60 000 enseignants de plus ? Réindustrialiser la France ? Interdire les stock-options et les retraites chapeaux ? Introduire une part de proportionnelle dans l'élection de la représentation nationale ? Légiférer ( ou pas ) pour mettre en place des lois mémorielles ? Retournez au Fouquet's ? Augmenter les enseignants de 500 €/m sous réserve qu'ils travaillent plus ? Faire des référendums à tord et à travers... ou à juste titre ? Se battre pour une réévaluation du Yuan ?
Autant de questions surgies depuis le début de la campagne pour les élections présidentielles qui ne sont pas pertinentes. LA question, ZE question in english, la seule, la vraie, l'unique... Celle que l'on doit se poser pour y apporter une réponse solide, sérieuse et pérenne, un seul candidat la pose aujourd'hui.
Et ce candidat, c'est... Suspense... Roulements de tambour... Ce candidat donc dont la vista sauvera la République c'est Jacques Lucchino qui milite pour que le 29 février devienne un jour férié ! Le leader du Mouvement de Libération du 29 février ( on ne rigole pas derrière ) s'insurge sur internet et déclare : " Le fait que les gens ne soient pas payés le 29 février alors qu’ils travaillent, c’est un scandale ! (…) Les contrats sont annualisés, donc les années bissextiles on travaille bien un jour de plus pour le même salaire. Je pense que c’est une cause qui appartient à tout le monde, et pas seulement aux natifs du 29 février ... " Voir son site .
Le brave homme, qui veut défier nos politiques sur leur terrain, ambitionne de se présenter au premier tour des élections présidentielles. Le seul hic... C'est qu'il n'a, à ce jour, aucun parrain.
J'appelle donc solennellement notre maire et les élus du département à considérer ce candidat de qualité en lui accordant leur parrainage. Il en va de la libération du 29 février dont j'ignorai jusque là qu'il fut prisonnier car selon la formule consacrée " On ne nous dit pas tout "....
La citation du jour ou de la semaine...ou du mois !
" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.
mercredi 29 février 2012
mardi 28 février 2012
Il y aurait « urgence »…
Non, non, non… Je ne vais pas parler du Docteur Ross les filles… So what else ? L’urgence ne rime pas avec hôpital, enfin dans le sujet de ce billet. Il y aurait donc « urgence » à revaloriser la fonction enseignante ! Qui nous assène cette évidence de bon matin ? Eh bien ni plus ni moins que notre Président, candidat à sa succession à la tête de l’État.
« … Je pense qu'il faut revaloriser d'urgence la fonction enseignante… », et de rajouter « … qu'il fallait repenser le rôle des enseignants et rediscuter de leur mission telle qu'elle est fixée dans un décret de 1958… » Décret qui encadre notamment leurs heures de présence dans les établissements scolaires, et ce « … sur une base volontaire. » et ceci à moyens constants voire réduits dans la mesure où selon lui, les effectifs des enfants scolarisés auraient diminué de 400 000 alors que les effectifs des enseignants s’accroissaient de 45 000 sur la période 2000 / 2010.
Concernant les chiffres… Voici ceux issus du Ministère de l’Education Nationale :
- Nombre d'élèves dans l'ensemble du secteur éducatif, du premier degré au supérieur. Les effectifs, hors lycées agricoles, sont passés de 14.935.400 en 2000-2001 à 14.998.200 en 2010-2011, soit une augmentation de 62.800 sur cette période de 10 ans.
- Nombre d’élèves des les premier et second degrés.
Les effectifs passent de 12.166.400 en 2000-2001 à 12.017.500 en 2010-2011, soit une diminution de 148.900 ( très loin des 400.000 annoncés par notre Président ).
En ce qui concerne les enseignants, les effectifs totaux sont passés dans le premier cas de 989.890 en 2001 à 928.458 en 2011, soit une baisse de 61.432 et non une hausse de 45.000.
Si l'on ne retient que les enseignants du second degré du secteur public, ces effectifs sont passés de 389.249 en 2000-2001 à 349.119 en 2010-2011, soit une baisse de 40.130.
Ce n’est pas un des deux François qui balance les chiffres qui précèdent. C’est le Ministère de l’Education Nationale ! Alors... dossier mal préparé ? Approximation présidentielle ? Volonté de travestir la réalité ? Surmenage ? Chacun appréciera.
Quant à la réforme de l’enseignement, c’est une évidence qu’il faut s’y atteler. C’est une évidence depuis des années… Les classements effectués par des organismes internationaux montrent chaque année qu’en dépit d’un effort financier important, notre système éducatif est devenu, au fil des ans, un des plus mauvais des pays membres de l’OCDE. Comment améliorer l’efficacité et l’efficience de ce système ? J’avoue ne pas avoir d’idée sur la question. Peut être qu’un dialogue dépourvu d’arrières pensées politiques et partisanes entre un gouvernement et les syndicats d’enseignants serait un bon point de départ… un dialogue où chacun laisserait ses dogmes à la porte de la salle de réunion.
Notre Président qui a eu, n’en doutons-pas, la merveilleuse idée en se rasant lundi matin de se pencher un peu sur les problèmes de notre système éducatif a raison. Oui, il y a urgence, car pendant cinq ans ( au moins ), dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il n’y a pas eu grand-chose de fait.
De là à considérer qu'il est le mieux placé pour l'entreprendre, il y a un grand pas que personnellement je ne suis pas disposé à franchir.
« … Je pense qu'il faut revaloriser d'urgence la fonction enseignante… », et de rajouter « … qu'il fallait repenser le rôle des enseignants et rediscuter de leur mission telle qu'elle est fixée dans un décret de 1958… » Décret qui encadre notamment leurs heures de présence dans les établissements scolaires, et ce « … sur une base volontaire. » et ceci à moyens constants voire réduits dans la mesure où selon lui, les effectifs des enfants scolarisés auraient diminué de 400 000 alors que les effectifs des enseignants s’accroissaient de 45 000 sur la période 2000 / 2010.
| Yahoo entre en campagne ! |
- Nombre d'élèves dans l'ensemble du secteur éducatif, du premier degré au supérieur. Les effectifs, hors lycées agricoles, sont passés de 14.935.400 en 2000-2001 à 14.998.200 en 2010-2011, soit une augmentation de 62.800 sur cette période de 10 ans.
- Nombre d’élèves des les premier et second degrés.
Les effectifs passent de 12.166.400 en 2000-2001 à 12.017.500 en 2010-2011, soit une diminution de 148.900 ( très loin des 400.000 annoncés par notre Président ).
En ce qui concerne les enseignants, les effectifs totaux sont passés dans le premier cas de 989.890 en 2001 à 928.458 en 2011, soit une baisse de 61.432 et non une hausse de 45.000.
Si l'on ne retient que les enseignants du second degré du secteur public, ces effectifs sont passés de 389.249 en 2000-2001 à 349.119 en 2010-2011, soit une baisse de 40.130.
Ce n’est pas un des deux François qui balance les chiffres qui précèdent. C’est le Ministère de l’Education Nationale ! Alors... dossier mal préparé ? Approximation présidentielle ? Volonté de travestir la réalité ? Surmenage ? Chacun appréciera.
Quant à la réforme de l’enseignement, c’est une évidence qu’il faut s’y atteler. C’est une évidence depuis des années… Les classements effectués par des organismes internationaux montrent chaque année qu’en dépit d’un effort financier important, notre système éducatif est devenu, au fil des ans, un des plus mauvais des pays membres de l’OCDE. Comment améliorer l’efficacité et l’efficience de ce système ? J’avoue ne pas avoir d’idée sur la question. Peut être qu’un dialogue dépourvu d’arrières pensées politiques et partisanes entre un gouvernement et les syndicats d’enseignants serait un bon point de départ… un dialogue où chacun laisserait ses dogmes à la porte de la salle de réunion.
