« … Je pense qu'il faut revaloriser d'urgence la fonction enseignante… », et de rajouter « … qu'il fallait repenser le rôle des enseignants et rediscuter de leur mission telle qu'elle est fixée dans un décret de 1958… » Décret qui encadre notamment leurs heures de présence dans les établissements scolaires, et ce « … sur une base volontaire. » et ceci à moyens constants voire réduits dans la mesure où selon lui, les effectifs des enfants scolarisés auraient diminué de 400 000 alors que les effectifs des enseignants s’accroissaient de 45 000 sur la période 2000 / 2010.
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- Nombre d'élèves dans l'ensemble du secteur éducatif, du premier degré au supérieur. Les effectifs, hors lycées agricoles, sont passés de 14.935.400 en 2000-2001 à 14.998.200 en 2010-2011, soit une augmentation de 62.800 sur cette période de 10 ans.
- Nombre d’élèves des les premier et second degrés.
Les effectifs passent de 12.166.400 en 2000-2001 à 12.017.500 en 2010-2011, soit une diminution de 148.900 ( très loin des 400.000 annoncés par notre Président ).
En ce qui concerne les enseignants, les effectifs totaux sont passés dans le premier cas de 989.890 en 2001 à 928.458 en 2011, soit une baisse de 61.432 et non une hausse de 45.000.
Si l'on ne retient que les enseignants du second degré du secteur public, ces effectifs sont passés de 389.249 en 2000-2001 à 349.119 en 2010-2011, soit une baisse de 40.130.
Ce n’est pas un des deux François qui balance les chiffres qui précèdent. C’est le Ministère de l’Education Nationale ! Alors... dossier mal préparé ? Approximation présidentielle ? Volonté de travestir la réalité ? Surmenage ? Chacun appréciera.
Quant à la réforme de l’enseignement, c’est une évidence qu’il faut s’y atteler. C’est une évidence depuis des années… Les classements effectués par des organismes internationaux montrent chaque année qu’en dépit d’un effort financier important, notre système éducatif est devenu, au fil des ans, un des plus mauvais des pays membres de l’OCDE. Comment améliorer l’efficacité et l’efficience de ce système ? J’avoue ne pas avoir d’idée sur la question. Peut être qu’un dialogue dépourvu d’arrières pensées politiques et partisanes entre un gouvernement et les syndicats d’enseignants serait un bon point de départ… un dialogue où chacun laisserait ses dogmes à la porte de la salle de réunion.
Notre Président qui a eu, n’en doutons-pas, la merveilleuse idée en se rasant lundi matin de se pencher un peu sur les problèmes de notre système éducatif a raison. Oui, il y a urgence, car pendant cinq ans ( au moins ), dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il n’y a pas eu grand-chose de fait.
De là à considérer qu'il est le mieux placé pour l'entreprendre, il y a un grand pas que personnellement je ne suis pas disposé à franchir.

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