La citation du jour ou de la semaine...ou du mois !

" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

jeudi 30 juin 2011

La boucle se boucle...

Le site d'informations Rue89 a mis en ligne hier des bulletins scolaires de notre Premier Ministre François Fillon.
C'est un peu curieux comme " information ". En lisant le sujet du billet, ma première réaction fut de me dire qu'entre la météo et le lointain passé scolaire d'un dirigeant politique, nos journalistes n'avaient franchement pas grand chose à se mettre sous la dent. Les guerres menées par la France ? Bof... La situation économique et sociale européenne voire française ? Mouais... La victoire attendue de Christine Lagarde face au candidat mexicain pour la présidence du FMI ? Que nenni... Même les protagonistes des " affaires " DSK et Tron sont aux abonnés absents.
Et puis moi qui me suis réveillé au lycée peu de temps après les vacances de février 1973, soit quatre mois avant de passer mon bac, par solidarité avec ce cancre, je n'ai pas résisté. J'ai cliqué sur l'article dont le titre aguicheur laissait entendre qu'en dépit d'une tête de premier de la classe François Fillon avait un passé scolaire d'âne bâté.
Effectivement... le garçon n'a pas fait que des étincelles sur les bancs de son lycée... Mais ce qui m'a le plus interpellé reste l'appréciation générale de son dernier bulletin de terminale... Elle colle comme un gant au bilan de ces quatre années passées à Matignon... Non ?


( clic sur la photo pour l'agrandir )

mercredi 29 juin 2011

Saint-Pierre vous qui êtes " officieux "

Surlecultant *. Rien n'arrête le progrès technologique. De Tombouctou à Chateauroux, de Bruxelles à Ussel, d'Honolulu au Rohu, les dieux d'internet scrutent, compilent, analysent sans répit le trafic de la blogosphère ( plus particulièrement celui de la presqu'île de Quiberon qu'ils considérent comme une zone stratégique ) et confient à quelques " happy fews " le résultat de leur travail de veille.
Attention... Rien d'officiel toutefois. C'est plus sioux. Ces statistiques sont " officieuses " car destinées à un microcosme auquel le commun des pékins un peu bas de la comprenette ( vous et moi ) n'avons pas accès. En effet il n'est pas facile de maîtriser intellectuellement le puissant algorithme développé pour comparer la fréquentation de sites qui comptabilisent uniquement les pages lues ( IRK par exemple ), d'autres qui comptent uniquement les visites ou les visiteurs uniques ( Quiberon Info notamment ) et ceux qui n'affichent...rien.
Forts de la connaissance de ce magnifique outil d'analyse officieux, d'aucun tente de comparer leurs @ttributs ( comportement typiquement machiste et ridiculement rétrograde visant à vouloir comparer la taille de son pénis intellect à celle de ceux qui ne pensent pas comme eux )... Alors, pour qu'ils ne meurent pas totalement momifiés dans leurs certitudes officieuses... place aux statistiques...
Voici l'historique des pages lues depuis que Blogger a développé son outil de mesure ( mai 2009 ).

Quelques informations sur les lecteurs d'IRK

Petites informations complémentaires. Ce blog a été spontanement reférencé par Wikio qui est un portail et un service d'information dédié aux médias sociaux et aux blogs, lancé le 19 juin 2006 en France, et début 2007 dans les autres pays. Il a été créé par Pierre Chappaz, le fondateur du comparateur de prix Kelkoo. À la différence des moteurs de recherche d'actualités existants tels Google Actualités ou Yahoo Actualités, Wikio recherche l'actualité à la fois dans les sites de presse, les blogs (seuls 40 000 blogs y sont référencés ), les sites d'avis de consommateurs et les sites marchands. Accès fiche IRK sur Wikio : I C I



Les lecteurs du blog BZH Explorer quant à eux, peuvent, à l'initiative du webmaster de ce portail spécialisé sur la Bretagne, prendre directement connaissance et ceci quotidiennement des billets d' IRK... Et tout ça...c'est officiel...


* : surlecultant : qui fait tomber sur le cul !

mardi 28 juin 2011

L'inspiration graphique de la candidate de 11 h 31


Visiblement, l'inspiration graphique vient de l'Ouest... Rond, Bleu, Rouge... Bon pour la typo c'est moins élégant...








La bonne nouvelle, crise économique oblige c'est que le logo de Martine peut aussi servir à Arnaud... Bien vu non ?



dimanche 26 juin 2011

Nouveau site internet pour la mairie de Saint-Pierre Quiberon

A de nombreuses reprises, j'ai laissé sourdre le désespoir que me causait la médiocrité du site internet de notre commune.
Et voici qu'en ce beau dimanche je découvre qu'enfin cette application antédiluvienne vient de laisser place à une nouvelle présentation : nouveau site.
Alors qu'en dire... le plus objectivement possible ?
Ben... il y a encore du boulot mon Toto... Tout d'abord, même si le fenêtrage utilisé est plus large donc à priori plus lisible que l'ancien, ce louable effort est réduit à néant par l'utilisation d'une typographie bleue écrite sur des aplats bleus... Ce camaïeu de bleus ( la signification maladroite de l'aspect maritime de notre ville sans doute ) rend la recherche des rubriques et la lecture globalement difficiles. Quant aux nuages de couleur jaunâtre stylisés genre " Bisounours " ils doivent figurer notre climat océanique...
Bien entendu, les deux logos continuent de se disputer la représentation communale... Le "nouveau" trône sur la page d'accueil alors que l'ancien vit sa vie sur les pages des rubriques...  Voila qui devrait nous faire entrer dans le Guiness Book des records : un nom, deux identités visuelles différentes... et depuis un long, long moment... Du jamais vu en terme de communication !
Les pages qui de mon point de vue sont les vitrines de Saint-Pierre Quiberon, doivent donner l'envie de venir visiter la commune et rendre accessoirement les habitants fiers d'y résider sont... aux abonnés absents.
" Voir nos vidéo " cite le reportage de Côté Jardins...mais il n'y a pas de lien permettant de lancer le film...
" La photothèque " s'affiche avec 2 albums " bugués" sur 5. Les trois albums opérationnels n'affichent qu'une photo de format ridicule chacun...
" La météo " indique probablement les conditions climatiques de début mars... 12°C en matinée, 20°C dans l'après-midi... Alors que Météo France annonce pour aujourd'hui 16°C en matinée et 29°C dans l'après-midi....
" Horaire des marées " pointe sur un site bien connu des saint-pierrois et des navigateurs ( site au demeurant utile et bien conçu ) mais il est impossible sur le lien proposé de changer la date de calcul de la marée qui reste bloquée sur le 01/01/2011...