Notre Président qui a eu, n’en doutons-pas, la merveilleuse idée en se rasant lundi matin de se pencher un peu sur les problèmes de notre système éducatif a raison. Oui, il y a urgence, car pendant cinq ans ( au moins ), dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il n’y a pas eu grand-chose de fait.
De là à considérer qu'il est le mieux placé pour l'entreprendre, il y a un grand pas que personnellement je ne suis pas disposé à franchir.
dimanche 26 février 2012
François Bayrou ou « du bon usage du référendum ».
Parlons clair. A quoi peut servir un référendum :
- A dresser les français les uns contre les autres en stigmatisant, par exemple, des chômeurs dont l’écrasante majorité ne demande qu’à travailler ?
- Contribuer à changer durablement, profondément et en mieux notre vie et le fonctionnement de notre bon vieux pays ?
Pour ce qui me concerne, ce choix n’en est pas un. Il n’y a pas d’autre usage possible que le second.
Et par qui et par quoi doit passer ce changement ? Par les fameuses « élites » que le Président sortant accuse aujourd’hui de tous nos maux. Mais plutôt que des invectives qui ne feront pas long feu, je préfère un candidat qui propose de nous consulter pour remettre de l’ordre dans leur fonctionnement.
A la Maison de la Chimie à Paris pour son dernier forum programmatique, consacré au « nouveau pacte démocratique », François Bayrou a détaillé la loi-cadre qui serait proposée au vote des Français : ... gouvernement à moins de 20 ministres, cumul des mandats « interdit » pour les députés dès 2012 et « limité » pour les sénateurs, nombre de députés abaissé de 577 à environ 400, Assemblée nationale élue aux trois quarts au scrutin majoritaire actuel et au dernier quart à la proportionnelle, reconnaissance du vote blanc, obligation effective de parité hommes-femmes, suppression des micro-partis individuels, définition du conflit d'intérêt, interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption, indépendance de la justice et des médias...
Simple et évident… Même si personnellement j’aurai défini et limité le nombre de secrétaires d’état et réduit le nombre de sénateurs à 300.
Certes, ce n’est pas ce référendum qui va réduire notre déficit public, diminuer le nombre de chômeurs et réindustrialiser notre économie. C’est évidement. Mais un tel référendum serait un symbole de la restauration du pouvoir politique au service de tous… Et c’est déjà beaucoup.
- A dresser les français les uns contre les autres en stigmatisant, par exemple, des chômeurs dont l’écrasante majorité ne demande qu’à travailler ?
- Contribuer à changer durablement, profondément et en mieux notre vie et le fonctionnement de notre bon vieux pays ?
Pour ce qui me concerne, ce choix n’en est pas un. Il n’y a pas d’autre usage possible que le second.
Et par qui et par quoi doit passer ce changement ? Par les fameuses « élites » que le Président sortant accuse aujourd’hui de tous nos maux. Mais plutôt que des invectives qui ne feront pas long feu, je préfère un candidat qui propose de nous consulter pour remettre de l’ordre dans leur fonctionnement.
A la Maison de la Chimie à Paris pour son dernier forum programmatique, consacré au « nouveau pacte démocratique », François Bayrou a détaillé la loi-cadre qui serait proposée au vote des Français : ... gouvernement à moins de 20 ministres, cumul des mandats « interdit » pour les députés dès 2012 et « limité » pour les sénateurs, nombre de députés abaissé de 577 à environ 400, Assemblée nationale élue aux trois quarts au scrutin majoritaire actuel et au dernier quart à la proportionnelle, reconnaissance du vote blanc, obligation effective de parité hommes-femmes, suppression des micro-partis individuels, définition du conflit d'intérêt, interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption, indépendance de la justice et des médias...
Simple et évident… Même si personnellement j’aurai défini et limité le nombre de secrétaires d’état et réduit le nombre de sénateurs à 300.
Certes, ce n’est pas ce référendum qui va réduire notre déficit public, diminuer le nombre de chômeurs et réindustrialiser notre économie. C’est évidement. Mais un tel référendum serait un symbole de la restauration du pouvoir politique au service de tous… Et c’est déjà beaucoup.
samedi 25 février 2012
Du neuf avec du vieux.
La réforme du système électoral avec introduction d’une part de proportionnelle. La suppression des « golden parachutes ». Les affirmations quant au maintien des emplois industriels. La valeur du travail… Idées neuves de notre Président candidat à sa réélection ou vieux ragout congelé dès le printemps 2007 et réchauffé depuis quinze jours ?
Pour ceux qui n’ont pas encore d’opinion sur la question, il suffit tout simplement de retrouver ça et là sur internet les déclarations que faisaient Nicolas Sarkozy dès 2006 dans le cadre de sa précampagne en vue de l’élection présidentielle.
Serions-nous de parfaites têtes de linottes ? Serions-nous, comme le disait le Grand Charles, un peuple de veaux que l’on peut mener selon son gré soit au pâturage soit à l’abattoir ? Un petit élément de réponse au travers de cette phrase, pêchée dans un article du figaro.fr et attribuée par ce site d’information à un des « stratèges » de la campagne de Nicolas Sarkozy qui bondit d’usines en Salon de l’Agriculture… « Jamais cette campagne ne changera, elle est parfaite, elle dit tout ». ( Lien )
Pour une fois, oui, je suis d’accord. Elle dit tout. Tout ce qui n’a pas été fait par manque de courage ( mini réformes des retraites et de la fonction publique ), par manque de vision ( ne voulait-il pas mettre en place le système de prêts hypothécaires US dans notre pays - les fameux subprimes - ? ), par manque d’anticipation ( trois plans successifs pour faire face aux mêmes problémes ). Mais aussi tout ce qui a été fait pour maintenir un « statu quo » favorable à « l’élite » que fustige aujourd’hui le candidat Nicolas Sarkozy. ( Tiens, une petit pique au passage à un donneur de leçon patenté : c’est ça le poujadisme mon garçon ).
Quant à la promesse de redonner la parole au peuple ( et de deux : poujadisme quand tu nous tiens hein mon gamin ? ) par voie référendaire, elle pourrait éventuellement être prise au sérieux à condition d’oublier que le Sénat a basculé à gauche. Ce changement de couleur politique empêchera Nicolas Sarkozy s’il était réélu d’obtenir la majorité des 3/5eme au Congrès. Majorité nécessaire pour modifier la Constitution. En nous proposant magnanimement les urnes, il se dispense de sénateurs qui ne lui sont pas acquis... Bien vu !
Alors, pendant encore trois mois, gardons en mémoire ce que fut le quinquennat qui a failli, entre-autres, voir un blanc bec qui n’avait même pas un DEUG de droit en poche, se trouver propulsé à la présidence du plus grand quartier d’affaires d’Europe.
Pour ceux qui n’ont pas encore d’opinion sur la question, il suffit tout simplement de retrouver ça et là sur internet les déclarations que faisaient Nicolas Sarkozy dès 2006 dans le cadre de sa précampagne en vue de l’élection présidentielle.
Serions-nous de parfaites têtes de linottes ? Serions-nous, comme le disait le Grand Charles, un peuple de veaux que l’on peut mener selon son gré soit au pâturage soit à l’abattoir ? Un petit élément de réponse au travers de cette phrase, pêchée dans un article du figaro.fr et attribuée par ce site d’information à un des « stratèges » de la campagne de Nicolas Sarkozy qui bondit d’usines en Salon de l’Agriculture… « Jamais cette campagne ne changera, elle est parfaite, elle dit tout ». ( Lien )
Pour une fois, oui, je suis d’accord. Elle dit tout. Tout ce qui n’a pas été fait par manque de courage ( mini réformes des retraites et de la fonction publique ), par manque de vision ( ne voulait-il pas mettre en place le système de prêts hypothécaires US dans notre pays - les fameux subprimes - ? ), par manque d’anticipation ( trois plans successifs pour faire face aux mêmes problémes ). Mais aussi tout ce qui a été fait pour maintenir un « statu quo » favorable à « l’élite » que fustige aujourd’hui le candidat Nicolas Sarkozy. ( Tiens, une petit pique au passage à un donneur de leçon patenté : c’est ça le poujadisme mon garçon ).
