La citation du jour ou de la semaine...ou du mois !

" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

lundi 31 octobre 2011

La phrase pas drôle du jour.

« … Pour un viol, il faut un couteau, un pistolet, etc. »
Qui : Yvan Levaï.
Où : au micro de Pascale Clark sur France Inter.
Quand : vendredi 28 octobre 2011.
A quel propos : dans une chronique annonçant la sortie de son livre « DSK, chronique d’une exécution ».

Cette affirmation, à la fois scandaleuse et partisane peu de journalistes l’ont relevée. Mais elle n’a pas échappée à Philippe Bilger, ex-magistrat et blogueur associés au site Marianne2.fr

Rien n’est à retrancher du billet de Bilger. Vraiment rien.
Extrait :
"
On verra à la fin ce qu'il en est de l'interrogation formulée par le titre de mon billet. En tout cas, Ivan Levaï, pour défendre son ami Dominique Strauss-Kahn, a écrit et dit des inepties. Dans un livre annonçant le contenu : «DSK :chronique d'une exécution». A la radio, sur France Inter. Il a osé affirmer, avec le ton assuré et décisif qui est souvent le sien, que «pour un viol, il faut un couteau, un pistolet, etc.» Comment l'intelligence, par facilité ou pour complaire, peut-elle se dégrader à ce point ? Qu'Ivan Levaï, s'il en a le temps, vienne un jour assister à une audience criminelle si la victime du viol n'a pas souhaité le huis clos...Lire la suite .
"
Quand les féministes ukrainiennes de l'association Femen débarquent, à l'occasion de leur tournée européenne place des Vosges devant le domicile de DSK (hier lundi 31/10/2011), voici le résultat en images sur Le Post.

Pas très classe mais terriblement efficace. Le buzz se fait...

dimanche 30 octobre 2011

De « bons petits gars ».


J’ai déjà écrit ici que les extrémistes politiques et religieux de tous bords étaient un danger pour notre république laïque et démocratique. Souvent, très souvent en France, l’intégrisme religieux est assimilé à l’islamisme car c’est de cette forme d’intégrisme dont les media parle le plus. Mais chaque religion abrite bien malgré elle en son sein son lot de fous de Dieu qui veulent nous imposer leur croyance et leur mode de vie. Ainsi hier devant le Théâtre du Châtelet, à Paris, 200 à 300 manifestants catholiques d'extrême droite au cri de « France, jeunesse, chrétienté » se sont heurtés aux forces de l'ordre, dans un face à face tendu. Le groupe d’exaltés excités ( dont certains, arrêtés par la police, étaient armés de couteaux et de grenades lacrymogènes, ce qui évite sans doute d'avoir à tendre la joue gauche ) issu de la manifestation contre la « christianophobie », à l'appel de l'institut Civitas, qui a réuni 2000 personnes sur la voie publique en fin hier après-midi, a fait le siège d’un théâtre parisien. Comme des islamistes ont assiégé un cinéma à Tunis avant de le dévaster. Bonnet blanc. Blanc bonnet. L’objet de l’anathème des manifestants : la pièce de théâtre de Romeo Castellucci « Sur le concept du visage du fils de Dieu » joué au Théâtre de la ville, place du Châtelet à Paris. Rassemblés pour la circonstance, tout ce que notre pays compte d’anti démocrates : militants du Renouveau Français, Alexandre Gabriac ( conseiller régional exclu du FN pour des photos où il posait bras tendu ), des membres du GUD… Accompagnés par le bienveillant abbé Xavier Beauvais prieur de la paroisse intégriste parisienne des Saint-Nicolas-du-Chardonnet. L’objectif de ces anti démocrates : tenter d’interrompre les représentations de la pièce qu’ils jugent blasphématoire.
Je n’ai pas vu cette pièce de théâtre et si je résidais encore à Paris je n’y serai pas allé. Autant je suis bon public pour le cinéma, autant les « spectacles du vivant » me laissent de marbre. J’ai juste entendu l’interview donné par son auteur sur France Info samedi matin. Quitte à passer pour « un beauf » j’avoue que j’ai assimilé ce moment de radio à un sketch des « Inconnus ». Plus hermétique, plus microcosmiquement parisien… Impossible.
Mais sa représentation relève de la liberté d’expression… Tout simplement. Avec cette liberté, point de compromission.


PS : A signaler en périphérie de la manifestation la présence de quelques militants de Forsane Alizza, groupuscule islamiste radical, venu apporter leur soutien aux manifestants…

vendredi 28 octobre 2011

La bientôt île de Quiberon ?