Quant à l'interactivité qui reste un maitre mot en matière d'internet... Il faudra attendre probablement la prochaine version en 2020... Mise en avant d'éléments forts de la vie culturelle, sociale et / ou économique ? Connait pas... Google Maps ? Connait pas non plus... Liens avec des sites facilitant les séjours dans la commune ? Connait toujours pas...

Bref le même brouet légèrement amélioré que le site précédent... une pauvre brochure papier transformée en un site sans âme... Ce que l'on peut appeler une occasion ratée aurait pu être évitée si nos élus avaient effectué un " benchmark " préalable des sites de communes littorales. Mais pour cela il faut remplir deux conditions. Premièrement savoir mettre en place une telle étude. Deuxièmement être assez humble pour désirer apprendre des autres.  

Dans tous les cas, il y avait encore du taf Olaf... avant de mettre ce site en ligne... Preuve en est, les nombreuses pages attendant leur texte et sur lesquelles figurent encore le mot " test "

PS : j'oubliais, mais il y a tant à écrire... Le trombinoscope de nos élus à voir I C I , trombinoscope réalisé avec des " photos à deux balles " duquel les élus d'opposition sont absents... Mais comme deux élus de la majorité le sont aussi... on peut n'y voir là que de l'amateurisme et pas de malice politique...

PPS : caramba ! Encore un oubli ! Ce n'est pas beau de vieillir... J'ai effectué une petite visite sur le site du prestataire ayant réalisé le site communal. Mise à part l'intro un peu pataude où le responsable se tortille pour expliquer l'alpha et l'omega de sa société ( exercice toujours difficile ), leur site est plutôt bien conçu et les autres réalisations de la société sont de bon niveau ( voir des exemples ) .. Ce qui me conduirait à penser que :
- soit le brief émis par les élus était franchement à côté de la plaque...
- soit le prestataire n'avait pas de " répondant " en face de lui durant la phase de création...
- soit le budget investi n'est pas à la hauteur de l'enjeu...
- soit le résultat en ligne n'est qu'un cocktail saumâtre de ce qui précède...

vendredi 24 juin 2011

La Chambre Régionale des Comptes complète son tableau de chasse.

Que se passe-t-il à 497 Km de notre bonne commune ? Plus précisément à Paris ? Pour le savoir, autant lire « Le Parisien » qui, mais à qui se fier donc, a quitté comme Le Télégramme ( plus installé à Brest comme d’aucun le croit encore mais à Morlaix ) sa ville d’origine depuis un bail pour s’installer en banlieue. Le Parisien relaie les suites d’un rapport réalisé par la Chambre régionale des Comptes à la demande du maire de Paris formulée en 2008. Ce rapport porte, entre-autre, sur les occupants des HLM gérés par la RIVP ( Régie Immobilière de la Ville de Paris ). Alors, kicéti qui habitaient voire habite encore ces logements qui n’ont de HLM que leur loyers ?
- Delphine Batho, secrétaire nationale du Parti Socialiste français, chargée de la sécurité. Elle est actuellement députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, succédant ainsi à Ségolène Royal.
- Fadela Amara ex secrétaire d'État chargée de la Politique de la Ville du deuxième gouvernement François Fillon (2007-2010) et désormais inspectrice générale des affaires sociales... dont les loyers ont été réévalués. Le Parisien ne dévoile pas de montant de leurs nouvelles contributions.
Deux personnalités depuis la publication de ce rapport ont rendu les clefs de leur gourbi. Il s’agit de :
- Benoist Apparu ancien député de la 4eme circonscription de la Marne et Secrétaire d’Etat chargé du Logement.
- Brigitte Kuster ( maire UMP du 17ème arrondissement de Paris), conseillère régionale depuis 2006, conseillère de Paris depuis 2001 et maire du 17e arrondissement de Paris depuis le 29 mars 2008.
Il est donc légitime de penser que le rapport a été suivi d’effets. Pour une fois serais-je tenté d’écrire. Oui… mais il y a une exception qui confirme la règle. Un irréductible… Un grincheux qui ne veut pas décamper de son HLM ! Menotté à un antique radiateur en fonte, l’homme refuse de quitter les quelques mètres carrés que la ville lui loue. Il rejette même toute augmentation de loyer fort de son bon droit.. Son « proprio » le reconnait sans aucune difficulté. Dans un communiqué faisant suite à l’article du Parisien, la RIVP « … regrette que les démarches qu'elle a entreprises auprès des personnalités locataires afin qu'ils quittent leur logement n'aient pas pu aboutir compte tenu du refus des locataires concernés et de l'impossibilité juridique de leur donner congé ». Un irréductible récalcitrant, un cauchemar pour les syndics, une terreur pour les concierges…
Il faut dire que payer 1271 €uros par mois pour un 120 m2 rue Descartes en plein V eme arrondissement de la capitale, ce n’est pas donné ( prix marché selon lemonde.fr édition abonné : 3000 € ) ! Surtout si, pour faire face à cette dépense, vous ne disposez que d’un salaire de sénateur auquel viennent se rajouter les droits d’auteur de la vingtaine de livres que vous avez commis… sans parler d’éventuelles retraites de vos mandats de député, de président de conseil général voire de maire…


Allez, « standing ovation » et un grand bravo à… Jean-Pierre Chevènement…l'homme " qui veut faire bouger les lignes en 2012 " et qui n'a pas prévu de faire ses cartons en 2011...

Vue aérienne de la rue Descartes. 75005 Paris

PS : mais aussi « ...Cinq hauts fonctionnaires ont comparu vendredi devant la Cour des comptes pour des nominations contestées à l'académie de Paris, un système hérité de Jack Lang, utilisé aussi par ses successeurs... » La suite sur : le figaro.fr

PPS : et bientôt un scandale chez les eurodéputés... « Un rapport étouffé par le Parlement révèle les pratiques douteuses de certains élus autour d'une allocation de 15 000 euros par mois. » : rue89

jeudi 23 juin 2011

L’Union Européenne dans le coma ?

