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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

samedi 25 février 2012

Du neuf avec du vieux.

La réforme du système électoral avec introduction d’une part de proportionnelle. La suppression des « golden parachutes ». Les affirmations quant au maintien des emplois industriels. La valeur du travail… Idées neuves de notre Président candidat à sa réélection ou vieux ragout congelé dès le printemps 2007 et réchauffé depuis quinze jours ?
Pour ceux qui n’ont pas encore d’opinion sur la question, il suffit tout simplement de retrouver ça et là sur internet les déclarations que faisaient Nicolas Sarkozy dès 2006 dans le cadre de sa précampagne en vue de l’élection présidentielle.
Serions-nous de parfaites têtes de linottes ? Serions-nous, comme le disait le Grand Charles, un peuple de veaux que l’on peut mener selon son gré soit au pâturage soit à l’abattoir ? Un petit élément de réponse au travers de cette phrase, pêchée dans un article du figaro.fr et attribuée par ce site d’information à un des « stratèges » de la campagne de Nicolas Sarkozy qui bondit d’usines en Salon de l’Agriculture… « Jamais cette campagne ne changera, elle est parfaite, elle dit tout ». ( Lien )
Pour une fois, oui, je suis d’accord. Elle dit tout. Tout ce qui n’a pas été fait par manque de courage ( mini réformes des retraites et de la fonction publique ), par manque de vision ( ne voulait-il pas mettre en place le système de prêts hypothécaires US dans notre pays - les fameux subprimes - ? ), par manque d’anticipation ( trois plans successifs pour faire face aux mêmes problémes ). Mais aussi tout ce qui a été fait pour maintenir un « statu quo » favorable à « l’élite » que fustige aujourd’hui le candidat Nicolas Sarkozy. ( Tiens, une petit pique au passage à un donneur de leçon patenté : c’est ça le poujadisme mon garçon ).
Quant à la promesse de redonner la parole au peuple ( et de deux : poujadisme quand tu nous tiens hein mon gamin ? ) par voie référendaire, elle pourrait éventuellement être prise au sérieux à condition d’oublier que le Sénat a basculé à gauche. Ce changement de couleur politique empêchera Nicolas Sarkozy s’il était réélu d’obtenir la majorité des 3/5eme au Congrès. Majorité nécessaire pour modifier la Constitution. En nous proposant magnanimement les urnes, il se dispense de sénateurs qui ne lui sont pas acquis... Bien vu !
Alors, pendant encore trois mois, gardons en mémoire ce que fut le quinquennat qui a failli, entre-autres, voir un blanc bec qui n’avait même pas un DEUG de droit en poche, se trouver propulsé à la présidence du plus grand quartier d’affaires d’Europe.

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