Me voici encore en train de parler de trous ! Mais qu’est-ce qu’un trou ? Vite monsieur Wikipédia : « Un trou (du latin populaire traucum, d'origine prélatine) est une ouverture ou cavité, naturelle ou artificielle, qui traverse une surface ». Voici pour le sens propre du mot.
Et un trou, un vrai, un beau, un trou qui croît et s’accroît, un de nos honorables lecteurs ( que je remercie au passage ) vient de m’en signaler un.
Au départ, il ne s’agissait que d’un petit trou ( photo 1. Février 2011 ). Un petit trou tout bête. Un de ceux que l’on peut certainement boucher en deux coups de cuillère à pot. Zou… Bouché le trou. A pu ! Circulez, y a plus rien à voir. Encore faut-il s’en occuper ( visiblement avant l'été, le sujet trou n'était pas inscrit sur le calendrier de nos élus locaux qui pourtant lui avaient rendu une petite visite amicale ). Erreur, car le trou se révèle souvent sournois. Laissé tout seul dans son coin, il a tendance à en prendre à son aise. Il grossit plus où moins vite mais il grossit surtout quand un coup de vent de Suet vient à l'énerver. La preuve en image ( photos 2 et suivantes. Octobre 2011 ).
Voici pourquoi peut être la presqu’île sera un jour une île… Ce jour là, à la lumière vacillante des bougies éclairant nos foyers, les écrans plats de nos ordinateurs et de nos TV paisiblement éteints, serrés autour de nos cheminées ronflantes de joie nous retrouverons le plaisir de jouer au Trou du Cul.

La cale du Fort de Penthèvre en février 2011



La même fin octobre 2011



jeudi 27 octobre 2011

Des trous encore des trous !

L’UE vient d’effacer la moitié de la dette grecque. Enfin serais-je tenté d’écrire. Les banques dites « systémiques » ( en français dans le texte : celles dont le système bancaire européen et donc français ne peut pas se passer ) vont être recapitalisées avec garantie des états membres. Le fameux fond de stabilisation qui ne stabilisait pas grand-chose avec 440 milliards d’euros de dotation se voit doté de 660 milliards supplémentaires à 1 000 milliards ( pour information : dette publique italienne => 1 200 milliards ) Et si les bougies déposées en offrande aux saints patrons des banquiers ( Saint Matthieu et Saint Michel Archange ) remplissent leur office, un fond privé devrait voir le jour, probablement financé par la Chine ( moyennant quelles contreparties ? ) pour venir boucher les ( gros ) trous restants. Mais comme tout cet argent ( à l’exception des pépettes chinoises ) ne sont que des dettes, la solution mise en œuvre ne consiste que dans le creusement d’un nouveau trou financier pour boucher les précédents.
Un exemple.
Les banques détiennent des obligations d’état ( considérées jusqu’alors comme un placement de père de famille ). Les états demandent aux banques de valoriser dans leurs comptes ces emprunts au « prix du marché » ( où l’on reparle de monsieur Lémarchet ). Ces dernières devraient donc comptabiliser les obligations grecques à environ 46% de leur valeur d’émission, celles de l’Espagne et de l’Italie aux environs de 80%, et peut-être, dans un avenir très proche, les françaises à 90%, ou 95% …
Mais quand les états retourneront voir les banques, celles-ci se rappelleront de cette manipulation financière. Elles auront alors beau jeu de réclamer des intérêts plus élevés aux états compte tenu du risque financier qu’ils représentent. Il est bien connu que l’on ne prête ( pas cher ) qu’aux riches ! Contribuables à vos portefeuilles.
Les banques, toujours elles, devront ( avant le 30 juin 2012 ), trouver de quoi combler non seulement le « trou » comptable constaté à la suite de la dévaluation des emprunts d’Etat, mais aussi augmenter leurs fonds propres de 6% à 9% ( normes dites de Bâle 3 : pour 100 € prêtés, obligation d’avoir 9 € en « caisse ») soit 106 milliards d’euros à trouver dont 10 % pour les banques françaises…
Pour boucher ce trou, les banques devront se serrer la ceinture :
- baisse des dividendes, des bonus ( ce qui est une bonne chose ),
- réduction des coûts de fonctionnement ( licenciements en perspective ! ).
Mais aussi :
- faire appel à l'inévitable monsieur Lémarchet,
- avoir recours à des aides gouvernementales si les trois leviers qui précédent s’avèrent insuffisants,
- voire un recours au fond de stabilisation pour les pays en faillite ( Ex : la Grèce ).
Nous voici donc dans la situation des Shadocks… On creuse des trous pour boucher d’autres trous… Mais gardons espoir car comme le dit une maxime de ces braves bêtes « En essayant continuellement on finit par réussir. Donc : plus ça rate, plus on a des chances que ça marche »


Alléluia !

mardi 25 octobre 2011

Le meilleur et le pire.

Lundi un coup de vent de Suet ( Sud Est pour les profanes ) a balayé la presqu'île. Vent de 45 à 50 noeuds ( force 8 à 9  soit environ 80 km/h ) et grosse houle dans la baie de Quiberon dont la géographie ne constitue pas une barrière protectrice pour de tels vents. Résultat de ce coup de torchon automnal, à Kerhostin, deux bateaux ont été fracassés à la Roche Noire.
Le premier poussé comme un damné par la mer et le vent a tiré son corps mort hors de sa souille puis a culé jusqu'au rivage. Le second a vu sa chaîne d'amarrage se rompre sous les coups de boutoirs des vagues.
Fortunes de mer...
Le meilleur dans cette histoire, c'est la poignée d'hommes qui se sont battus ensemble pour éviter que les bateaux ne finissent pas en miettes sur les cailloux. Ils ont essayé. Ils ont échoué mais ils ont essayé ensemble en prenant des paquets de mer sur la tête et en risquant d'être blessé.
Tout le monde dans le village connaît les propriétaires de ces deux bateaux au moins de vue. L'un est mon voisin, l'autre l'ami d'un autre voisin. Leurs bateaux étaient des éléments de décoration de la " Plage Bleue " . D'avril à octobre, ils se dandinaient chaque année au mouillage... Preuve que la belle saison commençait... Preuve que la belle saison tirait à sa fin.
Et pourtant... Voici le pire... Des charognards habitant notre village, à peine les bateaux écrabouillés à la côte et le flux retiré se sont précipités pour récupérer bouts, pare-battages, lignes, cannes à pêche... Au nez et à la barbe de leurs propriétaires ! La palme de la mauvaise foi crapuleuse revenant à celui qui, pincé avec un pare-battage ( marqué ) sous le bras a assuré qu'il pensait l'objet à lui !

