Voici deux publicitaires à la une des média.
Le premier, le toujours très créatif Jacques Séguéla, retrouve la une non pas pour le dernier livre qu’il vient de commettre mais pour une sortie verbale comme il en devient coutumier. Sur le plateau TV d’une des innombrables émissions animées par le déjà inoxydable Laurent Ruquier, Jacques Séguéla s’est fait secoué le logo par Audrey Pulvar qui visiblement n’a pas trouvé son dernier ouvrage « Le pouvoir dans la peau » d’une très bonne facture : « … Je n’ai pas compris la thèse de ce bouquin. Pour moi, c’est la thèse de première année d’un élève en communication ...», « … On n’attaque pas la publicité, mais la communication qui tue la politique… ». Pas très fair play, en promo dans l’émission « Le Gros Squat » diffusée sur Rockone.fr et Radio Néo, le lendemain, Jacques S se fend d’une trilogie destinée à ce que la journaliste ne se découvre pas d’un fil en avril « … Salope …bête et méchante ». Ca ce n’est pas de la base line à deux balles. Il n’a pas fait dans la « force tranquille » sur ce coup là… Du lourd et du gras… Certes les chroniques d’Audrey Pulvar ne sont pas franchement transcendantes mais ceci ne justifie pas de faire du « Vieux Guerlain » dans le texte. Allez, pour l’occasion, je rends hommage une fois de plus à Pierre Desproges formidable visionnaire qui nous posait cette question existentielle il y a déjà des années : « Jacques Séguéla est-il un con ? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse. Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup. ». Depuis, Jacques s'est excusé adressant une courte missive à la journaliste.
Le second publicitaire à occuper la une, et pour des raisons autrement plus importantes, est Maurice Lévy qui s’apprête à toucher le plus gros chèque jamais signé à un dirigeant d’entreprise soit 16 millions d’€uros ( 11 428 SMIC ).
Petit rappel. Le versement de cette somme correspond à un accord signé il y a une quinzaine d'années entre des actionnaires au premier rang desquels Elisabeth Badinter et un dirigeant. En 1996, Publicis réalisait 560 millions d'€uros de chiffre d'affaires et environ 23 millions de bénéfice net. Fin 2011, le chiffre d'affaires a été multiplié par plus de 10 à 5,8 milliards d'euros, et le bénéfice net multiplié par 26 à 600 millions d'euros. Dans le même temps, le groupe est passé du 14e au 3e rang mondial des groupes de communication. Il est donc logique que le dirigeant qui a à son actif un tel succès soit rémunéré de façon très, très importante. Pour autant, faut-il qu’il le soit à un niveau qui évoque plus dans l'inconscient collectif le montant d'un super jackpot de la Française des Jeux que celui du salaire d'un patron ? La question mérite d’être posée. Par ailleurs, quel niveau de fiscalité devrait être appliqué à un tel revenu ? Voici une autre question intéressante.
Une remarque pas anodine. Il est a remarquer que ce « deal » entre Maurice Lévy et les actionnaires de Publicis a été béni par la plus importante détentrice d’actions du groupe : Elisabeth Badinter, femme engagée dont le cœur bat « à gauche » mais qui n’a pas hésité à donner son accord à un tel montage outrancier, persuadée qu’elle était que Maurice Lévy était l’homme le plus à même de préserver et de faire fructifier ses intérêts… Cœur à gauche… Portefeuille à droite ?
PS : aujourd'hui, 3 avril 2012, Marianne annonce que depuis le 1er janvier 2011, Maurice Lévy, touche, de la part de Publicis, une retraite comprise entre 8 000 €/m et 10 000 €/m. De l'argent de poche en quelque sorte. Lien
Quant à Rue89, il nous informe qu'un soutient actif des salariés au Président se met en place dans l'entreprise. Soutient à la Brejnev : Lien
PS : aujourd'hui, 3 avril 2012, Marianne annonce que depuis le 1er janvier 2011, Maurice Lévy, touche, de la part de Publicis, une retraite comprise entre 8 000 €/m et 10 000 €/m. De l'argent de poche en quelque sorte. Lien
Quant à Rue89, il nous informe qu'un soutient actif des salariés au Président se met en place dans l'entreprise. Soutient à la Brejnev : Lien


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