Dans une tribune publiée dans le Financial Times en début de semaine dernière, l'économiste américain Nouriel Roubini ( « Doctor Doom » … Docteur Catastrophe in French ), qui avait été un des rares économistes à prévoir la crise de 2008, prédit cette fois l'éclatement de la zone Euro, situant à cinq ans la période qui nous sépare de la sécession des pays qui s'en trouvent à la « périphérie » ( en gros, les pays à l’est de Berlin quelle que soit leur longitude ). Si l’on s’attarde deux secondes sur cette prédiction, quel individu, normalement constitué, pourrait aujourd’hui ne pas la comprendre comme une certitude ? L’économiste précédait ainsi les initiateurs du « Manifeste pour un débat sur le libre échange » qui remettent en cause la doxa politique faisant croire ( de plus en plus péniblement et à de moins en moins de monde ) que l'Euro est un bouclier indestructible qui protège de tout, est inaltérable et incassable, et restera dans le paysage économique et financier mondial aussi longtemps que l’herbe dans les prairies françaises ( d’ailleurs à ce propos en dépit des dernières pluies…).
Jeudi 16 juin 2011 une bande d'économistes à l'esprit pervers, réunis donc sous l’oriflamme du « Manifeste pour un débat sur le libre échange » révèlaient au monde aussi entier qu’ébahi, via un sondage ( * ), ce que seuls les aveugles ( dont certains nous gouvernent ) s'entêtent à ne pas voir : la mode de la saison printemps / été est au protectionnisme dans notre pays. Le français dit moyen l’appelle de ses vœux ainsi qu’à la mise en place de mesures éponymes. Et probablement aussi pour la saison automne / hiver… ainsi que les suivantes…
Les détails de ce sondage indiquent clairement que les Français, pas aussi cons sots que certains le pensent, ont une conscience aiguë ( car maintenant hélas quotidienne ) des « méfaits de la mondialisation ». Point n’est besoin d'ailleurs de dresser ici une liste exhaustive des dits-méfaits…
Ce sondage révèle l’esprit frondeur voire insurrectionnel de l'opinion probablement lié au fait que ceux qui n’ont plus rien ou plus grand-chose à perdre et qui n’ont pas d’espoir de lendemains plus doux sont sans cesse plus nombreux. Petite digression. Il y a quelques jours, David Pujadas, l’œil larmoyant comme celui d’un vieux chien de chasse, présentait, au JT de Fr2, un sondage sur « l’optimisme » dans le monde. 87 % des chinois étaient optimistes quant à leur futur, 58 % des américains… 25 % des allemands… 17 % des français… Continuons à bouffer du Prozac...
Retour au sujet. Notre opinion publique n’a jamais, à l'inverse de celles des pays anglo-saxons, été acquise au libre échange. Cette philosophie économique ne compte chez nous ses adeptes que dans un microcosme toujours protégé. A la lumière des incendies islandais, grec, portugais… voire bientôt belge, espagnol et italien,  les Français ne vont-ils pas contraindre leurs dirigeants à opérer une grande et nécessaire remise en cause intellectuelle ?
Naturellement, lors de la campagne pour l’élection présidentielle, chaque candidat brassera beaucoup d'air en prenant des postures de matamore et apportera de l'eau au moulin de la régulation. Nous entendrons des phrases qui claquent comme des coups d’arrêt à ce cancer économique ( car il est là le cancer de notre société Monsieur Wauquiez et pas où vous vous plaisez à le localiser ) : régulation mondiale, Europe sociale, Europe du développement durable avec dans la voix, des trémolos d’orateurs dignes « de la Constituante ». Pendant ce temps-là, la Chine – machine à exporter à ciel ouvert mais au marché de 1, 2 milliard de consommateurs totalement inaccessibles à nos entreprises - rachètera des milliards de dettes de tous les pays possibles et imaginables dont la notre bien entendu. Les États-Unis quel que soit leur Président joueront comme d’habitude au libre échange avec les faibles dont nous faisons individuellement ( la France ) et collectivement ( l’Union Européenne ) partie et au protectionnisme pour leur vaste marché intérieur. Et l'Europe, pauvres de nous, conservera son risible et inefficace Commissariat à la concurrence et sa Banque centrale « indépendante » qui, même une fois débarrassée de son actuel Président ( à lire sur IRK : les projets de J.Cl Trichet ) qui aura trouvé un nouveau fromage pour ses vieux jours, restera hors de toute régulation démocratique, fonçant dans le mur en braillant « L’hymne à la Joie ».
Il y a bien longtemps que David Ricardo et sa démonstration devenue simpliste dans un monde complexe sur les bienfaits du libre échange ne convainc plus que ceux qui le veulent bien. En 1998, le prix Nobel de l'économie Maurice Allais lançait dans l’indifférence générale : «… une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, elle n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable ». Treize ans plus tard, on ne peut que lui donner encore raison.

L'Union Européenne sous sa forme actuelle est proche du coma.

(*) Le protectionnisme plébiscité par les français, sondage Ifop pour Le manifeste pour débat sur le libre échange.

PS : un petit article du monde.fr sur la Grèce...lien
PPS : un autre lien parlant d'un ouvrage de circonstance : " La stratégie du choc "

mardi 21 juin 2011

And the winner is…

Remise du Prix de l’Humour politique 2011 hier au soir. Le gagnant de cette nouvelle édition ( le prix existe depuis 1988 ) est Laurent Fabius avec cette phrase plein d’espoir pour notre classe politique : « Mitterrand est aujourd’hui adulé, mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous ». Fair play de soutenir le moral du locataire de l’Elysée.
Autres récompensés :
Le Prix spécial du jury a été décerné à Daniel Fidelin, député de Seine-Maritime ( bravo pour ce département dont Laurent Fabius est aussi un élu et qui réalise un superbe doublé ) : « Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas ».
Le Prix de l’encouragement a été décerné cette année à Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au Commerce, à l’artisanat et au tourisme, pour sa réponse à la question posée par Le Figaro.fr « Quel est votre livre de chevet ? » : « Zadig et Voltaire ». Allez Frédéric, rendez-vous l’année prochaine. Je suis certain qu’il est possible de faire mieux !
Un grand regret. Jack Lang s’est réveillé trop tard pour concourir en 2011. Ce matin s’exprimant sur son bébé, la Fête de la Musique, il a lâché sur France Inter : «… il faut que les musiciens sortent avec leur instrument à la main… » Quel gaulois ce Jack…quel gaulois…

lundi 20 juin 2011

France : les causes du chômage de masse enfin identifiées.