Le meilleur et le pire...


lundi 24 octobre 2011

Boris Vian avait chanté la sienne...

Dhöo ( Dhöo sur Facebook ) lui a choisi tout simplement d'écrire sa
Lettre au Président.

Se savoure en 3 mn.
S'écoute deux ou trois fois pour ne rien rater.

vendredi 21 octobre 2011

La dette publique expliquée aux nuls !

J'ai trouvé cette petite présentation sur Facebook
et
je l'ai trouvé claire et bien faite.

Prévoir une dizaine de minutes.

jeudi 20 octobre 2011

L’information importante et stratégique du jour.

Il n’y en n’a qu’une et une seule. Celle qui faut connaitre pour être « In ». Le Must… Encore plus importante que le déchainement de Moody’s contre l’Espagne. Plus captivante que l'agitation de ces milliers américains qui sous le slogan « Occupy Wall Street » sont en train de réclamer quelques onces de moralisation dans les activités de leurs opérateurs financiers. Plus révélatrice de notre époque que ces grecs qui refusent de se faire tondre et qui, pour le faire savoir ont créé le mouvement « Je ne paie pas ». Plus bouleversante que la libération de G. Chalit ( bonne nouvelle d'ailleurs pour lui, sa famille et aussi les prisonniers palestiens mais tiens au passage si une personne peut m’expliquer comment on peut être de nationalité française en effectuant sa conscription dans un tank israélien en mission en Palestine je suis preneur ). Plus excitante que le nouvel Iphone 4S. Plus enthousiasmante que la prochaine victoire de l’équipe de France à la coupe du monde de rugby. Plus certaine que le vote PS de Michel Sardou  aux prochaines élections présidentielles. Plus désirable qu’une Niniche fraiche du jour. C’est bien cette information : la Foire Saint-Luc débute demain vendredi à Gavray avec sa non moins célèbre foire aux chevaux. 1 200 équidés sont attendus sur le champ de foire. Au programme aussi ( ce qui rend cette information encore plus formidablement intéressante ) : la foire aux chiens et volailles, la foire commerciale, la fête foraine, un vide-greniers, un concours de la citrouille… Alors tous à Gavray… Sans oublier donc d’emporter, voire d’emmener votre citrouille préférée pour la faire concourir histoire qu’elle ne reste pas « Muette ».

mercredi 19 octobre 2011

La facture et le devis.


Lundi gueule de bois pour l’économie française. Des trois cavaliers de l’Apocalypse ( dans l’économie du 21 ème siècle, gage d’efficacité financière, ils ne sont plus quatre mais trois pour limiter les frais suite à une OPA hostile sur celui qui chevauchait le destrier blanc ! ) Standar and Poor’s, Fitch et Moody’s, c’est ce dernier qui a sorti l’épée de son fourreau et qui la pointe vers la France. L’estocade n’est pas pour tout de suite. Nous pouvons passer les Fêtes de fin d’année bien gentiment. C’est après une observation de trois mois que le coup partira car il partira c’est acquis. Notre pays perdra sa fameuse note triple A.
Je rappelle que cette note permet d’emprunter aux conditions les plus basses du marché et qu’accessoirement, c’est sur le maintien conjoint du triple A français et allemand qu’est bâti le plan de soutient de la zone euro…
Pourquoi le coup va-t-il partir ?
1/ Parce que ces officines considèrent que le budget ( la facture ) concocté par notre Président et le gouvernement Fillon n’est pas à la hauteur des enjeux. Donc pas apte à réduire de façon significative le déficit colossal de notre économie. En guise de réponse, François Baroin, notre Ministre des Finances a rétorqué que «… La France fera tout pour maintenir sa note triple A », preuve, s’il en fallait encore une, que les politiques dans notre pays, tout comme dans d’autres pays de la zone euro ne maitrisent plus grand-chose.
2/ Parce que c’est une façon de sanctionner nos mensonges et nos hésitations. Il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel annonçaient en cœur que la Grèce ne ferait pas défaut forte de l’appui de l’UE. Aujourd’hui, les 100 de la dette grecque ne valent plus de 20… Et encore… Pour ce qui nous concerne plus particulièrement, le gouvernement se gargarisait de la solidité de nos banques et de leur résistance aux « stress-tests ». Stress-tests à la mode Bisounours puisque depuis, Dexia ( qui avait réussi son examen de passage ! ) est en faillite et qu’il semble évident que nombre de nos établissements financiers vont devoir être recapitalisés ( par l’emprunt ).
3 / Parce ce que les prévisions de croissance pour 2012 ne dépassent pas 1,50 % alors que le budget pour cette même année a été établi sur des perspectives à 1,75 %
4/ Parce que les agences de notations attendent aussi le projet socialiste ( le devis ) et son chiffrage… Et qu’il risque fort de ne pas être à leur goût.