Quant à la promesse de redonner la parole au peuple ( et de deux : poujadisme quand tu nous tiens hein mon gamin ? ) par voie référendaire, elle pourrait éventuellement être prise au sérieux à condition d’oublier que le Sénat a basculé à gauche. Ce changement de couleur politique empêchera Nicolas Sarkozy s’il était réélu d’obtenir la majorité des 3/5eme au Congrès. Majorité nécessaire pour modifier la Constitution. En nous proposant magnanimement les urnes, il se dispense de sénateurs qui ne lui sont pas acquis... Bien vu !
Alors, pendant encore trois mois, gardons en mémoire ce que fut le quinquennat qui a failli, entre-autres, voir un blanc bec qui n’avait même pas un DEUG de droit en poche, se trouver propulsé à la présidence du plus grand quartier d’affaires d’Europe.
vendredi 24 février 2012
Extration de sable en mer : attention, nouveau projet !
| Carte de la zone d'extraction prévisionnelle |
« Chère adhérente, cher adhérent,
La Compagnie Armoricaine de Navigation, filiale du Groupe Roullier de Saint-Malo, souhaite mettre en place un projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion, dénommé gisement Pointe d’Armor, à proximité immédiate de Trébeurden, de l’Ile Grande et de la réserve naturelle des Sept-Iles. Ce projet a pour but d’extraire plus de 8 millions de m3 de sable en 20 ans par 40 m de fond entre deux zones Natura 2000. L’activité prévue sur cette zone va entrainer un impact négatif sur l’activité de pêche, ainsi que sur la préservation de la biodiversité (habitats/espèces faune/flore) du site et alentours. La LPO soutien le collectif d’associations « Le Peuple des Dunes en Trégor ». Bien sincèrement,
L’équipe LPO des 7 îles »
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est très probable, voire certain, qu’une telle exploitation ravagera les fonds marins pour des décennies comme les études l'avaient prouvé en ce qui concerne le projet d'extraction de Lafarge dans la petite mer de Gâvres. En cliquant sur le lien ci-dessus, vous pouvez signer la pétition s'opposant à ce projet et contibuer ainsi à arrêter ce délire.
Et pour les fanas du béton, les Lafargeocrâtes de tous poils, les ayatollahs du ciment, les addicts aux camions toupies… voici un lien avec quelques infos qui leur permettra de réfléchir sur leurs certitudes. Cliquez ici. Ils peuvent aussi se rafraîchir la mémoire en revisitant le site du Peuple des Dunes d'Erdeven : Lien .
mercredi 22 février 2012
Conte breton : la petite maison au bord de la route.
Il était une fois une petite maison qui vivait bien paisiblement entre une route départementale tranquille et l’océan. Pendant des années, cette petite maison avait coulé des jours heureux, remplie à chaque vacances de rires d’enfants.
Un jour, la petite maison fut réveillée par des bruits de travaux. Houlala ! Des ouvriers installaient de vilains plots en plastique rouge et blanc sous ses fenêtres. Le carrefour situé au bout de son jardin allait faire peau neuve. L’ancien croisement, dont la petite maison avait pu apprécier la sureté et l’efficacité durant des décennies et des décennies, était, très curieusement et subitement déclaré dangereux.
Alors que les plots étaient installés depuis quelques semaines, la petite maison connut la première peur de sa vie. Elle fut réveillée en pleine nuit par un énorme fracas suivi d’une grosse douleur dans sa façade sud. Elle ouvrit ses volets pour découvrir une vilaine voiture en train de vomir toute son huile chaude sur sa terrasse, le museau enfoncé dans un de ses murs.
La peur passée, la petite maison alla voir la Chef des Maisons de son village, celle qui prend soin de toutes les maisons. Elle expliqua à la Chef des Maisons, assistée par son Sous Chef des Maisons que le carrefour au bout de son jardin était devenu dangereux et qu’il fallait remettre les lieux dans l’ancien état. La Chef des Maisons et son Sous Chef objectèrent à la petite maison qu’elle ne comprenait rien à rien, que tout ceci la dépassait, que le nouveau carrefour était conçu par des ingénieurs super compétents en carrefour, chose que n’était pas la petite maison et que de toute façon rien ne serait changé.
La petite maison se mit à espérer que les choses rentrent dans l’ordre. Mais non. Loin de s’arrêter, les intrusions d’automobiles mal conduites continuèrent… Deux… Trois… Cinq… Sept voitures défoncèrent sa clôture à chaque fois réparée et massacrérent les plantes et arbustes qui poussaient dans son jardin.
A chaque fois, la petite maison alla se plaindre à la Chef des Maisons et son Sous Chef mais rien n’y fit. La Chef des Maisons ne voulait rien entendre et d’ailleurs elle ne pouvait rien faire disait-elle. En tant que Chef des Maisons du village, elle n’était pas responsable de la façon de conduire des uns et des autres et une fois de plus, ce carrefour était parfait.
En désespoir de cause, la petite maison écrivit au Grand Chef des Maisons de tout son département. Les jours passèrent…
Et le Grand Chef des Maisons envoya un de ses Experts pour voir un peu de quoi il retournait. Et l’Expert dit que ce carrefour était vraiment très vilain et qu’il fallait faire quelque chose pour que tout ceci cesse et que la petite maison retrouve sa tranquillité d’antan. Il dit même qu’il allait en discuter avec la Chef des Maisons du village et son Sous Chef car il allait leur proposer des solutions mais qu'en tant que Chef et Sous Chef des Maisons, il leur appartiendrait de les mettre en oeuvre rapidement.
Maintenant la petite maison attend et reste confiante. Elle espère qu’avant que ce vilain carrefour soit redevenu un gentil carrefour aucun autre accident ne vienne troubler sa quiétude.
Bien entendu, tout ceci n’est qu’un conte issu des légendes bretonnes et relève de la pure fiction.
mardi 21 février 2012
Le plus grand yacht sous pavillon français coule en mer Égée.
Le Yogi, construit par les chantiers turcs Proteksan Turquoise et mit à l’eau il y a un peu moins d’un an a coulé le 17/02/2012 au large de la Grèce ( symbole ? ). Aucune victime à déplorer. Rien à voir avec les bateaux des milliardaires russes mais 60,2 mètres de long et 9,40 mètres de large tout de même. Il pouvait accueillir 12 passagers et 15 hommes d’équipage. Il était la propriété de Stéphane Courbit. Mais si… Allons voyons ! Stéphane Courbit, l’homme qui a introduit la TV réalité sur nos ondes… Loft Story… C’est lui. Et aussi celui qui fait du neuf avec du vieux en recyclant des rushes d’émissions TV des années 60-80 présentés par Arthur : « Les enfants de la TV ». Enfin chapeau tout de même… C’est de la m…. Mais ça se vend comme des petits pains frais !
Moins glorieux et beaucoup plus médiatisé en son temps :
- l’investissement de 170 millions d’€uros que Liliane Bettencourt a réalisé dans les sociétés de S.C. d’autant que l’artisan de la rencontre entre la milliardaire et le yachtman malheureux n’est autre que leur avocat commun Pascal Wilhelm… ( Les Echos )
- la tentative de rachat à prix cassé de la régie publicitaire de France Télévisions ( Ca c'est du business )
Bref… Le Yogi a coulé…
Moins glorieux et beaucoup plus médiatisé en son temps :
- l’investissement de 170 millions d’€uros que Liliane Bettencourt a réalisé dans les sociétés de S.C. d’autant que l’artisan de la rencontre entre la milliardaire et le yachtman malheureux n’est autre que leur avocat commun Pascal Wilhelm… ( Les Echos )
- la tentative de rachat à prix cassé de la régie publicitaire de France Télévisions ( Ca c'est du business )
Bref… Le Yogi a coulé…
lundi 20 février 2012
Le Président spammeur.