La gauche, quand elle était au pouvoir ( oui, oui…il y a eu dans notre pays un Président qui se revendiquait du socialisme et même plusieurs Premiers Ministres ) n’avait pas su trouver les causes du chômage de masse en France. Résultat, elle nous a pondu une loi pour tenter d’en gérer les effets : « Loi relative à la réduction négociée du temps de travail ( loi n°2000-37 du 19 janvier 2000 ) » portée par le gouvernement Jospin. Tiens rappelons ici accessoirement que cette mesure figurait en bonne place dans la plateforme électorale de François Mitterrand en 1981 ( 110 propositions pour la France ). Le travail devenant durablement plus rare, il fallait le partager solidairement comme on partageait les topinambours durant la 2 eme guerre mondiale. Au final le taux de chômage n’a pas vraiment bougé. Les jeunes ont continué à ramer pour entrer en entreprise alors que les plus de 55 ans en sortaient à pleins wagons. Remarque perfide au passage. Comme dans l’écrasante majorité des entreprises qui ont appliqué cette loi, les salaires ont été ou réduits de 10 % ou et bloqués durant quelques années et que les heures supplémentaires ont vu leur majoration réduites passant de 25 % à 10 %, il n’est pas faut d’écrire que c’est les actifs à la moyenne les moins aisés ( les salariés du privé ) qui ont financé la majeure partie du coût de cette mesure estimé à 10 milliards d’€uros.
La droite ne pouvait pas être en reste sur ce sujet. Elle se devait de trouver ( enfin ) les causes du chômage massif qui gangrène notre société depuis des décennies. D’autant que les organisations patronales sont toujours restées « chaudes bouillantes » sur le sujet. Rappel. Yvon Gattaz, président du CNPF ( ancêtre du Medef ) qui avait annoncé que la suppression de l'autorisation administrative de licenciement se traduirait par la création de 400 000 emplois. Ernest Antoine Seillière, a aussi usé de l'équation simple : « pouvoir licencier en toute sécurité, c'est pouvoir embaucher plus facilement ». Et surtout : la suppression de la contribution Delalande qui était un obstacle à l'embauche des plus de 50 ans ... Avec les résultats qu'on connaît aujourd'hui !
Selon l'Association Nationale des DRH, reprenant des arguments de l’Institut Montaigne ( site ) et une proposition du candidat à l’élection présidentielle de 2007 Nicolas Sarkozy : il existerait en France des gros, mais gros, très gros privilégiés hyper scandaleusement protégés, j’ai nommé : les salariés en CDI qui empêcheraient ( ah bande de salauds on vous tient ! ) les précaires en CDD de trouver leur place en entreprise. Il serait donc urgent de précariser l'ensemble des salariés par un Contrat de Travail Unique ( CTU : en savoir un peu plus ) ! C’est pourquoi, Jean-Christophe Sciberras, président de l'association des directeurs des ressources humaines, propose, à l'occasion des assises nationales de son association, de débattre, en présence de Xavier Bertrand ( dont j’imagine déjà le minois, avec sur les lèvres, le sourire d’un gros chat gourmand devant son écuelle de lait frais ) de : « L’urgence de l’innovation sociale » l'extension à l'ensemble des salariés d'un contrat de travail unique ! En gros et pour être clair, à défaut de sécuriser les plus jeunes, « insécurisons » tout le monde ! Rappelons ici au passage que, selon l’OCDE, l’intérim représente 12 % de l’activité salariée dans notre pays. Il est donc « logique » de précariser avec le « CTU » pratiquement 90 % des salariés français…
En tant qu’ancien chef d’entreprise j’ai embauché beaucoup, licencié parfois pour diverses raisons dont des raisons économiques alors que la « rupture conventionnelle » n’était pas encore entrée dans la loi, je me suis retrouvé assigné au Tribunal des Prudhommes où j’ai souvent gagné parfois perdu, j’y ai aussi assigné avec succès des salariés indignes, j’ai serré les boulons pour passer des caps difficiles en limitant les salaires ( à commencer par le mien ), réduisant les dépenses ( à commencer par celles que je générais), servi des dividendes très confortables au fond de pension US qui était l'actionnaire de référence de mon groupe et j’ai vraiment du mal à « gober cette innovation ». Ce qui maintient l’emploi c’est le maintient de l’activité économique. Ce qui crée de l’emploi… c’est le développement de nouveaux clients, de nouveaux marchés, de nouvelles commandes ! C’est le surcroît d’activité qui permet d’embaucher… C'est une bonne gestion aussi...
Ce nouveau contrat ne régénérera pas le tissu industriel français ravagé par des décennies de mauvaises décisions politiques et laminé par la mondialisation. Il ne dynamisera pas l’industrie des services. Transformant définitivement les salariés en variable d’ajustement, il scellera une fois pour toute le divorce entre l’entreprise et ses collaborateurs…pour le plus grand profit de ses actionnaires…

dimanche 19 juin 2011

Lou ravi


Heureux... Il est heureux François Fillon... Ce n'est pas moi qui le dit d'ailleurs... C'est lui. Faut dire qu'il a de quoi non ?
Où ? Dans un entretien " Face aux lecteurs " à la rédaction de Nice-Matin.
Quoi ? " Je suis un Premier ministre heureux" ; Je me concentrerai sur ma mission "jusqu'à la dernière seconde ".
Et dire que nous, bande de courges nous sommes moroses !!!


PS : rien à voir mais vraiment... Si vous voulez vous en mettre plein les yeux en cliquant sur BZH Explorer vous verrez une cinquantaine de magnifiques photos sur la Semaine du Golfe 2011.

Vous prendrez bien une tasse de thé ?


- Dis donc Gladezig ces retombées dont on parle à la télé, c'est pas celles que nous promettaient notre maire y a un an au moins avec sa course de patins à roulettes ?
- Bois ton thé malheureuse. Bois ton thé gast dé dié !

samedi 18 juin 2011

Il y a une vie après la com !

Personnellement je n’ai jamais douté qu’il y avait une vie après avoir passé des années et des années dans le monde merveilleux de la communication. Mais comme tout le monde le sait depuis Saint-Thomas, il est toujours bon d’avoir de temps en temps des preuves de ses croyances ! Ca permet de les entretenir… Alors voici une preuve supplémentaire…
Une de mes anciennes clientes, une gentille, une compétente, bref une de celle qui parfois peuvent vous filer le bourdon quand vous repensez au métier en vous disant par exemple que si vos patrons avaient été moins cons… mais je m’égare ( Montparnasse comme il se doit ), une ancienne cliente et néanmoins amie, après des années de bons et loyaux services dans un groupe hôtelier dont un de ses fleurons connu du monde entier se dresse à Manhattan, a décidé de voler de ses propres ailes…
Exit la com… et bienvenue à Saint-Alban, petite commune iodée à un jet de galet de Pleneuf Val-André.
Dans ce petit village breton « Les Mesanges » jolie et grande maison d’hôtes vous attend ainsi que votre famille fut-elle nombreuse et vos amis qui peuvent vous y accompagner en masse ( capacité d’accueil 12 personnes ).
Alors là, j’en vois certains jouer les chafouins, tordre le nez… genre « Ben des maisons d’hôtes, il y en a en France plus qu’un curé pourrait en bénir ». Funeste erreur d’analyse ! Ce n’est pas une maison comme les autres… Pour pleins de raisons que vous découvrirez en cliquant I C I .
Mais comme je suis bon garçon, je vais vous en donner quelques unes en avant première mondiale.
D’abord, votre future hôtesse, ce n’est pas n’importe qui… Et je vous parie une bourriche d’huîtres N°4 de l’île aux Moines contre une vieille tongue jaunie coincée entre deux tas de varech que vous serez enchanté de la connaitre…
Mais aussi, vous aurez la possibilité de réserver une salle atelier attenante à la maison où vous pourrez vous livrer à une foultitude d’activités artistiques… en famille, entre amis ou / et aussi avec les membres de votre association de peintres en herbe ( au hasard )...