Comme chantait Johnny Cash :
And I heard as it were the noise of thunder / One of the four beasts saying come and see and I saw / And behold a white horse

lundi 17 octobre 2011

Vieilles lunes, nouvelles lunes ?

Tel le monstre du Loch Ness pointant sa tête hors de l’eau au large de Cherry Island, a ressurgi, il y a quelques jours sur un blog presqu’îlien, l’impérieuse nécessité de fusionner les communes de Quiberon et de Saint-Pierre Quiberon.
« Marronnier » à la sauce duchentil ou vraie nécessité ? Personnellement je serai plutôt partisan de cette fusion mais avec de nombreux, de très nombreux préalables visant à garantir l’efficacité et le succès d’une telle démarche.
Tout d’abord, je rappelle qu’au cours d’une fusion entre deux entités, si les forces de chacune s’additionnent, leurs faiblesses respectives ont la fâcheuse tendance à se multiplier. Donc cette démarche ne sera pas un long chemin pavé de roses fussent-elles trémières. Ne rêvons pas non plus. Les économies, si l'affaire est bien gérée, seront réelles mais l'effet de levier sur les finances locales de sera pas tel que l'avenir apparaitra flamboyant. D'abord et premièrement parce que toute fusion à un coût ! Bref, en l’espèce ni Yaka-Fokon, ni claquement de doigt...
Il convient de déterminer dans un premier temps l’objectif de cette fusion. Les économies d’échelle, de personnels, la rationalisation des investissements ne peuvent pas, ne doivent pas être la raison unique de cette opération. Bien entendu ceci sera l’occasion de mettre des synergies en œuvre car si l’état ne peut plus dépenser sans compter il doit en être de même pour les collectivités régionales et locales.
La raison majeure demeure le projet de « microsociété presqu’îlienne » résultant de cette fusion. Cela ne peut pas être autrement. Les lecteurs les plus assidus de ce blog me voient venir. C’est ainsi. Nous n’y échapperons pas si ce rapprochement se veut être un succès. Il faut qu’il soit au service d’une vision, d’un but, d’un projet de société où le social, l’économique, le financier s’équilibrent harmonieusement et avec réalisme pour le bien de tous.
Le rôle des élus des deux communes dans cette histoire sera prépondérant. C’est à eux de jeter les bases de cette vision, de la nourrir par les contributions des citoyens, de la promouvoir encore et encore auprès des habitants puis de la mettre en œuvre sans esprit partisan.
Je ne sais pas si un tel projet peut être légalement soumis à l’appréciation des habitants par voie référendaire. En tout état de cause, si une telle démarche avérait possible, je suis convaincu qu’elle serait à éviter car une important majorité voterait contre par peur du changement mais aussi par manque de confiance dans leurs élus actuels que par ailleurs je vois mal scier la branche sur laquelle ils sont assis depuis des années maintenant.
Cette aventure peut être superbe. Elle peut se révéler aussi un formidable fiasco dans lequel un des scénarii possible verrait Saint-Pierre Quiberon se vider du peu de substance économique qui lui reste au profit de Quiberon. D’où la nécessité, pour les élus qui se saisiront de ce chantier, de l’aborder en laissant préjugés et égos au placard, en réfléchissant et en travaillant sans exclusive.
Un dernier point avant de conclure ( provisoirement ) sur ce sujet. Cette « nouvelle commune » de 8 000 habitants sera-t-elle assez forte pour maitriser son développement dans les années difficiles qui nous attendent ? Je n’en suis pas certain… Mais chacune de leur côté, je ne les donne pas gagnantes dans les tourbillons à venir…

samedi 15 octobre 2011

Par Bélénos et Toutatis !

Mais qui a dit ou écrit que les ressources halieutiques devenaient de plus en plus rares ? Un glorieux pessimiste qui ne fait pas de différence entre un Dicentrarchus labrax et un Dicentrarchus punctatus sans doute ? Voire peut être un quidam sceptique qui pense qu’aucune sardine n’est de taille à boucher l’entrée du Vieux Port de Marseille fan de chichoune ! Non. Il y a toujours des ressources en mer pour qui sait s’adapter. Enfin, dans toutes les mers et océans du globe je ne sais pas, mais en baie de Quiberon, pas de soucis à avoir. Pour ne pas rentrer bredouille, il suffit d’être vigilant et de disposer du matériel adéquat. Finis les filets, les lignes de traine, les casiers et autre séances épuisantes de dandine, j’en passe et des meilleures… Un bon Mossberg 500, une grosse épuisette et le tour est joué. Vous serez paré pour un nouveau type de pêche : la pêche au sanglier.
Pour cela il faudra vous rendre à proximité de l’île de Houat et vous armer ( outre de votre fusil ) d’un peu de patience…

Lire la brève du Télégramme.


Photo de la " bête " débarquant à Houat.
Merci à JY... Et au Télégramme

vendredi 14 octobre 2011

Le 3 eme homme et les impétrants.