Tiens, ce matin, dans ma boite aux lettres électronique, j’ai reçu un spam. Mais pas n’importe quel spam. Non. D’habitude, tout comme vous j’en reçois au moins une bonne dizaine par jour pour me proposer des produits et des services tous plus boulversifiants, voire boulversifs les uns que les autres. Avant d’aller plus loin, rappelons la définition d’un spam. Vite Wiki : « Le spam, pourriel ou polluriel est une communication électronique non sollicitée, en premier lieu via le courrier électronique. Il s'agit en général d'envois en grande quantité effectués à des fins publicitaires. ». Comme ce type d’envoi est vite devenu un problème, le législateur… a légiféré : Législation "anti-spam"
- la directive européenne n°2002/58 du 12 juillet 2002 relative à la vie privée et aux communications électroniques ;
- la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), transposition de la directive "vie privée et communications électroniques" ;
- la loi n° 78 -17 du 6 janvier 1978 "informatique, fichiers et libertés" est applicable pour la collecte frauduleuse d’adresses électroniques.
Pour ceux qui veulent en savoir encore plus cliquez I C I .
Vous l’aurez compris, on ne rigole pas avec les spams !
Alors, mon spam… Tout comme les autres spams, ce spam qui a retenu particulièrement mon attention est donc hors la loi. Oui mais voila, c’est un spam « Présidentiel ». Envoyé par notre Président candidat. Un spam avec cocarde officielle en quelque sorte !
De là à considérer que les lois ne sont pas faites pour que tout le monde les respectent…
- la directive européenne n°2002/58 du 12 juillet 2002 relative à la vie privée et aux communications électroniques ;
- la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), transposition de la directive "vie privée et communications électroniques" ;
- la loi n° 78 -17 du 6 janvier 1978 "informatique, fichiers et libertés" est applicable pour la collecte frauduleuse d’adresses électroniques.
Pour ceux qui veulent en savoir encore plus cliquez I C I .
Vous l’aurez compris, on ne rigole pas avec les spams !
Alors, mon spam… Tout comme les autres spams, ce spam qui a retenu particulièrement mon attention est donc hors la loi. Oui mais voila, c’est un spam « Présidentiel ». Envoyé par notre Président candidat. Un spam avec cocarde officielle en quelque sorte !
De là à considérer que les lois ne sont pas faites pour que tout le monde les respectent…
jeudi 16 février 2012
Eh ben oui…ch’ui candidat…
C’est très élégamment et avec une maitrise totale de la syntaxe de la langue française que notre Président nous a annoncé sa candidature pour l'obtention d’un prochain mandat hier sur TF1, chaîne de son ami Martin Bouygues. J'invite ceux qui douteraient de ma retranscription de la déclaration de Nicolas Sarkozy : " Eh ben oui... Ch'ui candidat " à se rendre sur un site de partage de vidéos et à se refaire une petite séance de rattrapage.
En 2007, Nicolas Sarkozy, fraichement et largement élu réclamait, à juste titre, à être jugé sur ses résultats. Discours neuf, voire révolutionnaire pour un politique. Alors 5 chiffres, juste cinq …
Taux de chômage en 2007 : 8,8 % ( source INSEE ).
Objectif présidentiel déclarée : 5 %.
Taux de chômage en 2011 : 9, 7 % ( source INSEE ).
Déficit commercial cumulé de la zone €uro en 2011 : - 7 milliards d’€uros ( somme de tous les excédents et de tous les déficits de la zone ).
Déficit commercial de la France en 2011 : - 70 milliards d’€uros.
Alors... Si nous jugeons sur les résultats...
PS : et mention " passable " à Goudard pour le slogan approximatif trouvé pour le candidat Sarkozy.
PPS : et un grand éclat de rire en l'honneur d'Hervé Morin qui vient, aujourd'hui, lui aussi de laisser tomber, après Jean-Louis Boorlo, Christine Boutin, Jean-Pierre Chevennement, quittant le parti " P.... ne me retenez pas, je vais faire pêter tout le système " pour adhérer au très vieux parti " Chouette, peut être que je vais être à nouveau ministre " ...
En 2007, Nicolas Sarkozy, fraichement et largement élu réclamait, à juste titre, à être jugé sur ses résultats. Discours neuf, voire révolutionnaire pour un politique. Alors 5 chiffres, juste cinq …
Taux de chômage en 2007 : 8,8 % ( source INSEE ).
Objectif présidentiel déclarée : 5 %.
Taux de chômage en 2011 : 9, 7 % ( source INSEE ).
Déficit commercial cumulé de la zone €uro en 2011 : - 7 milliards d’€uros ( somme de tous les excédents et de tous les déficits de la zone ).
Déficit commercial de la France en 2011 : - 70 milliards d’€uros.
Alors... Si nous jugeons sur les résultats...
PS : et mention " passable " à Goudard pour le slogan approximatif trouvé pour le candidat Sarkozy.
PPS : et un grand éclat de rire en l'honneur d'Hervé Morin qui vient, aujourd'hui, lui aussi de laisser tomber, après Jean-Louis Boorlo, Christine Boutin, Jean-Pierre Chevennement, quittant le parti " P.... ne me retenez pas, je vais faire pêter tout le système " pour adhérer au très vieux parti " Chouette, peut être que je vais être à nouveau ministre " ...
mercredi 15 février 2012
Carton rouge pour C. Vanneste
J’avais 14 ans. J’étais en 3 eme. Un après-midi, un monsieur que nous voyions de temps en temps, un monsieur à l’air très sérieux, portant moustaches et chapeau est entré dans notre classe : la 3 eme A du collège Ferdinand Buisson de Juvisy-sur Orge. Notre professeur d’espagnol s’est levé et nous en avons tous fait autant pour saluer un des inspecteurs de l’académie. Ce monsieur a écrit, sur le tableau noir « 25 eme anniversaire des camps de la mort. Qu’est-ce que cette commémoration vous inspire ? ». Il a ensuite échangé quelques phrases avec notre professeur puis a quitté notre salle de classe.
Notre professeur nous a expliqué qu'exceptionnellement il n’assurerait pas son cours mais une surveillance de 3 heures pour que nous rédigions. Il a ajouté que les copies seraient corrigées par un collège de professeurs de l’établissement. Les deux meilleures rédactions de la classe, tout comme les deux meilleures copies de chaque classe de troisième du département, partiraient trois jours pour visiter un endroit dont nous n’avions jamais entendu parler : le KL Natzweiler plus communément appelé le camp du Struthof.
Nous avons commencé à réfléchir. Au bout de quelques minutes, un copain s’est levé et a rendu sa copie. Le professeur l’a regardé, lui a passé une main dans les cheveux puis lui a dit de rejoindre l’étude. Ce n’est que plus tard que j’ai compris pourquoi il avait rendu feuille blanche.
J’ai eu la chance, je dis bien la chance de faire ce voyage. Je sais depuis que plus de 50 000 personnes de toutes nationalités ont été déportées dans ce camp. Je sais aussi qu’ils l’ont été pour des raisons inadmissibles. Déportés parce qu’opposants politiques, déportés parce que Juifs, déportés parce que Tziganes… déportés parce qu'homosexuels. Le plus jeune déporté avait 11 ans ! L’immense majorité une vingtaine d’années ! Je sais aussi depuis que le Struthof n’était qu’un immonde petit rouage d’un système abject.
