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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

mardi 17 janvier 2012

Connaissez-vous Guillaume S. ?

En 2002, le frère ainé de notre Président, ex-Président de l’UIT ( Union des Industries Textiles ), vice Président du MEDEF déclarait : « Je suis fier d’être un patron industriel qui délocalise, assez de faux semblants : la perte d’emploi, la déstabilisation industrielle, c’est normal, c’est l’évolution » (L’expansion 28/11/02). En 2006, il déposait le bilan de l’entreprise qu’il dirigeait et en 2008, devenait Président du Conseil d’Administration et Directeur Général du groupe Malakoff-Médéric. Depuis, et grâce à l'énergie de cet homme dynamique, le groupe qu’il préside a :
- à la faveur de la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur », engrangé les souscriptions des contrats d’assurance des 50 000 employés de Pôle Emploi et ainsi que celles des 120 000 employés de la Sécurité sociale.
- remporté le marché des CHR et engrangé 800 000 contrats d’assurance. ( Petit rappel : en juillet 2009, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, le taux de TVA de la restauration était réduit de 19,6 % à 5,5 %, offrant ainsi un cadeau annuel de 2,4 milliards d’euros aux cafés hôtels restaurants avec les conséquences que l’on connait sur les équilibres budgétaires de notre pays.
Quel talent commercial ! Et ce n’est peut être pas fini…
En octobre 2010, le député André Guérin ( PCF ) en vieux rabat-joie crypto stalinien montait sur ses grands chevaux pour dénoncer le projet de partenariat contre nature de Malakoff-Médéric avec la Caisse Nationale de Prévoyance ( CNP assurances ), 1er assureur de personnes en France mais également filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations ( CDC ), « Groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique ». La carpe publique et le lapin privatif…
Guillaume Sarkozy devait assurer la fonction de Président du conseil de surveillance de ce nouveau fonds d’investissement spécialisé dans la retraite par capitalisation et fondé à capter une part importante d’une épargne évaluée, selon le Conseil d’orientation sur les retraites, entre 40 à 110 milliards d’euros en 2020. Le projet a été rejeté par l’Autorité de contrôle prudentiel, mais le 17 décembre 2010, Guillaume Sarkozy affirmait aux salariés de Malakoff-Médéric, que le projet de coentreprise pourrait être de nouveau présenté en juin 2012 pour un lancement au 1er janvier 2013.
Lui, il parie sur la victoire de son frère en 2012. C’est beau l’esprit de famille… Surtout quand la notion de « conflit d’intérêts » vient à disparaitre totalement de la vie publique française.

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