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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

lundi 2 janvier 2012

Black submarines et karachinoiseries.


Le 2 décembre, le juge Renaud Van Ruymbeke a entendu un ancien haut fonctionnaire Gérard-Philippe Menayas dans le cadre de l’enquête sur le volet financier de l’affaire de Karachi.
Rappelons que dans cette affaire de vente de sous-marins nucléaires par la France au Pakistan, il est envisagé par la justice que des surfacturations aient été pratiquées à dessein par le vendeur ( DCNI ) pour rémunérer ( 185 millions de francs ) des intermédiaires ( Zyad Takieddine ), intermédiaires qui auraient ensuite reversé une partie de ces sommes en liquide pour aider un homme politique ( Edouard Balladur ) à financer sa campagne présidentielle ( 1995 ).
D’après le PV d’audition qu’ont pu lire des journalistes de « Libé », G.P Menayas ex ponte de la DCNI déclare « Il est clair que le ministère du Budget ( Nicolas Sarkozy – NdA ) a nécessairement donné son accord pour la création de Heine ( société luxembourgeoise destinée à recevoir les commissions – NdA ). Vu l’importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu’au niveau du cabinet du ministre. A mon niveau, j’avais pour correspondant au ministère du Budget Mme L., de la direction du Budget, qui était parfaitement au courant ».
A la question posée par RVR : « Si je vous comprends bien, la mise en place de la structure Heine n’a donc pu se faire qu’avec le double accord des deux cabinets du ministre du Budget et celui de la Défense ( Nicolas Sarkozy et François Léotard – NdA ) ? », la réponse de l’ancien haut fonctionnaire est des plus claires « Oui. J’ai une expérience en la matière, ayant travaillé six ans à la direction du Trésor. Je n’imagine pas qu’une telle décision ait pu être prise sans l’aval du cabinet du ministre » après avoir dit ceci « Si ces précautions n’avaient pas été prises, je n’aurais jamais obtenu […] l’accord de la direction générale des impôts […] pour payer des commissions via Heine.. » Tout ceci étant en grande partie confirmé par l’ancien PDG de DCNI Dominique Castellan mis en examen le 13 décembre pour abus de biens sociaux…
L’ancien haut fonctionnaire éclaire aussi dans sa déposition le rôle des frère Bazire dont l’un ( Benoît ) était, à la direction de l’armement en charge du suivi de ce contrat de vente au Pakistan et l’autre, Nicolas était chef de cabinet d’Edouard Balladur et directeur de sa campagne électorale. Je rappelle aussi que le candidat malheureux à cette élection présidentielle avait promis, en cas de succès, Matignon à François Léotard et Bercy à Nicolas Sarkozy… Question naïve pour terminer. D'une façon plus globale, comment les numéros 1 et 2 de l'équipe de campage d'un candidat à une élection ( de surcroît présidentielle ) peuvent-ils tout ignorer des sources de financement de la campagne de leur leader ? J'aimerai bien que quelqu'un m'explique...
Article de Libération : L I E N
Artice de l'Express : L I E N
Article du Figaro : L I E N


PS : Un grand merci aux visiteurs de ce blog qui ont lu 40137 pages d'Ici Radio Kerhostin en 2011. J'essaierai d'être aussi intéressant voire plus en 2012 !!!

1 commentaire:

fran a dit…

toutes ces histoires sont ridicules, ils y a des pays auxquels on ne peut vendre qu'en donnant des bakchich !!!!
Et malheureusement ces pays sont ceux où il y a de l'argent !!!