Quand je vous disais que… Hein ?

Bon… Il est encore temps de réserver… C’est I C I que ça se passe…

jeudi 16 juin 2011

L’Islande tente d’inventer une nouvelle démocratie.

La semaine dernière, le Ministre des affaires étrangères britannique, le patron de Goldman Sachs International, le Vice-Ministre des affaires étrangères chinois, le patron de Publicis et une centaine d’autres « Utra Top VIP » ont refait le monde à la réunion du Bilderberg ( Groupe Bilderberg ) ( sorte de « Davos Gold » du grand Monopoly mondial ). Il est d’ailleurs probable que leurs idées pour un monde meilleur ne soient rien d’autre que des idées pour « Le Meilleur des Mondes ». Pas sûr du tout donc que nous trouvions ceci à notre goût.
Loin de cet aréopage qui, à défaut de mettre en œuvre un monde meilleur est très largement responsable de celui dans lequel nous vivons, une extraterrestre œuvre pour le bien de son pays. Antithèse de « leurs valeurs », Birgitta Jonsdottir, députée islandaise fait bouger son île. Âgée d’une quarantaine d’année, elle est issue de cette génération de figures politiques spontanées, sortie des mouvements de protestations populaires, la révolution silencieuse islandaise pour ce qui la concerne.
Rappel. En 2008, l’Islande était acculée à la faillite. Sa population, pas plus bête que d’autres, a fait assez vite le lien entre choix économiques désastreux et responsables politiques. Coupables et responsables et inversement !
Les banques ont été nationalisées, le gouvernement et le parlement renversés, quelques politiques parmi les plus tripatouilleurs ont été traduits en justice. Les islandais ont été sollicités par referendum sur leur avenir. Tout ce chamboulement aboutissant, à la lueur glauque des erreurs passées, à la volonté d’un profond renouveau constitutionnel et démocratique.
Notre députée, au nom presque aussi difficile à prononcer que celui d’un volcan de son pays est un chantre de la liberté d’expression. Elle est à l’initiative du projet IMMI qui vise à faire de l’Islande un paradis ( au sens de lieu protégé ) pour les journalistes et « sonneurs d’alerte ». Elle est aussi l’une des chevilles ouvrières de l’incroyable travail que l’Islande tente de mener sur elle-même.
Depuis avril dernier, 25 « conseillers » élus sont chargés de diriger l’écriture de la nouvelle constitution du pays. Physicien, directeur de théâtre, pasteur, professeur d’économie, journaliste, avocat, étudiant, ils sont tous issus de la société civile. Le processus se veut collaboratif. Les projets de clause sont publiés sur le site du gouvernement chaque semaine. Les internautes peuvent directement réagir sur le forum dédié et / ou sur la page Facebook du « conseil » lequel partage ses idées sur Twitter, poste des interviews sur une chaine Youtube ou des photos des séances de travail sur Flickr.
Chacune des réunions est retransmise en directe et ouverte au public. On y ferraille sur les droits et devoirs du parlement et des parlementaires, la séparation des pouvoirs, la propriété et l’utilisation des ressources naturelles et le transfert de souveraineté à des organisations internationales ( le pays a la présence du FMI en travers du geyser et s’interroge quant à l’adhésion à l’UE ). Les « 25 » doivent rendre leur copie fin juillet, laquelle sera soumise, sauf contre-ordre à referendum. Cette utopie deviendrait alors véritablement un document par le peuple, pour le peuple. Il n’est pas étonnant que ce processus inédit de e-politique émane d’Islande, micro pays fou d’Internet ( 2/3 de la population est sur Facebook ).
Birgitta Jonsdottir est au cœur de cette réappropriation des institutions. «... la plupart des gens ne veulent pas être responsables. Ils veulent que le système les prenne en charge. Ils ont abandonné leur pouvoir de co-création de la société. C’est l’une des raisons de la catastrophe actuelle. (…) Il faut réinvestir dans la démocratie » répète-t-elle. Elle n’en est pas moins réaliste : «... les gens ne descendront dans la rue que quand ils seront affamés ou victimes d’injustice eux-mêmes ».


Et chez nous ? Les filets de sécurité de l’Etat protègent aujourd’hui notre caste politique, prisonnière de schémas de pensées figés, d’une véritable rébellion, et le système d’une véritable réforme. Mais jusqu’à quand ? Les prochaines élections présidentielles et les législatives à suivre ? Quoi qu’il en soit, il nous faudrait beaucoup de Birgitta dans nos mairies, nos conseils généraux, nos régions…notre gouvernement… car... « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. » Michel Audiard.

mercredi 15 juin 2011

Italie 4 - Berlusconi 0.

Les italiens, ce peuple que nous considérons toujours comme des velléitaires, nous ont adressé un message en fin de semaine dernière. A leur premier ministre, satrape lubrique et vieillissant qui leur demandait de s’abstenir d’aller voter, ils ont massivement signifié, en votant à plus de 90 %, qu’ils étaient attachés au droit d’expression démocratique.
A leur premier ministre, qui lorsqu’il tient une conférence de presse avec un autre premier ministre, pratique l’humour en dessous de la ceinture, à cet homme donc, qui leur demandait d’accepter la privatisation d’une ressource ( le traitement et la distribution d’eau potable ), qui devrait être considérée comme une tâche régalienne ( y/c dans notre pays ), ils ont répondu non.
A leur premier ministre, clown emperruqué et botoxé, qui leur demandait d’accepter, sans réflexion préalable, sans étude de solutions alternatives, la reprise de la marche forcée vers le tout nucléaire, ils ont répondu non pour les cinq ans à venir…
A leur premier ministre, par ailleurs « tycoon » névrotique des media italiens, qui leur demandait de le considérer comme un individu au dessus des lois, ils ont répondu non... Et cette caricature d’homme politique devra probablement répondre de ses nombreux méfaits devant la justice italienne d’ici peu de temps.
Ce qui est important ici ce n’est pas les choix faits par nos voisins italiens. Comme le disait Michel Rocard, qui n’a pas proféré que des bêtises durant sa carrière politique, dans un référendum, ce qui compte ce n’est pas la question et sa réponse, c’est celui qui la pose…
Ces « non » ne sont pas pour autant une victoire de l’opposition à Silvio Berlusconi. Ils sont juste un rejet de l’obscénité au sens propre et au sens figuré dans la vie publique …
Voila un message sur lequel nous devrions réfléchir à quelques mois des élections présidentielles...