Bon. J’avoue. Je n’ai regardé aucun des débats télévisés des primaires organisées par le PS. Mais j’ai écouté les commentaires qui ont déferlé ensuite. Difficile d’ailleurs d’y échapper sauf à participer à Koh Lanta ou à s’offrir quelques jours en orbite autour de la planète Mars. J’ai donc entendu la prestation de Montebourg pendant un JT sur je ne sais plus quelle chaîne de TV, prestation durant laquelle il cassait un peu de sucre sur le dos de ses camarades Martine et François. Et là… Comme beaucoup, j’ai capté ce fameux mot qui rebondi depuis comme une boule de flipper de sites internet en radios et de radios en TV : « Impétrant(s) ».
Comme je reconnais volontiers ne pas avoir été au maximum de mes capacités d’écoute durant l’intervention de Montebourg, j’ai eu le sentiment d’avoir loupé une étape de sa démonstration. L’homme est brillant et il garde de son passé d’avocat une élocution et une force d’argumentation largement au dessus de la moyenne. Si l’on m’avait demandé sur l’instant un synonyme de ce mot, j’aurai lâché « lauréat » alors que visiblement l’orateur l’utilisait comme la forme amphigourique ( comme dirait Luc Châtel ) de candidat. Fin du premier acte.
Début de l’acte deux. Ce matin sur le site de Libération, je découvre un article traitant de l’utilisation de ce mot avec le commentaire suivant du linguiste Alain Rey rappelant que « selon le Petit Larousse, c'est « la personne qui obtient de l'autorité compétente quelque chose qu'elle a sollicité », comme un diplôme, une charge ou un titre. ». Et le même de rajouter, histoire de semer le trouble dans mon esprit fragile qu’une autre interprétation pourrait être faite de l’usage de ce mot : « Ils seraient ( M. Aubry et F. Hollande ) « les deux impétrants d'un concours dont le premier et le second candidats sont admis et les autres éliminés. Il y aurait alors cette idée d'être investi, qui effectivement est plus compréhensible ». Et de conclure pour que tout de même quand même sacré nom d’une urne électorale nous puissions enfin comprendre : « L'idée, « un peu ironique », serait alors pour Montebourg de les ramener à l'état de celui qui obtient un petit diplôme. Auquel cas, « cela ne me paraît pas être du très bon usage », tranche-t-il définitivement.


PS : pendant ce temps là, la note de la dette souveraine espagnole en prend un coup dans les dents, on se prépare à séparer le bon grain de l’ivraie dès l’école maternelle, Dati et Fillon pensent à leur reconversion et s’écharpent pour la mairie de Paris, l’Iran met les bouchées doubles pour se doter de l’arme nucléaire, le parquet de Paris estime que l'ex-directeur général du FMI a bien agressé sexuellement une jeune romancière, mais classe l'affaire car les faits sont trop anciens… Bref. Life as Usual.

jeudi 13 octobre 2011

Cachet de l'actrice : 90 coups de fouet et un an de prison.


Ils ont la critique cinématographique intolérable les ayatollahs et autres mollahs iraniens. Un an dans un cul de basse fosse et 90 coups de fouet pour avoir joué dans un film jugé politiquement incorrect. My Tehran for sale n'a pas reçu d'autorisation de diffusion en Iran. Probablement trop critique pour la théocratie locale !
Ce matin, sauf erreur ou omission de ma part, seul Libération en parle : lire l'article. La sentence n'est pas encore mise à exécution. Espérons que BHL revienne vite de RTT sur ce coup là pour remuer un peu de monde !

mercredi 12 octobre 2011

Banques : opération vérité le 23 octobre ?

La réunion franco-allemande visant à solutionner le problème de la dette souveraine de la zone euro a été reportée du 17 au 23 octobre. Pendant ce temps là, un des pays « satellite » de la zone euro, fort de 5 millions d’habitants ( sans vouloir être ni péjoratif, ni condescendant ), bloque par le biais d’un de ses partis politiques minoritaires la constitution du fond de garantie européen d’où l’excitation de monsieur Lémarchet qui lui, réagit toujours au quart de tour. Soulignons ici au passage l’imprévoyance ou le manque du courage des constructeurs de cette Europe qui n’est hélas ni politique, ni économique, ni financière, ni sociale mais juste une zone de libre échange, sorte de passoire pour produits issus des B.R.I.C.
Alors, que va-t-on nous annoncer le 23 ? En tant qu’individus responsables, ce que nous attendons, c’est la vérité. Pas de coups de menton, pas de torses bombés… La vérité enfin. Dire que les 100 de la dette grecque ne valent plus de 40 par exemple et pas 80 serait déjà un pas vers cette vérité.
Concernant l’état de notre système financier, Christine Lagarde en tant que Ministre des Finances nous avait expliqué que nos banques étaient solides et qu’elles avaient glorieusement passé les fameux « stress-tests ».
Christine Lagarde en tant que patronne du FMI réclame depuis des semaines à corps et à cris la recapitalisation de nos institutions financières ! Qui croire ? La faillite, car il n’y a pas d’autre mot plus approprié, de Dexia donne raison à « Christine Lagarde DG du FMI ». D’ailleurs, feu Dexia avait enduré avec succès ces fameux stress-tests issus du pays des Bisounours ! C’est dire…
La recapitalisation des banques doit d’abord s’effectuer par une réduction de la distribution des dividendes aux actionnaires ( eh oui, c’est un ancien patron qui écrit ça !). Ces sommes devront être mises en réserve pour satisfaire voire dépasser les critères dits de Bâle 3 ( schématiquement pour 100 € prêtés, la banque devra avoir 9 € dans ses caisses au lieu de 7 € à ce jour ).
Cela ne sera pas suffisant pour préserver le système bancaire français et européen, système dont nous ne pouvons pas nous passer. Il faudra que les états interviennent et injectent, par l’emprunt donc par l’impôt les fonds nécessaires. Effort supplémentaire demandé aux contribuables.
Effort dont, en tant que citoyen, nous devons obtenir une contrepartie qui doit s’articuler autour de quelques lignes forces déjà présentées ici.
- Sièges de représentants de l'état aux conseils d’administration avec, au minimum, minorité de blocage.
- Garanties quant au démantèlement de ces établissement : les banques de détail ( financement des particuliers, des entreprises) d’un côté, les activités de marchés de l’autre.
- Taxation des activités financières spéculatives ( matières premières entre-autres). Rappelons au passage qu’un des plus gros intervenants sur le marché du pétrole brut ( achats et ventes ) est un hedge fund si important que ses prises de position peuvent faire fluctuer le prix du « brent » de plus ou moins 10 % par jour.


