce qui est en cause dans cette nomination, c’est la manière.
Pour lui offrir ce fauteuil que j’imagine confortable, le gouvernement a discrètement et vite fait bien fait modifié les règles d'admission au conseil d'administration. Un décret paru le 22 février a créé un poste d'administrateur supplémentaire, réservé à un « titulaire d'un mandat électoral local ou national ». Ainsi Gérard Larcher a pu obtenu un siège dans la catégorie des personnalités « choisies en raison de leur compétence », aux côtés de :
- Patrick Ouart, ancien conseiller justice de Nicolas Sarkozy, qui a trouvé refuge chez LVMH,
- Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la Culture.
Bref, ce n’est plus un conseil d’administration, c’est une maison de retraite pour ex hommes politiques !
Autre modification discrète du règlement : le président de Chambord sera toujours et jusqu'à une prochaine modification due au fait d’un prince, nommé par décret de l'Élysée et il sera uniquement « choisi parmi les membres du conseil d'administration ».
Bref, une façon pas très limpide de trouver un président à cette structure...

Une question me turlupine de cheval . Cette promotion du sénateur maire de Rambouillet serait-elle un signe... Un signe que les locataires actuels de l’Élysée et de Matignon cherchent à « caser » des amis en prévision d’une éventuelle cure d’opposition ?
Qui sait ?


Info Rue89