mardi 14 juin 2011

La tagadagtactic des gendarmes…

Voici deux petites anecdotes visant à « nourrir » le débat sur la raison de la présence de radars sur nos routes… Et un petit bonus sucré comme un bonbon au miel. Nous sommes vendredi, vers 18 h 30, quelques kilomètres après la barrière de Saint Arnoult sur la A10, en direction de Paris. Le temps est superbe, la route sèche et la circulation clairsemée dans le sens province vers Paris. Sur cette partie de l’autoroute, la vitesse reste encore limitée à 130 km / h. Elle passe à 110 km / h une vingtaine de kilomètres plus loin. La route droite, en pente légère offre une visibilité de plusieurs kilomètres aux automobilistes. Bref, un lieu non accidentogène et des conditions de circulation idéales. Caché derrière une pile de pont, oui, caché, un joli petit radar servi par trois ou quatre silhouettes en bleu marine traque sans pitié l’automobiliste qui n’aurait pas enclenché son régulateur d’allure et qui se laisserait emporter par la pente naturelle de l’asphalte…
Lundi, retour vers la Bretagne. Quelques kilomètres après Le Mans, toujours sur l’autoroute A10, peu avant quatorze heures, les passagers d’un break Laguna, en embuscade derrière un bosquet flashent aux jumelles laser les automobilistes contrevenants. Là encore, ligne droite en pente légère, visibilité sur plusieurs kilomètres, route sèche, circulation faible…
Ces dispositifs ont-ils été placés dans ces lieux pour sauver des vies ou pour lever des impôts additionnels ? Personnellement, j’ai ma petite idée là-dessus… Allez, la douceur pour terminer…
Toujours lundi, vers 16 h 30. Nous roulons en file indienne entre Auray et Plouharnel vers Saint-Pierre Quiberon La circulation est dense sur les deux voies de la départementale. Le véhicule qui nous précède est une Clio aux couleurs de la Gendarmerie Nationale. En quelques kilomètres, son conducteur dont j'ai tout loisir d'apprécier la conduite a franchi trois fois une ligne blanche continue et doublé des cyclistes à quatre reprises sans faire usage de son clignotant… Étonnant non ?

vendredi 10 juin 2011

Les papys ne veulent pas lâcher la rampe

Maurice Lévy, le préfet Lambert, Jean-Claude Trichet... Depuis quelques semaines, chez nos chères et vieilles élites, les tours de passe-passe via diverses lois, votes de conseils de surveillance et autres artifices se multiplient avec toujours le même objectif lancinant : conserver leurs postes bien au-delà des limites d’âge pourtant légalement fixées… ( Damned...ferais-je encore du poujadisme à l'insu de mon plein gré ? Je m'interpelle... Heu...non...Bon...je continue...)
Surchauffe du cortex. Bouillonnement du cervelet puis évaporation du liquide céphalo-rachidien, Torsion extême des synapses... La grogne monte de partout, mais « ils » ne se rendent pas compte. « Ils » s’en foutent après tout comme de leurs premières stock-options. « Ils » ont déjà largement fait leur temps, mais veulent quand même le prolonger. Tant qu’on a la santé hein ? Qu’importe le message qu’« ils » envoient à cet être extraterrestre qu’est « LE jeune » qui les regarde en se désespérant se sédimenter jour après jour sur leurs fauteuils. « Ils » en ont été de cette espèce-là, mais c’était il y a une éternité et « ils » ont oublié. Il y a de toute façon prescription et avoir été jeune il y a 50 ans, ce n’est pas pareil. Le fameux « Il vaut mieux avoir l’âge de ses artères que l’âge de César Franck » de Jean Yanne reste, plus que jamais d’actualité. Aujourd’hui les choses sont différentes…si, si… et même pas peur du syndrome du « match en trop ». Ca c’est pour les autres… Eux ils sont inoxydables...
« Ils », ce sont ceux  cités plus haut qui depuis quelques semaines mettent tout en œuvre pour conserver leur joli fromage bien au-delà des limites légales. Sans doute l’angoisse de ne pas avoir le nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein… Pensez donc, ça coûte tellement cher les maisons de retraite de nos jours ma pov’ dame. Allez, revue de détails des papys qui ne veulent pas jouer à la pétanque après la sieste…
Le 26 mai dernier, comme le relevait Marianne dans son numéro 736, les parlementaires adoptaient un projet de loi pour permettre à certains hauts fonctionnaires ( préfets, ambassadeurs, etc ) de travailler jusqu’à 67 ans. Deux ans de rab par rapport aux dispositions précédentes. Deux ans de rab pour… « 600 personnes environ en charge de l’application stricte de la politique du gouvernement, toutes ou presque désignées par la droite depuis 2002 », notait le journal. Parmi eux : un certain Christian Lambert sheriff du 9.3, préfet de Seine-Saint-Denis et proche de Nicolas Sarkozy… Seules les mauvaises langues pourraient dire que c’est pour ce monsieur que la loi a été ainsi « revue et corrigée »…
À Bruxelles aussi, on se rêve quasi immortel. Ce grand humaniste qu’est le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet,« loucherait » sur un nouveau job. Fait sur mesure par un bon faiseur of course… Soixante-huit ans au compteur, le cheveu gris mais toujours plein de sève, Trichet voit en effet son mandat s’achever d’ici à la fin de l’année. Comme ses collaborateurs ne lui ont pas encore offert une canne à pêche, notre homme a tracé les contours d’un poste qu’il souhaiterait voir créer : ministre des Finances de l’Union européenne. Rien que ça. Un emploi-retraite en or massif… Même si toutes les prérogatives qui vont avec ce futur poste, Trichet les a toujours farouchement combattues au prétexte que « cela risquait d'amoindrir le pouvoir de la BCE ». Mais ce qui est valable pour les autres ne l’est pas forcément pour soi… Lui c'est promis, juré, en cas de nommination, il n'enbêtera pas son successeur.
Le privé a également ses accros de l’élixir de jouvence, les fanas du Q10, les drogués au rétinol. Les pages saumon du Figaro de mercredi dernier nous apprennent qu’à Publicis, « les actionnaires, réunis en assemblée générale, avec la bénédiction de la présidente du conseil de surveillance, Elisabeth Badinter, première actionnaire avec 10,5% du capital et 17,2% des droits de vote » ont décidé de relever « la limite d’âge des membres du directoire » de 70 à 75 ans ». Ouf… C’est Maurice Lévy… 69 balais et président du directoire de Publicis Groupe qui va être content. Mais Le Figaro nous explique que Maurice Lévy a donc ainsi « cinq ans de plus »… pour « préparer sa succession ». Si j’étais l’actionnaire majoritaire, je considérerai que ne pas l’avoir déjà préparée relève de la faute lourde… Mais que les petits actionnaires se rassurent. Il va finir, un jour, par passer la main … grâce à ces 5 ans de plus tout se passera dans la douceur, la joie et l’allégresse… Ouf…


Quand je disais que notre pays n’aime plus sa jeunesse…

jeudi 9 juin 2011

Chiche !