Alors… Attendons le 23 octobre…

mardi 11 octobre 2011

La Cour de Cassation fait « Blog » !

Première instance, appel, cour de cassation… C'est un parcours « classique » mais long pour une procédure, surtout dans notre pays dont la justice est réputée encombrée car sous équipée. Un face à face judiciaire entamé en 2008 entre un citoyen membre du PS et un élu UMP ( mais l’étiquette politique ne change rien à l’affaire ) vient de se terminer par un arrêt de cette juridiction. Long parcours donc mais au final récompensé de succès pour un citoyen bloggeur poursuivi par un élu qui ne goutait pas son humour.
La cour de cassation vient d’étendre par un très récent arrêt ( n° 904 du 6 octobre 2011 (10-18.142) de la première chambre civile ) les lois protégeant la presse aux blogs et ceci d’une façon qui ne peut pas être plus claire. D'ailleurs, cet arrêt vient d'être mis en avant par l'institution sur son site internet. Ce qui en fait une jurisprudence de référence car ce traitement de faveur n’est réservé qu’à 1% seulement des décisions de cette juridiction suprême.

Lire l'article sur Rue89.

lundi 10 octobre 2011

Blagues du week end.

Difficile d’écrire sur son blog et d’exercer à la fois « l’art d’être grand-père » ! Maintenant que jouets, biberons et landau ont reflué vers leurs rangements respectifs attendant une toute prochaine et heureuse révolution, voici le temps de reprendre le clavier.
Grosses blagues ce week end dans les média. Grosse blague au niveau national, grosses blagues au niveau local. Du lourd… Du très lourd… De quoi se démettre les mandibules !
Au niveau national tout d’abord. Jean-François Copé hier soir au JT spécial de Fr2 n’en finissait pas de manger son chapeau tout en se closant des primaires organisées par le PS. L’homme qui pense à la présidentielle de 2017 en se rasant ergotait sur les 2,5 millions de personnes qui avaient pris le chemin des urnes. Moins qu’à la Braderie de Lille se poilait-il ( jaune ).
A la fois, ne pas être supris rétro-activement,
c'est un peu "surprenant" non ?
Personnellement j’ai toujours trouvé que cette idée de primaire était une bonne idée. Je l’ai d’ailleurs exprimé ici à plusieurs reprises. Pas parce que je soutiens l’action du PS non. Ni que mes choix politiques me portent vers un des six compétiteurs. D’ailleurs et bien évidement, je n’ai pas participé à ce vote. Non, tout simplement parce que je considère qu’un parti qui représente entre 25 % et 35 % du corps électoral dispose d'une légitimité nécessaire pour vouloir faire choisir son représentant à l’élection présidentielle par ses sympathisants. N’en déplaise aux pisse-vinaigre. Allez, je prends rendez-vous avec mes lecteurs pour 2017. Je parie un paquet de caramels au beurre salé de chez Leroux contre une coquille de crépidule que ce même Copé, s’il se fait doubler par Bertrand ou Fillon dans les sondages ou / et dans le verrouillage de l’UMP sera le premier a appeler à des primaires à droite pour la désignation du candidat UMP aux élections présidentielles de 2017. Ce sera aussi l’occasion de voir, si à cette occasion, les bulletins de vote sont plus nombreux que les chalands à la Fête Citoyenne de Meaux du 14 juillet !
Au niveau local, là aussi, de bonnes blagues.
La première, c’est la lutte ( finale ? ) entreprise par nos élus municipaux pour démembrer le grand capitalisme foncier presqu'îlien. Et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. J’avais entendu parler de l’achat envisagé par la commune d'une parcelle de terrain en bordure de la départementale, face à l'hôtel « Le Saint-Pierre » de 1528 m2 à 0,40 € du m2 soit le prix d’un mois de loyer pour un appartement de deux pièces à Reims ( au hasard ). Voici qui est chose faite depuis le dernier conseil municipal.
Entendons-nous bien. Ils n’ont pas pourchassé, vêtus de justaucorps vert émeraude, l’arc en bandoulière, un affreux propriétaire terrien pour lui faire rendre gorge et distribuer ses fifreilins aux miséreux. Non. Ils se sont contentés, en Conseil Municipal, d’appliquer l’évaluation de prix des services fiscaux pour l’achat d’un terrain. Dura lex sed lex ! Comme un seul homme, le Conseil Municipal s’est rangé derrière son maire. A l’exception d’un seul élu de l’opposition. Tiens ! Au passage, je pensais qu’ils étaient trois ! Schisme ?
Ce que nous ne saurons jamais, c’est si cette unanimité aurait été la même si d’aventure, l’ex-propriétaire avait été apparenté de près ou de loin avec un élu…
Allez. J’ai gardé la meilleure blague pour la fin. C’est à déguster comme une glace C.B.S. de la Cours d’Orgère. A petite bouchées gourmandes… Lentement et avec délectation. L’inénarrable rédacteur du blog Les Secrets de Saint-Pierre nous annonce ( sans aucune preuve bien entendu ) avoir de 200 à 300 lecteurs quotidiens !
Attendez !
Ne vous étouffez pas de rire tout de suite. Reprenez votre souffle et avalez donc une bouchée de cet excellent financier ( toujours de la Cours d’Orgère of course ) et écoutez la suite… C’est ces blagues là qui sont les plus savoureuses. Celles qui se développent en deux temps. Cette horde de lecteurs seraient tous, au pire, des habitants de notre commune… Au mieux, des électeurs inscrits sur les registres électoraux communaux ! Preuve serait ainsi faite qu’internet n’est pas « worldwide » dans la presqu’île ! J’en pleure encore de rire…
Une petite dernière pour la route ? Bien volontiers…
Le mois dernier, 3291 pages ont été lues sur IRK ( la preuve en image ).
Ce que je suis en mesure de vous affirmer, grâce à l’outil d’analyse bidirectionnel à spectromètre virtuel tendanciel intégré ( version 8.11, celle à condensateur rythmique ondulant ) c'est, en vous fixant droit dans les yeux, que les 2395 inscrits sur les listes électorales de Saint-Pierre Quiberon ont tous lu au moins une page de ce blog.