C’est aussi la première fois que j’ai vu pleurer un homme. L’homme qui nous accompagnait pendant cette visite et qui avait eu la chance de sortir vivant de cet enfer. C’était un résistant… Il était français, juif et communiste.
Alors Vanneste, ses propos négationistes et homophobes… Basta… Carton rouge. Exclusion définitive et immédiate de l’UMP. A l’idéal, inégibilité pour une bonne cinquantaine d’années. Lire les délires de C. Vanneste
Notre professeur nous a expliqué qu'exceptionnellement il n’assurerait pas son cours mais une surveillance de 3 heures pour que nous rédigions. Il a ajouté que les copies seraient corrigées par un collège de professeurs de l’établissement. Les deux meilleures rédactions de la classe, tout comme les deux meilleures copies de chaque classe de troisième du département, partiraient trois jours pour visiter un endroit dont nous n’avions jamais entendu parler : le KL Natzweiler plus communément appelé le camp du Struthof.
Nous avons commencé à réfléchir. Au bout de quelques minutes, un copain s’est levé et a rendu sa copie. Le professeur l’a regardé, lui a passé une main dans les cheveux puis lui a dit de rejoindre l’étude. Ce n’est que plus tard que j’ai compris pourquoi il avait rendu feuille blanche.
J’ai eu la chance, je dis bien la chance de faire ce voyage. Je sais depuis que plus de 50 000 personnes de toutes nationalités ont été déportées dans ce camp. Je sais aussi qu’ils l’ont été pour des raisons inadmissibles. Déportés parce qu’opposants politiques, déportés parce que Juifs, déportés parce que Tziganes… déportés parce qu'homosexuels. Le plus jeune déporté avait 11 ans ! L’immense majorité une vingtaine d’années ! Je sais aussi depuis que le Struthof n’était qu’un immonde petit rouage d’un système abject.
C’est aussi la première fois que j’ai vu pleurer un homme. L’homme qui nous accompagnait pendant cette visite et qui avait eu la chance de sortir vivant de cet enfer. C’était un résistant… Il était français, juif et communiste.
Alors Vanneste, ses propos négationistes et homophobes… Basta… Carton rouge. Exclusion définitive et immédiate de l’UMP. A l’idéal, inégibilité pour une bonne cinquantaine d’années. Lire les délires de C. Vanneste
Tout augmente. Même le budget militaire chinois !
Le budget de la défense ressortait à 119,8 milliards de dollars ( 91 milliards d'euros ) dans les comptes de la Chine en 2011. Que faire quand on ne sait plus comment employer ses excédents commerciaux ? Au hasard et par exemple accroitre très nettement son effort militaire. Ainsi, le budget de la défense de la Chine dépassera 238 milliards de dollars en 2015, soit une progression annuelle moyenne de 18,75%, selon des chiffres du groupe américain de recherche I H S.
En 2015, les dépenses militaires chinoises dépasseront ainsi les budgets combinés des 12 autres plus grandes puissances de l'Asie-Pacifique, qui devraient atteindre un total de 232 milliards de dollars.
Rendu à ce niveau, le budget chinois sera près de quatre fois supérieur à celui du Japon, numéro deux dans la région en termes de dépenses militaires, a précisé le même institut dans une étude publiée mardi 14 février à Singapour.
Donc, contrairement à une idée reçue, les chinois ne font pas que travailler... Ils s'arment.
En 2015, les dépenses militaires chinoises dépasseront ainsi les budgets combinés des 12 autres plus grandes puissances de l'Asie-Pacifique, qui devraient atteindre un total de 232 milliards de dollars.
Rendu à ce niveau, le budget chinois sera près de quatre fois supérieur à celui du Japon, numéro deux dans la région en termes de dépenses militaires, a précisé le même institut dans une étude publiée mardi 14 février à Singapour.
Donc, contrairement à une idée reçue, les chinois ne font pas que travailler... Ils s'arment.
lundi 13 février 2012
Passez par la case départ ou rendez-vous directement en prison ?
Dans une indifférence générale, l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a annoncé, lundi 13 février, avoir mis fin, au cours du week-end, à l'interdiction des ventes à découvert sur les titres émis par 10 grandes banques et sociétés d'assurance cotés sur le marché parisien. Parmi les sociétés concernées par cette mesure citons, entre-autres, AXA, BNP Paribas SA, Crédit agricole et la Société Générale. Cette interdiction avait été promulguée le 11 août 2011 alors que le CAC40 dévissait à n’en plus finir.
Rappel de ce qu’est une vente à découvert. La vente à découvert consiste à vendre à terme ( à une date convenue d’avance ) un « actif » que l'on ne détient pas le jour où cette vente est signée mais que l’on s’engage à détenir le jour où la conclusion de la vente est prévue.
« L'actif » peut être constitué par des actions, voire des devises ou des matières premières. Si la valeur de « l’actif » faisant l’objet de cette vente baisse après la vente à découvert, le vendeur peut le racheter au comptant et dégager une plus-value. Le gain potentiel théorique est limité donc à la valeur de l'actif. Si, à l'inverse, elle monte, le vendeur s'expose à perdre bien plus que sa culotte car le risque de perte est illimitée. Nous sommes donc ici dans le saint des saints, le sanctuaire des traders assistés par des norias d’ordinateurs dument programmés pour jouer à ce Monopoly infernal.
La vente à découvert n’est pas illégale. Mais il est vrai qu’en période de grande instabilité financière, elle contribue largement à précipiter la chute des actions des sociétés qui en sont l’objet. Rappelez-vous les courts des actions SG, Crédit Agricole par exemple durant l’été.
Cette activité est d’autant plus spéculative que le législateur, dont la sapience est ici prise en défaut, n’oblige pas le vendeur à posséder les fonds nécessaires pour acheter ce qu'il compte vendre !
En caricaturant ( mais si peu ) il est possible de se porter acquéreur de 7 500 000 actions SG à 15 €uros en date du 31 mars 2012 ( l’action côte 22,615 €uros le 13/12/2012 à 16h45 heure où j’écris ces lignes et le volume de transaction de la journée ressort à un peu plus de 7 500 000 actions ) sans disposer en garantie du premier €uro des 112 500 000 €uros nécessaires pour honorer la transaction. Essayez donc d’acheter une Logan sans verser d’arrhes ou d’acompte, vous m’en direz des nouvelles.
Allez, je relance les dès : double six. Me voici rue du Faubourg Saint Honoré…
Rappel de ce qu’est une vente à découvert. La vente à découvert consiste à vendre à terme ( à une date convenue d’avance ) un « actif » que l'on ne détient pas le jour où cette vente est signée mais que l’on s’engage à détenir le jour où la conclusion de la vente est prévue.
« L'actif » peut être constitué par des actions, voire des devises ou des matières premières. Si la valeur de « l’actif » faisant l’objet de cette vente baisse après la vente à découvert, le vendeur peut le racheter au comptant et dégager une plus-value. Le gain potentiel théorique est limité donc à la valeur de l'actif. Si, à l'inverse, elle monte, le vendeur s'expose à perdre bien plus que sa culotte car le risque de perte est illimitée. Nous sommes donc ici dans le saint des saints, le sanctuaire des traders assistés par des norias d’ordinateurs dument programmés pour jouer à ce Monopoly infernal.
La vente à découvert n’est pas illégale. Mais il est vrai qu’en période de grande instabilité financière, elle contribue largement à précipiter la chute des actions des sociétés qui en sont l’objet. Rappelez-vous les courts des actions SG, Crédit Agricole par exemple durant l’été.
Cette activité est d’autant plus spéculative que le législateur, dont la sapience est ici prise en défaut, n’oblige pas le vendeur à posséder les fonds nécessaires pour acheter ce qu'il compte vendre !