Hier, Jean-François Copé et l’UMP ont affirmé leur volonté de faire travailler des titulaires du RSA, 5 heures par semaine dans diverses structures. Certes, pas tous les titulaires ( environ 1 800 000 ) mais plutôt un gros tiers soit 680 000 personnes.Parfait. Après tout, le RSA ne nous a-t-il pas été vendu comme étant un dispositif de retour à la vie active pour les exclus du monde du travail ?
Puisque l’homme qui se voudrait notre Président de la République en 2017 se fait fort de remettre partiellement au boulot 680 000 personnes, c’est qu’il y a un gisement d’heures « à travailler » de 680 000 X 5 X 45 semaines dans les diverses collectivités nationales, régionales, départementales, communales et autres organismes et / où associations d’utilité publique soit 153 millions d’heures de travail disponibles. Je me risque donc à lui faire une suggestion si d’aventure il surfe jusque ici. Pourquoi saupoudrer cette manne tombée du ciel en quelques jours ? Sur la base de 1575 heures ( restons modeste ) de travail annuel, ces 153 millions d’heures représentent presque 100 000 emplois temps plein. Je trouve son idée tellement bonne que je suis même prêt à payer plus d’impôts, si nécessaire, pour la rendre réalisable, c’est dire !
Pour une fois, réjouissons-nous car par les temps actuels, ce gisement d’emplois identifiés est une bonne, une très bonne nouvelle. Je n’envisage pas une seule seconde que l’affirmation de cet homme politique ne soit pas fondée sur une solide étude préalable. Le sujet est trop sérieux pour qu’il ne prenne qu’une posture à des fins électoralistes non ?


Allez chiche… Objectif 100 000 chômeurs de moins d’ici l’hiver.

mercredi 8 juin 2011

J’aurai tant aimé !

C’est vrai aujourd'hui, j’aurai tant aimé vous parler d’artisans ou de commerçants un peu pingres sur les bords, pas très regardant sur la qualité de leurs marchandises, focalisés sur leurs marges invraisemblables, rompus à l’arnaque du chaland, grugeurs invétérés des papis ou des mamies qui ne sont toujours pas parvenus à passer à l’euro…
C’est vrai j’aurai franchement aimé mais, dans ma revue de presse du jour, tant au niveau national qu’au niveau régional rien de tel pour me fouetter les neurones.
Juste la routine. Sur quoi écrire ? Le début de la Saison 2 de « DSK à NYC » avec un épisode au rabais de 7 mn sans les coupures de pub ? Bof. La énième saison de « Liliane et sa fille » avec un premier volet intitulé « J’ai enfin réussi à placer la vieille sous tutelle » ? Pas top. La triste fin programmée de Deezer le juke box gratuit en ligne ? Un peu trop pointu. Me risquer à commenter l’œuvre de Jorge Semprun ? Je n’ai lu de lui que « Netchaïev est de retour » et je confesse ne pas avoir apprécié et l’histoire et le style. Pas inspirationnel donc… Mais épargner plus avant les foudres de Radio Kerhostin à des hordes de Vincent Poursan ( tour à tour épicier, libraire, pharmacien, brocanteur, antiquaire ), tous adeptes du fameux « Vous allez m'arracher une baisse de la ristourne habituelle » ( les fan d’Achille Talon apprécieront ), c’est un coup à vous faire traiter par certains de vos lecteurs de crypto-poujadiste ( lien )  Si, si, je vous assure !
Pourtant j’ai cherché je vous prie de me croire… Y compris dans mon vécu… Je dois être un extraterrestre : jamais enfumé par un ramoneur, jamais roulé dans la graisse moteur par un garagiste, jamais électrocuté par le devis d’un électricien… Mon boulanger ne m’a jamais refilé une baguette de la veille au prix de la baguette fraîche du jour et, rendez-vous compte, mon fidèle maraicher, le jeudi au marché de Saint-Pierre Quiberon a une fâcheuse tendance à me rendre la monnaie en arrondissant en sa défaveur le bougre !
C’est pourquoi, bien que n’étant pas un fan de Pierre Poujade, je ne vous parlerai pas des noires turpitudes et pratiques des artisans-commerçants.
En revanche, aujourd’hui, un fait a retenu mon attention. Luc Ferry, ancien ministre, philosophe et « pipole » à ses heures, c’est fait « poisser », pour s’exprimer comme lui, par son employeur l’Université de Paris Diderot. Pendant l’année scolaire 2010 / 2011, notre professeur à juste oublié de remplir le quota de 192 heures de cours qu’il devait à sa fac en dépit de 3 lettres de relance. Mais comme l’administration est bonne fille, elle lui a réglé chaque mois son salaire ( 4 499 euros net mensuels ). N’importe qui aurait été licencié ASM ( Absent Sans Motif )… Pas lui…
Je sais, je tape sur les élites… Une fois de plus car je persiste et je signe, l’élite (politique, économique, culturelle,..), de tous temps se doit d’être exemplaire avant que de pouvoir demander l’exemplarité aux autres… Et le libraire-papetier de Saint-Céré n’a rien à voir là dedans.
.
PS : j'ai des lecteurs moins fainéants que moi. Eux, ils cherchent et ils trouvent ( Merci Monsieur LG ) : lien.

PPS : à lire un article de Rue89 sur le CAS et Luc Ferry : lien.

PPPS : à lire aussi un article de Marianne2 sur "la valeur ajoutée" du CAS : autre lien

mardi 7 juin 2011

Eh oui... Pas facile la régle de trois monsieur Luc Chatel !


Mais quel est le cursus universitaire de ce ministre ? Luc Chatel est né dans une famille industrielle haut-marnaise, d'un père amiral et d'une mère professeur de danse. Il passe sa scolarité chez les jésuites, au Lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris. Étudiant à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il y obtient une maîtrise de sciences de gestion en 1987 puis un DESS de marketing en 1988.

Il s'investit alors dans le syndicalisme étudiant, comme représentant étudiant au conseil d'administration de l'université, président du syndicat étudiant ADEG puis de la junior entreprise " Sorbonne Conseil ". 
Diplômé, il intègre le groupe international de cosmétiques L'Oréal en 1990. Il travaille initialement dans le marketing en qualité de chef de produit, puis aux ressources humaines et devient DRH d'une entité du groupe, poste qu'il occupe jusqu'à son élection à l'Assemblée Nationale, en 2002, après avoir réduit durant quatre ans son temps de travail à 80 % pour s'engager en politique.

( Une fois de plus merci Wiki. ).

Le concombre et la saucisse


Et une pub allemande...




Et une pub espagnole...

lundi 6 juin 2011

Faisons de la politique !

Notre démocratie ne peut être que ce que nous en ferons. Alors allons dès maintenant à l’essentiel. Il y a urgence ! Dès à présent prenons rendez-vous avec nos élus pour leur signifier que nous souhaitons vivement et fermement que le nombre de leurs mandats soit impérativement limité ainsi que leur cumul. Le temps d’un « César » par commune, par canton, par département est révolu, surtout si certains se révèlent, au final, ni plus ni moins que des « Néron ».