C’est fou ce que permet la technique de nos jours non ?

jeudi 6 octobre 2011

La fameuse prime de 1000 €uros.


Il y a quelques petits mois, François Baroin, de sa belle voix grave, nous annonçait qu’il fallait une meilleure répartition entre revenus du travail et revenus du capital. Personnellement, j’ai toujours été pour un partage équitable des bénéfices entre les actionnaires et les salariés ( et pas uniquement les cadres dirigeants ).
J’ai tenté d’être, à ma modeste place et pour l’entreprise que je dirigeais, à la fois un représentant du personnel vis-à-vis de mes actionnaires toujours en attente de profits maximums mais aussi un représentant des actionnaires vis-à-vis de salariés forcément revendicatifs. Bref… Essayer de passer entre le marteau et l’enclume sans me faire écrabouiller les doigts tout en satisfaisant les attentes légitimes des uns et des autres ! Pas toujours facile et pas nécessairement drôle tous les jours. Mais c’était une partie de mon job du moins je le pensais. De cette période je garde la conviction qu’il existe :
- Des outils légaux et plutôt bien pensés pour assurer ce partage : la participation et l’intéressement.
- Des possibilités de bâtir des budgets prévisionnels ( B.A. BA du management ) dans lesquels le paiement de primes peut être intégré sans que le législateur s’en mêle.
J’ai aussi toujours la conviction qu’un budget prime ne peut pas, ne doit pas être réparti voir saupoudré sur l’ensemble du personnel. C’est un outil individuel de reconnaissance d’un surcroît de travail de qualité… Pas un du…
Deux remarques pour conclure.
- Que le gouvernement « inflige » une telle charge en période difficile relève d’une méconnaissance profonde de la vie en entreprise et de la vie des entreprises. C’est aussi une tentative pour se parer d’une « fibre sociale » à moindre frais en période pré-électorale. Tentative qui se retourne contre son émetteur compte tenu de la façon dont les sociétés traitent de diktat gouvernemental.
- Que certaines entreprises octroient des primes de misère ( la prime de 3, 50 €uros généreusement attribuée par une société de convoyage de fonds par exemple ) est une insulte au dévouement des salariés qui sauront s’en rappeler quand les jours meilleurs reviendront ( car ils reviendront ). Alors, par des mouvements sociaux, par le jeu des démissions de leurs meilleurs éléments conjugué à la baisse du taux de chômage, les entreprises ayant eu de telles attitudes coupables se trouverons châtiées par là ou elles auront pêché : leur compte d’exploitation !

mardi 4 octobre 2011

Dexia : le premier domino tombe.