En caricaturant ( mais si peu ) il est possible de se porter acquéreur de 7 500 000 actions SG à 15 €uros en date du 31 mars 2012 ( l’action côte 22,615 €uros le 13/12/2012 à 16h45 heure où j’écris ces lignes et le volume de transaction de la journée ressort à un peu plus de 7 500 000 actions ) sans disposer en garantie du premier €uro des 112 500 000 €uros nécessaires pour honorer la transaction. Essayez donc d’acheter une Logan sans verser d’arrhes ou d’acompte, vous m’en direz des nouvelles.
Allez, je relance les dès : double six. Me voici rue du Faubourg Saint Honoré…
dimanche 12 février 2012
Ca y est. Je l’ai enfin trouvé !
Mais de quoi parle-t-il vous demandez-vous en ce matin froid ? Qu’a-t-il trouvé enfin ? Le Saint Graal ? La clef du champ de tir ? Voire le fameux maillet du piquet d’incendie ? Non. Trois fois non. J’ai enfin trouvé, sur le site de la mairie de Saint-Pierre Quiberon, le discours de vœux prononcé par notre maire le 20 janvier de cette année. I C I . Qu’en dire ( après l’avoir lu plusieurs fois ) ? C’est une bonne vieille recette de vœux comme il doit s’en prononcer probablement dans quelques milliers de communes françaises chaque année : un zeste de considération sur la situation internationale, deux pincées d’écologie, trois sanglots sur la crise, agiter le tout puis rajouter quelques grosses louches d’autosatisfaction et servir à volonté. Mais comme me disait ma grand-mère quand j’argumentais une mauvaise note en prétextant que tous les élèves avaient peu ou prou la même que la mienne : « les autres, on s’en fiche ! ». Alors, regardons d’un peu plus près la recette développée dans les seize pages de ce document, écrit, une fois de plus, dans un style d’où toute forme d’amphigourisme ( décidemment j’adore ce mot ! ) a été exclue.
Un zeste de considération sur la situation internationale. Les révolutions arabes dont nous souhaitons tous qu’elles procurent un avenir meilleur aux populations concernées, la crise de l’€uro qui, soit dit en passant, n’est que la matérialisation d’une construction européenne hélas ratée ( ne pas confondre la cause et la conséquence… ) Un zeste de considération sur la situation internationale…
Deux pincées d’écologie. Sur le fond et la forme c’est toujours porteur. Qui peut-être contre le fait de protéger notre océan, nos côtes, nos dunes et nos landes ? Mis à part un rescapé de l’ère pompidolienne du tout béton, crypto adepte d’une deux fois deux voies Auray / Quiberon dont l’utilié n’apparaitrait de six semaines par an à raison de deux heures par jour ? Voire un nucléarocrâte voulant couper la presqu’ile en deux en installant une centrale nucléaire dans un lieu classé monument historique depuis le 23 juin 1933 ? Deux pincées d’écologie…
Trois sanglots sur la crise. Pas de travail pour les jeunes ( j’y reviendrai ), difficulté d’embauche pour les seniors ( j’y reviendrai aussi ), « gâteau » qui diminue d’où la nécessité de redéfinir une fois de plus la façon de le partager ( j'y reviendrai également ), la gabegie supposée de certains élus ( supposées pour certains surement, mais réelle pour d’autres si l’on en croit les rapports de la Cour des Comptes et des Cours Régionales des Comptes ) débouchent sur un constat : oui, les français ont raison de broyer du noir, pratiquement autant, si j'en crois notre édile, que les irakiens et les afghans ! Trois sanglots sur la crise…
Quelques grosses louches d’autosatisfaction. La liste est longue des choses bien faites ou qui ne pourrait se faire autrement. Succès de la médiathèque, vitalité de la vie associative, promesse d’avenir radieux avec la communauté de communes du Pays d’Auray née aux forceps ( Je prend date ce jour et j’attends le rapport de la Cour des Comptes qui nous expliquera, dans quelques années, que cette « communauté » à 24 comme bon nombre d’autres communautés de ce type n’a contribué qu’à accroître les coûts de fonctionnement des services publics ), PLU et OT ( dont la conception pour le premier et la création pour le second ne sont que les preuves vivantes de notre incapacité à nous entendre avec notre voisine Quiberon ! ). Sans parler de l’espoir de la pose de la première pierre d’une nouvelle mairie. Je radote et je rappelle donc, une fois encore, que l’équipe municipale n’a pas reçu mandat de la population pour un tel projet. Pour une raison simple : c’est qu’elle n'avait sollicité mandat que pour des travaux de rénovation. Comme disait Napoléon Bonaparte « Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner. » A méditer pour 2014 alors que notre maire nous rappelle, à l'occasion des élections présidentielles et législatives : «... Nous connaissons la formule inscrite sur notre carte électorale, alors profitons des quatre week end consacrés à l’expression de la démocratie...». Charité bien ordonnée... Se rajoutent à cela quelques initiatives sympathiques mais anecdotiques tel que le projet de séminaires d’entreprises sur lequel réfléchit le « Conseil des Sages »… Avec 20 ans de retard car l'époque où les entreprises investissaient dans des séminaires est bien loin. La tendance du moment reste et restera durablement le coup de rabot dans le compte d'exploitation, pas l'augmentation des coûts. Enfin… Souhaitons franchement bonne chance à cette initiative hélas bien trop tardive et à rebours de la conjoncture. Quelques grosses louches d’autosatisfaction…
Quant à ce qui constitue l’alpha et l’oméga d’un développement économique à savoir l'emploi ? Rien. Pas d’initiative pour attirer de nouveaux artisans, de nouvelles PME, de nouvelles professions libérales. Rien. L'incitation pour l'emploi privé : connait pas. Gestion des affaires courantes et constructions diverses sont financées par l’emprunt et par la subvention donc par l'impôt, comme depuis la nuit des temps. Le gâteau diminue ici aussi… Mieux vaudrait donc prévoir, si j'en crois ce discours, de faire des parts plus petites ( encore et toujours... ) plutôt que d’essayer de produire plus d’œufs ou de farine pour cuisiner un plus gros gâteau histoire de rester dans la métaphore culinaire. Il n'y a qu'à regarder l'impact en terme de création d'emplois de la loi dite des 35 heures qui relève de la même philosophie ( redistribution du travail en période de crise ) pour se convaincre de l'inefficacité de telles mesures. La redistribution certes... Mais à condition d'avoir produit avant de la richesse à distribuer.
Rendez-vous en 2013 pour un nouveau discours.