Affirmons haut et fort aussi que leurs arrangements ( leurs tambouilles entre gens du même monde ) au soir d’un 1er tour d’élection présidentielle, législative, européenne, régionale, n'ont pas notre assentiment. Gardons à l’esprit qu'il y a nombre de candidats de valeur qui n'arrivent pas à passer le cap des investitures et que c'est bien pour cela que nous sommes, les uns et les autres, souvent déçus. Enfin signifions leur bien que ce n'est, ni des instituts de sondages, ni des " people " en mal de couverture médiatique, ni des journalistes dont certains sont capables de toutes les complaisances pour garder leur poste ( heureusement pas tous loin de là ) et encore moins des artifices de communication de « conseillers » qui conforteront nos convictions mais eux qui briguent nos suffrages et dont nous saurons, avec précision, avec honnêteté, sans esprit partisan, sans haine, mais sans aucune indulgence coupable, nous souvenir de leurs engagements tenus ainsi que de ceux oubliés, méprisés, brisés une fois élus. Tout comme nous serons attentifs à leurs actions et de leur comportement que nous voulons exemplaire en tant que représentants de la nation.
Montrons notre intérêt pour la politique et notre attachement au droit de vote. Il reste encore quelques mois pour nous faire entendre.
Quand il y aura en place une classe politique plus jeune, de valeur, régulièrement renouvelée, en prise avec les problèmes de notre pays, pour nous représenter, il y fort à parier que toutes les turpitudes, les mensonges, la médiocrité, qui envahissent notre quoditien se raréfieront.
Alors l'avenir de notre pays, notre avenir et celui de nos enfants, de nos petits enfants nous apparaitra clair et porteur d'espoir.

samedi 4 juin 2011

Aimons-nous encore notre jeunesse ?

La Dares a publié lundi 30 mai une étude sur l'emploi des jeunes de 15 à 29 ans. Ce rapport, peu voire pas commenté dans les média, donne quelques trop bonnes raisons de désespérer quand on a moins de 30 ans dans notre pays. Il est de coutume, en France, de dire, sans vraiment l’expliquer que le chômage des jeunes est largement supérieur à celui des moins jeunes. C'est vrai, mais les statistiques utilisées pour argumenter cet état de fait sont biaisées. Les taux de chômage annoncés par nos responsables politiques tiennent rarement compte de la proportion de jeunes étudiants. Assez bizarrement la Dares concentre son étude sur une tranche d'âge plus large (15 à 29 ans) que la définition socioprofessionnelle des jeunes ( moins de 25 ans ). J’imagine que l’élargissement de la tranche d’âge doit permettre de « cosmétiser » l’étude. Quoi qu’il en soit, les résultats sont terribles.


1. Le taux de chômage ressort ainsi à 17%, un taux largement au-dessus de la moyenne des moins jeunes.
2. La situation de l'emploi s'est dégradée dès juin 2008. L'argument présidentiel selon lequel la grande crise financière de l'automne 2008 a tout déclenché est... faux. La tendance de fond « n’a été qu’aggravée », si l’on peut s’exprimer ainsi, par la crise
3. Le taux d’activité́ des 15-29 ans est stable depuis 15 ans, pour se situer entre 54 % et 57%. Mais, en 2010, il reste inférieur dans notre pays de 1,2 point à la moyenne des 27 pays membres de l’U.E. et de 3,2 points à celle de l’Union à 15.
4. Le nombre de jeunes qui travaillent a baissé depuis 2008 : 5,41 millions en 2008, 5,32 millions en 2009, 5,27 millions en 2010.
5. Le nombre de jeunes aidés à l'emploi a drastiquement chuté : 636.000 en 1990, 820.000 en 2000 ( pour cause d'emplois jeunes ), 724.000 en 2005, 778.000 en 2007, 665.000 en 2010, après trois ans de crise. En proportion, la part des jeunes sous contrat aidé a chuté de 30% en 2000, à 27% en 2007 et 23,7% en 2010... Sans commentaires autre que, selon certains, l’assistanat serait « LE cancer de notre économie »…
6. Parmi ces emplois aidés, l'alternance n'a cessé de diminuer depuis que Nicolas Sarkozy est président : 599.000 en 2008, puis 572.000 en 2009 et 565.000 en 2010 sachant que cette formule reste la voie la plus efficace pour faire accéder les jeunes à l’emploi.
7. L’ancienneté́ au chômage a continué à augmenter de 2009 à 2010 pour les jeunes, plus fortement que pour les adultes : +5 points pour la proportion de chômeurs de longue durée versus +4 points pour les adultes.
8. La Dares mesure également ce qu'elle appelle le « halo » du chômage, c'est-à-dire des personnes qui ne travaillent pas, souhaiteraient travailler mais ne sont pas considérées comme chômeurs par le BIT ( Bureau International du Travail ) car pas disponibles ou non inscrits. 2,8 % des jeunes de 15 à 29 ans sont, en moyenne, dans ce cas en 2010. « Comme pour le chômage, les jeunes appartiennent plus souvent au « halo » du chômage que l’ensemble de la population en âge de travailler » note la Dares.
9. L'inégalité homme/femme commence tôt. Les « jeunes » femmes travaillent moins que leurs homologues masculins. « Le taux d’emploi est toujours beaucoup plus élèvé pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes ( +8,1 points fin 2010 ) car ces dernières poursuivent plus longtemps leurs études, sont moins concernées par l’apprentissage et cessent plus souvent leur activité́ dès l’arrivée d’enfants.» Bonjour les retraites les filles !
10. Les jeunes, quand ils travaillent, sont plus souvent en situation de sous-emploi que leurs aînés. « En moyenne annuelle, parmi les jeunes de 15 à 29 ans occupant un emploi, 5,1 % des hommes et 11,5 % des femmes sont en situation de sous-emploi en 2010, contre respectivement 3,3 % et 8,8 % pour l’ensemble des 15-64 ans.»
11. La part du temps partiel subi dans l’ensemble des emplois occupés par les jeunes a augmenté depuis 2008, pour atteindre 8,1% en 2010, dont 11,5% pour les femmes. Au total, quelque 44% des jeunes de 15 à 29 ans sont en situation précaire.
12. La part des CDD a progressé depuis 2008, de 24% des emplois des 15-29 ans à 26% l'an dernier.


Et dire que certains vieux c…, j’en ai encore croisé un jeudi au marché qui, compatissant au malheur de la crémière qui n’aura une apprentie qu’à partir de fin juin, jouissant de leur retraite confortable dès 60 ans, d’une protection sociale en béton armée, hurlent haut et fort que les jeunes « ne veulent pas travailler »…