C’est parti… A l’endroit où finalement le système s’avère le plus fragile depuis maintenant des années. Dexia, l’empoisonneuse des finances des collectivités publiques ( enfin une des banques empoisonneuses ) part en vrille. En 2008 ( subprimes obligent ), Dexia étranglée par un besoin de financement à court terme de 265 milliards d'euros impossible à satisfaire sur un marché en crise avait été reprise en main par Pierre Mariani ( coût du sauvetage 6,5 milliards d'euros ). En trois ans, le nouveau patron était parvenu à réduire ce besoin à 96 milliards… Effort colossal mais insuffisant. Avec la crise des dettes souveraines l’argent ne circule plus car tous les opérateurs financiers se suspectent les uns les autres d’être à la limite de faillir.
Le dernier conseil d’administration de Dexia a donc décidé de vendre les actifs de la banque par appartements avant que les investissements problématiques ne compromettent les perles que détient encore la société. La mort… Mais auto administrée.
Selon le Figaro, la Caisse des Dépôts, La Banque Postale et Dexia sont parvenus à un accord. Le portefeuille de prêts aux collectivités locales françaises va ainsi être repris par une entité détenue par la Caisse des dépôts et La Banque Postale pour un montant d’environ 80 milliards d’euros d’actifs. Voici nos collectivités publiques débitrices vis-à-vis d’organismes moins exotiquement rock ‘nd roll que Dexia ! Pour ces dernières et pour éviter de convaincre des élus naïfs ou inconséquents, il semble raisonnable d’espérer que la nouvelle entité ne proposera plus ses « fameux » crédits structurés.
Les actifs rentables ne devraient pas trop trainer sur le marché financier. Mais pour les actifs pourris ( montant estimé : 95 milliards d'euros ), c’est une autre paire de manche. La solution mise en œuvre devrait s’apparenter à une solution « à la Crédit Lyonnais ». Regroupés dans ce que monsieur Lémarchet appelle une « bad bank » ( ce qui suppose donc qu’il en existe des bonnes ) ces « actifs » nommés ainsi alors qu’ils ne représentent que des pertes potentielles y attendraient des jours meilleurs pour être progressivement bazardés un jour ou monsieur Lémarchet sera mieux luné ou aura fini de fumer la moquette bouclée de son salon. Notons au passage que si les fonds pourris de Dexia se soldent de la même façon que ceux du Crédit Lyonnais, la perte finale pourrait n'être QUE de 45 à 50 milliards... A se répartir entre contribuables belges et contribuables français selon des modalités encore à définir. Fin de l’histoire…
Oui… Mais non…
Comme le risque de collapse de la bad bank va rester au plus haut pendant des mois et des mois, les états belge et français, actionnaires de Dexia devraient être sollicités pour accorder leur garantie au montage d'une telle structure de « défaisance ». Voici une mauvaise nouvelle à un moment où tous les états de la zone euro cherchent par tous les moyens à réduire leur endettement… Mauvaise nouvelle qui confirme la facheuse tendance du libéralisme incontrôlé : nationalisation inévitable des pertes pour éviter le pire et privatisation des profits quand l'horizon se dégage.

PS : une « bonne nouvelle » pour ne pas nous quitter fâché. Les agences de notation qui ont, quoi qu’elles prétendent, contribué à infecter le système financier mondial en attribuant à bras raccourci leur fameux triple A à des produits toxiques, se font poursuivre en justice par des collectivités territoriales de par le monde. Ces collectivités les accusent, à mon avis à juste titre, de les avoir trompées en attribuant d'excellentes notes à des produits financiers pourris.  Lire l’excellent article du Figaro.
A lire aussi la saga de la CAECL à Dexia pour comprendre comment ce « monstre » a pu croître dans l'indifférence générale.

lundi 3 octobre 2011

Banal... Très banal...

Ah l’amour….

Ca rend fou… Comme l’a écrit Jean de La Fontaine : « Amour, amour, quand tu nous tiens, on peut dire : adieu prudence. »… Et même faire pire… La preuve ? Cet employé du Crédit Agricole de Chalon en Champagne qui, en une dizaine d’années, a détourné 1, 7 millions d’euros pour vivre grand train avec sa maitresse…Embastillés par le SRPJ de Reims les deux amants vivaient jusqu’il y a quelques jours le parfait amour et la belle vie. Quitte à faire ! Bagnoles de sport, voyages au bout du monde, chevaux de course… La totale. Fait divers banal… Banal fait divers… Ce qui est encore plus banal, c’est la façon dont l’employé a opéré. Ouvertures de faux comptes clients auxquels il octroyait découverts et crédits de toutes sortes et utilisation de comptes clients « dormants » pour le même type de magouille. Le tout domicilié sur une vraie adresse avec un vrai numéro de téléphone pour « enfumer » d’éventuels collègues un peu trop suspicieux.
Bref, un type d’arnaque aussi vieux que le métier de banquier. Banal. De mon passage dans le groupe Paribas, je garde souvenir d’une ou deux affaires de ce type au début des années 80 qui n'avaient pas fait très long feu.
Ce qui l’est moins, banal, c’est qu’une banque mette dix ans à se rendre compte de ce type de carambouille ! Bravo pour la faiblesse des contrôles et pour la maîtrise du risque… A l’ère du tout informatique, voici qui relève de process d’un autre siècle.

P.S. : Banal aussi car courru d'avance ! Jean-Louis Borloo renonce à faire campagne en 2012. Comme disait Edgar Faure ( j’ai la citation facile aujourd’hui ) : « Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. »… Banal…