Un zeste de considération sur la situation internationale. Les révolutions arabes dont nous souhaitons tous qu’elles procurent un avenir meilleur aux populations concernées, la crise de l’€uro qui, soit dit en passant, n’est que la matérialisation d’une construction européenne hélas ratée ( ne pas confondre la cause et la conséquence… ) Un zeste de considération sur la situation internationale…
Deux pincées d’écologie. Sur le fond et la forme c’est toujours porteur. Qui peut-être contre le fait de protéger notre océan, nos côtes, nos dunes et nos landes ? Mis à part un rescapé de l’ère pompidolienne du tout béton, crypto adepte d’une deux fois deux voies Auray / Quiberon dont l’utilié n’apparaitrait de six semaines par an à raison de deux heures par jour ? Voire un nucléarocrâte voulant couper la presqu’ile en deux en installant une centrale nucléaire dans un lieu classé monument historique depuis le 23 juin 1933 ? Deux pincées d’écologie…
Trois sanglots sur la crise. Pas de travail pour les jeunes ( j’y reviendrai ), difficulté d’embauche pour les seniors ( j’y reviendrai aussi ), « gâteau » qui diminue d’où la nécessité de redéfinir une fois de plus la façon de le partager ( j'y reviendrai également ), la gabegie supposée de certains élus ( supposées pour certains surement, mais réelle pour d’autres si l’on en croit les rapports de la Cour des Comptes et des Cours Régionales des Comptes ) débouchent sur un constat : oui, les français ont raison de broyer du noir, pratiquement autant, si j'en crois notre édile, que les irakiens et les afghans ! Trois sanglots sur la crise…
Quelques grosses louches d’autosatisfaction. La liste est longue des choses bien faites ou qui ne pourrait se faire autrement. Succès de la médiathèque, vitalité de la vie associative, promesse d’avenir radieux avec la communauté de communes du Pays d’Auray née aux forceps ( Je prend date ce jour et j’attends le rapport de la Cour des Comptes qui nous expliquera, dans quelques années, que cette « communauté » à 24 comme bon nombre d’autres communautés de ce type n’a contribué qu’à accroître les coûts de fonctionnement des services publics ), PLU et OT ( dont la conception pour le premier et la création pour le second ne sont que les preuves vivantes de notre incapacité à nous entendre avec notre voisine Quiberon ! ). Sans parler de l’espoir de la pose de la première pierre d’une nouvelle mairie. Je radote et je rappelle donc, une fois encore, que l’équipe municipale n’a pas reçu mandat de la population pour un tel projet. Pour une raison simple : c’est qu’elle n'avait sollicité mandat que pour des travaux de rénovation. Comme disait Napoléon Bonaparte « Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner. » A méditer pour 2014 alors que notre maire nous rappelle, à l'occasion des élections présidentielles et législatives : «... Nous connaissons la formule inscrite sur notre carte électorale, alors profitons des quatre week end consacrés à l’expression de la démocratie...». Charité bien ordonnée... Se rajoutent à cela quelques initiatives sympathiques mais anecdotiques tel que le projet de séminaires d’entreprises sur lequel réfléchit le « Conseil des Sages »… Avec 20 ans de retard car l'époque où les entreprises investissaient dans des séminaires est bien loin. La tendance du moment reste et restera durablement le coup de rabot dans le compte d'exploitation, pas l'augmentation des coûts. Enfin… Souhaitons franchement bonne chance à cette initiative hélas bien trop tardive et à rebours de la conjoncture. Quelques grosses louches d’autosatisfaction…
Quant à ce qui constitue l’alpha et l’oméga d’un développement économique à savoir l'emploi ? Rien. Pas d’initiative pour attirer de nouveaux artisans, de nouvelles PME, de nouvelles professions libérales. Rien. L'incitation pour l'emploi privé : connait pas. Gestion des affaires courantes et constructions diverses sont financées par l’emprunt et par la subvention donc par l'impôt, comme depuis la nuit des temps. Le gâteau diminue ici aussi… Mieux vaudrait donc prévoir, si j'en crois ce discours, de faire des parts plus petites ( encore et toujours... ) plutôt que d’essayer de produire plus d’œufs ou de farine pour cuisiner un plus gros gâteau histoire de rester dans la métaphore culinaire. Il n'y a qu'à regarder l'impact en terme de création d'emplois de la loi dite des 35 heures qui relève de la même philosophie ( redistribution du travail en période de crise ) pour se convaincre de l'inefficacité de telles mesures. La redistribution certes... Mais à condition d'avoir produit avant de la richesse à distribuer.
Rendez-vous en 2013 pour un nouveau discours.
jeudi 9 février 2012
Il y a plus de 220 ans maintenant…
Hier au soir, grosse insomnie. Zeste de décalage horaire ? Relents de « pina colada » mal digérée ? Va savoir Edouard ! Au bout d’un moment, l’idée m’a pris de rafraîchir, voire plutôt de tenter de parfaire mes faibles connaissances sur certains de nos grands hommes. Direction Wikipedia : Danton, Marat, Saint-Just, Robespierre…
Et devant mes yeux qui commençaient à fatiguer a surgi cette phrase, prononcée par ce dernier le 2 janvier 1792 au Club des Jacobins :
« La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme ennemis. »
Toujours d’une vibrante actualité non alors que les démocraties occidentales sont embourbées en Irak et en Afghanistan ? …
mercredi 8 février 2012
Savez-vous que (2)...
… Il m’arrive de réfléchir sur des problèmes graves. Attention, on ne rit pas dans les rangs du fond. Si, si. Je vous assure, je réfléchis sur des sujets tout ce qu’il y a de plus sérieux. Mais il faut que les conditions soient propices. Par exemple, pendant les vacances. La dernière fois est donc encore fraîche dans mon esprit. Allongé sur la plage du Coco Beach Asshole Hotel Resort and Spa à Punta Cana, vous savez, l’hôtel où l’on peut réserver selon l’expression populaire « pour une poignée de roupies » ( je précise au passage pour certain que la monnaie locale est le Peso Dominicain… Juste pour qu’ils n’aient plus l’air trop con bête ). Il faut dire que coincé entre une centrale thermique au charbon et une usine d’incinération de déchets industriels, heureusement que la pension complète coute moins chère qu’une nuitée dans un hôtel Formule 1. Mais je m’égare…
Allongé donc… Un gobelet en plastique contenant une cuba libre tiède vissé dans le sable à portée de main, j’écoutais l’intégrale de Félix Grey et Didier Barbelivien sur mon vieux walkman Sony ( faut économiser quand on veut voyager donc point de MP3, de « liseuse » et autre tablette ) et, en regardant mes voisins nord américains les plus proches, me vint une vision… Pire… Une certitude… A la fin de ce millénaire, les américains et les canadiens n’auront plus qu’une main. Deux bras toujours, mais une seule main. La seconde aura muté en un porte gobelet genre de ceux que l’on trouve dans les vieux monospaces.
En effet, mes lecteurs qui voyagent outre atlantique ont remarqué, tout comme moi, que nos amis canado-US se déplacent systématiquement avec un gobelet à la main. Ils travaillent, marchent, discutent,… Avec un gobelet « Starbuck » ou une canette de soda, voire une bouteille d’eau minérale dans la main.
Point n’est besoin pour s’en convaincre d’investir dans un aller-retour CDG / Newark. Regardez les séries américaines si vous en doutez. Ils arrivent même, leurs supers héros, à arrêter des criminels un gobelet dans une main et un 38’ dans l’autre…
Tout pareil en vacances… Tout ce qu’ils entreprennent, ils le font d’une main. La seconde étant occupée à tenir le précieux récipient. Il n’est donc pas idiot de penser que dans un millier d’années de là, la nature faisant bien les choses, cette main aura muté en un porte gobelet bien mieux adapté à leur mode de vie.
Sur ce, après cette puissante réflexion, je vais me détendre en écoutant le dernier Patrick Sébastien enrichi d'un remix du « Petit Bonhomme enCornichons Mousse » Un must. Que dis-je un monument de la culture française. La prochaine fois, je vous livrerai les réflexions qui m'ont assaillies quand, muni de ma carte vermeil, je me suis rendu en TER à Nantes... Allez du courage puisqu'il parait qu'il en faut mon Jeannot, et fait péter le Pernod !
PS : mais non... Je plaisante bien sûr. Je n'ai pas encore l'âge d'avoir une réduction 3 eme age auprès de la SNCF. Encore une petite dizaine d'années...
PPS : Ce qui suit n'a rien à voir. Une âme charitable pourrait-elle m'indiquer si le discours des voeux 2012 de notre maire est en ligne sur le beau site de la mairie de SPQ et, dans l'affirmative, me faire savoir surtout au fin fond de quelle rubrique il faut le chercher. D'avance merci.
Allongé donc… Un gobelet en plastique contenant une cuba libre tiède vissé dans le sable à portée de main, j’écoutais l’intégrale de Félix Grey et Didier Barbelivien sur mon vieux walkman Sony ( faut économiser quand on veut voyager donc point de MP3, de « liseuse » et autre tablette ) et, en regardant mes voisins nord américains les plus proches, me vint une vision… Pire… Une certitude… A la fin de ce millénaire, les américains et les canadiens n’auront plus qu’une main. Deux bras toujours, mais une seule main. La seconde aura muté en un porte gobelet genre de ceux que l’on trouve dans les vieux monospaces.
