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mardi 6 décembre 2011

L'affaire « Crédit Lyonnais-Tapie-Lagarde » au pied du sapin.

Vous vous rappelez de cette « affaire ». Rappel des derniers épisodes. Nanard, bénéficiant de la mansuétude d’une juridiction d’exception, officiellement souhaitée par notre ex. Ministre des Finances Christine Lagarde ( probablement téléguidée par le « Château » ), Nanard donc, passe par la « Case Départ et ne touche pas 20 000 » mais 260 millions d’€uros. De quoi se refaire la cerise en attendant de faire valoir ses droits à la retraire. Depuis ( 22 mars 2011 ), le Nouvel Obs nous a appris que : « La Première chambre de la Cour des Comptes vient de décider de transmettre au procureur général de la Cour de discipline budgétaire et financière, un rapport mettant en cause Jean-François Rocchi, le président du CDR » ( Consortium de réalisation, structure chargée de solder l'affaire pour le compte du Crédit lyonnais - NdA - ).
Dans la foulée ( 31/03/2011 ), Marianne enfonçait le clou : « Le rapport de la cour des comptes sur l’affaire Tapie que Marianne a pu consulter est accablant. La Commission des Finances de l’Assemblée s’apprête à le rendre public. Pour toucher ses millions Tapie aurait profité d’un faux en écriture de la part de hauts fonctionnaires. Une falsification qui pourrait être télécommandée depuis Bercy ».
En quoi ce faux, relevé par la Cour des Comptes consiste-t-il ? Juste le rajout d’une toute petite mention de rien du tout après approbation du protocole d’accord par le Conseil d’Administration du CDR : « … leurs demandes d’indemnisation ( M et Mme Tapie NdA) à 50 millions d’€uros » est devenue « leurs demandes d’indemnisation, d’un préjudice moral, à 50 millions d’euros » ce qui n’est plus du tout la même chose… «... Puisque l’on passe d’un plafond sur le montant global engageant l’Etat, à une limite sur le seul préjudice moral, une des nombreuses demandes des époux Tapie… » selon la Cour des Comptes.
Voici pourquoi Jean-François Rocchi va passer au tourniquet ! Il a été renvoyé devant la Cour de discipline budgétaire pour des irrégularités que lui impute la Cour des Comptes dans cette affaire.
Là, vous vous dites que ce fonctionnaire est suspendu ( éventuellement par les pouces dans un placard ) et se morfond en attendant son jugement. Perdu !
C’est Médiapart qui révèle la suite de l’histoire. Notre Président l’a promu une première fois en le portant à la présidence du Bureau de recherches géologiques et minières ( BRGM ), poste que l’intéressé occupe toujours. Et il le fait une nouvelle fois en le reconduisant à une seconde présidence, celle de l’Erapf. ( Etablissement public placé sous la tutelle de la Caisse des Dépôts, c’est une sorte de fonds de pension pour la fonction publique, qui gère les compléments de retraite des agents publics générés par les primes qu’ils reçoivent pendant leur carrière. 4, 6 millions de cotisants tout de même ).


Bon, la République exemplaire, c’était probablement pour un éventuel second quinquennat.

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