En effet, mes lecteurs qui voyagent outre atlantique ont remarqué, tout comme moi, que nos amis canado-US se déplacent systématiquement avec un gobelet à la main. Ils travaillent, marchent, discutent,… Avec un gobelet « Starbuck » ou une canette de soda, voire une bouteille d’eau minérale dans la main.
Point n’est besoin pour s’en convaincre d’investir dans un aller-retour CDG / Newark. Regardez les séries américaines si vous en doutez. Ils arrivent même, leurs supers héros, à arrêter des criminels un gobelet dans une main et un 38’ dans l’autre…
Tout pareil en vacances… Tout ce qu’ils entreprennent, ils le font d’une main. La seconde étant occupée à tenir le précieux récipient. Il n’est donc pas idiot de penser que dans un millier d’années de là, la nature faisant bien les choses, cette main aura muté en un porte gobelet bien mieux adapté à leur mode de vie.
Sur ce, après cette puissante réflexion, je vais me détendre en écoutant le dernier Patrick Sébastien enrichi d'un remix du « Petit Bonhomme en
PS : mais non... Je plaisante bien sûr. Je n'ai pas encore l'âge d'avoir une réduction 3 eme age auprès de la SNCF. Encore une petite dizaine d'années...
PPS : Ce qui suit n'a rien à voir. Une âme charitable pourrait-elle m'indiquer si le discours des voeux 2012 de notre maire est en ligne sur le beau site de la mairie de SPQ et, dans l'affirmative, me faire savoir surtout au fin fond de quelle rubrique il faut le chercher. D'avance merci.
mardi 7 février 2012
Et si elle ne bluffait pas ?
Le serpent de mer de la candidature « empêchée » de Marine Le Pen refait surface de plus en plus fréquemment. Avec 118 élus FN, il est difficile pour la fille du père d’atteindre les 500 signatures pour se présenter au premier tour des élections présidentielles. Info ? Intox ? Difficile de faire la part des choses tant il reste vrai que ce parti politique, transmis par le droit du sang du père à l’héritière reste un archaïsme dans la vie politique française. Tiens avant de poursuivre et histoire que les choses soient bien claires, j’engage tout un chacun à taper « Le Pen » dans la barre de recherche du blog histoire de lire ce que je pense de cette famille, de ses idées et de son parti.
Ceci étant posé, faut-il se réjouir si la Présidente du FN n’arrive pas à récolter les 500 parrainages nécessaires ? Personnellement je réponds non.
- Parce qu’un pays démocratique ne peut pas priver un parti qui représente plusieurs millions de votants à chaque élection de présenter un candidat à l’élection présidentielle
- Parce que cette même démocratie ridiculiserait ses institutions si un parti tel que Pêche Chasse et Traditions ( qui a rassemblé moins d’un million de voix aux dernières élections présidentielles ) arrive à présenter un candidat et pas le FN.
- Parce que ce n’est pas en poussant Le Pen sous le tapis que ses idées ne progresseront pas. C’est au contraire en les combattant face à face, arguments contre arguments que les thèses frontistes reculeront dans l’opinion publique.
- Parce que si Marine Le Pen ne peut pas concourir, un grand nombre de ses électeurs n’iront pas voter et que la participation s'avère une mesure de la vitalité d’une démocratie.
Précision. Si Marine Le Pen se trouve dans cette situation, elle ne doit pas en remercier ce qu’elle appelle « le système ». Non. Elle doit en remercier… Son père ! Ce dernier a toujours regardé ses élus locaux de travers, les considérant comme de potentiels rivaux pour la présidence du parti ( Bompard par exemple ). Cette chasse à la concurrence interne est une des raisons de la faiblesse de l’implantation du FN dans les communes.
Avocate de formation et donc plaideuse acharnée, Marine Le Pen en est réduite à fonder « officiellement » ses espoirs sur la question prioritaire de constitutionnalité qu'elle a soulevée. L'ironie de la situation est que la présidente du FN réclame justice de « manœuvres » de Nicolas Sarkozy ( objectivement bénéficiaire principal des voix FN si cette dernière ne peut pas se présenter ) en utilisant ce droit nouveau des justiciables institué par le président lui-même en 2008. La réponse de la bergère au berger en quelque sorte. Les Sages rendront leur décision d'ici au 22 février. S'ils déboutaient Marine Le Pen, la seule planche de salut qui lui resterait serait un appel aux élus locaux de « l’UMPS » au nom du pluralisme, ce qui n’est pas gagné car pour l'heure, les deux partis s'y refusent catégoriquement.
Ceci étant posé, faut-il se réjouir si la Présidente du FN n’arrive pas à récolter les 500 parrainages nécessaires ? Personnellement je réponds non.
- Parce qu’un pays démocratique ne peut pas priver un parti qui représente plusieurs millions de votants à chaque élection de présenter un candidat à l’élection présidentielle
- Parce que cette même démocratie ridiculiserait ses institutions si un parti tel que Pêche Chasse et Traditions ( qui a rassemblé moins d’un million de voix aux dernières élections présidentielles ) arrive à présenter un candidat et pas le FN.
- Parce que ce n’est pas en poussant Le Pen sous le tapis que ses idées ne progresseront pas. C’est au contraire en les combattant face à face, arguments contre arguments que les thèses frontistes reculeront dans l’opinion publique.
- Parce que si Marine Le Pen ne peut pas concourir, un grand nombre de ses électeurs n’iront pas voter et que la participation s'avère une mesure de la vitalité d’une démocratie.
| Il est à parier que si l'anonymat des parrainages était institué MLP aurait déjà ses 500 signatures. |
Avocate de formation et donc plaideuse acharnée, Marine Le Pen en est réduite à fonder « officiellement » ses espoirs sur la question prioritaire de constitutionnalité qu'elle a soulevée. L'ironie de la situation est que la présidente du FN réclame justice de « manœuvres » de Nicolas Sarkozy ( objectivement bénéficiaire principal des voix FN si cette dernière ne peut pas se présenter ) en utilisant ce droit nouveau des justiciables institué par le président lui-même en 2008. La réponse de la bergère au berger en quelque sorte. Les Sages rendront leur décision d'ici au 22 février. S'ils déboutaient Marine Le Pen, la seule planche de salut qui lui resterait serait un appel aux élus locaux de « l’UMPS » au nom du pluralisme, ce qui n’est pas gagné car pour l'heure, les deux partis s'y refusent catégoriquement.
dimanche 5 février 2012
Savez-vous que...
... Quand vous décollez de l'aéroport de Nantes Atlantique pour vous rendre à Punta Cana en République Dominicaine, si la couverture nuageuse est faible, voire inexistante, avant de profiter de ça :

Vous survolerez Houat et Belle Ile, ce qui vous permet d'adminer ça :
Vous survolerez Houat et Belle Ile, ce qui vous permet d'adminer ça :
PS : tiens, pendant que j'y suis... Savez-vous aussi que la musique n'adoucit pas spécialement les moeurs contrairement à ce que prétend la sagesse populaire ? Et que se vanter d'écouter ( en toute modestie bien entendu ) Rachmaninov n'est pas forcement un signe d'intelligence ? Moi, jusqu'à aujourd'hui, je ne le savais pas encore... Mais maintenant... j'en suis certain !
PPS : personnellement, c'est plutôt Liszt et Chopin... Bref, plutôt les originaux que la copie aussi talentueuse fut-elle. Mais bon, les goûts et les couleurs hein mon gars ?
Inscription à :
Articles (Atom)





