Record battu en octobre....
La citation du jour ou de la semaine...ou du mois !
" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.
dimanche 31 octobre 2010
samedi 30 octobre 2010
Pantouflages à profusion ou la vie n’est pas dure pour tout le monde.
La réforme des retraites votée, Raymond Soubie, le conseiller social de Nicolas Sarkozy ( celui-là même qui fut à la manœuvre de A à Z sur le sujet ) peut partir tranquille. Dimanche dernier, il expliquait qu'il quitterait l'Elysée prochainement, et reprendrait son métier d'entrepreneur, grâce, notamment, à une fortune personnelle accumulée AVANT son entrée à l'Elysée. C’était une bonne nouvelle. ! Voici un homme qui après avoir été défrayé par la République allait consacrer son argent au développement de l’emploi en France. Un fonctionnaire en moins, un entrepreneur en plus ! Le pays était en marche ! Formidable ! Mercredi, on apprenait qu'il était nommé au Conseil Economique et Social (CES), une promotion validée en conseil des ministres et accessoirement un beau fromage de la république. Quel symbole de l'entrepreneuriat ! Du vrai pantouflage, pour l'un des proches de notre Président ! Rappelons ici que les membres du CES sont rémunérés par la République pour un montant que seul un énarque peut calculer soit le tiers d'une indemnité parlementaire, frais de résidence compris, plus une « indemnité spéciale pour frais de représentation », soit au final plus de 5 000 euros nets mensuels * sortis de caisses supposées vides... C’est une jolie façon de doter l’entreprise du susnommé d’un fond de trésorerie histoire d’attendre les premiers clients. C’est l’esprit serein que l’entrepreneur Soubie peut se préparer à accueillir des clients qui ne manqueront pas d’accourir compte tenu du nombre d’obligés que le sus-nommé n’a probablement pas manqué de se créer durant les trois ans passés à l’Elysée… Mais comme quand il y en a pour un, il y en a pour une soixantaine, version moderne de la multiplication des pains, Raymond Soubie n'est pas seul à rejoindre le CES. La « promotion » du 27 octobre comprend également nombre de proches du camp présidentiel ou diverses personnalités dont il s'agit sans doute de concilier les faveurs ou de récompenser, sur nos deniers, les services rendus.
- Pierre Charon, autre conseiller de Nicolas Sarkozy qu'on ne présente plus,
- la navigatrice Maud Fontenoy,
- le producteur Alain Terzian, proche de Sarkozy
- l'adjoint au maire de Vichy UMP Christian Corne,
- Jean-Marie Geveaux, ancien député UMP du Mans battu en 2007,
- Yves Urieta, ancien maire socialiste de Pau passé sarkozyste à la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel,
- la présidente du mouvement patronal Ethic Sophie de Menthon,
- l'UMP Guillaume de Russé, président du Futuroscope,
- le sénateur UMP Jean-Claude Etienne, dont le mandat expire en septembre prochain,
- l'ex-épouse d'Eric Besson Sylvie Brunet,
- Claire Gibault, conseillère municipale UMP à Paris,
- Gisèle Ballaloud, conseillère municipale UMP d'Annecy,
- Nadia El Okki, 1ère adjointe UMP au maire de Saint-Martin-de-Valgognes,
- Guillaume de Russe, conseiller général UMP de Montmorillon,
- Hervé Marseille, maire-conseiller général NC de Meudon,
- Hugues Martin, 68 ans, ancien député-maire UMP de Bordeaux,
- Ange Santini, 51 ans, UMP, maire de Calvi, ancien président du conseil exécutif de Corse de 2004 à 2010.
Depuis des mois, le CES ne siège plus ( mais je suppose, car j’ai l’esprit mal tourné, que ses membres ont du être payé rubis sur l’ongle ) dans l'attente de 63 nominations, actées donc en conseil des ministres mercredi 27 octobre. Sur ces 63 nominations, Nicolas Sarkozy en a choisi ... 40.
Comme aurait pu le dire Hervé Morin notre brillant ministre des Armés : « C’est l’entreprise expliquée aux cons que cette histoire là »
* Art. premier. Les membres du Conseil économique et social reçoivent une rémunération égale au tiers de l'indemnité parlementaire telle qu'elle est définie par l'article premier de l'ordonnance du 13 décembre 1958 susvisée et comprenant également l’indemnité de résidence mentionnée à l’article 20 de la loi du 13 juillet 1983. A cette rémunération s’ajoute éventuellement le supplément familial de traitement, pour les conseillers ayant des enfants à charge et qui ne perçoivent pas celui-ci par ailleurs.»
Source : Décret n° 59-602 du 5 mai 1959 relatif à la rémunération et aux indemnités des membres du Conseil économique et social modifié par le décret n° 76-686 du 20 juillet 1976, le décret n° 80-827 du 15 octobre 1980, le décret n° 2001-158 du 19 février 2001 et le décret 2007-277 du 1er mars 2007
- Pierre Charon, autre conseiller de Nicolas Sarkozy qu'on ne présente plus,
- la navigatrice Maud Fontenoy,
- le producteur Alain Terzian, proche de Sarkozy
- l'adjoint au maire de Vichy UMP Christian Corne,
- Jean-Marie Geveaux, ancien député UMP du Mans battu en 2007,
- Yves Urieta, ancien maire socialiste de Pau passé sarkozyste à la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel,
- la présidente du mouvement patronal Ethic Sophie de Menthon,
- l'UMP Guillaume de Russé, président du Futuroscope,
- le sénateur UMP Jean-Claude Etienne, dont le mandat expire en septembre prochain,
- l'ex-épouse d'Eric Besson Sylvie Brunet,
- Claire Gibault, conseillère municipale UMP à Paris,
- Gisèle Ballaloud, conseillère municipale UMP d'Annecy,
- Nadia El Okki, 1ère adjointe UMP au maire de Saint-Martin-de-Valgognes,
- Guillaume de Russe, conseiller général UMP de Montmorillon,
- Hervé Marseille, maire-conseiller général NC de Meudon,
- Hugues Martin, 68 ans, ancien député-maire UMP de Bordeaux,
- Ange Santini, 51 ans, UMP, maire de Calvi, ancien président du conseil exécutif de Corse de 2004 à 2010.
Depuis des mois, le CES ne siège plus ( mais je suppose, car j’ai l’esprit mal tourné, que ses membres ont du être payé rubis sur l’ongle ) dans l'attente de 63 nominations, actées donc en conseil des ministres mercredi 27 octobre. Sur ces 63 nominations, Nicolas Sarkozy en a choisi ... 40.
Comme aurait pu le dire Hervé Morin notre brillant ministre des Armés : « C’est l’entreprise expliquée aux cons que cette histoire là »
* Art. premier. Les membres du Conseil économique et social reçoivent une rémunération égale au tiers de l'indemnité parlementaire telle qu'elle est définie par l'article premier de l'ordonnance du 13 décembre 1958 susvisée et comprenant également l’indemnité de résidence mentionnée à l’article 20 de la loi du 13 juillet 1983. A cette rémunération s’ajoute éventuellement le supplément familial de traitement, pour les conseillers ayant des enfants à charge et qui ne perçoivent pas celui-ci par ailleurs.»
Source : Décret n° 59-602 du 5 mai 1959 relatif à la rémunération et aux indemnités des membres du Conseil économique et social modifié par le décret n° 76-686 du 20 juillet 1976, le décret n° 80-827 du 15 octobre 1980, le décret n° 2001-158 du 19 février 2001 et le décret 2007-277 du 1er mars 2007
mercredi 27 octobre 2010
Réforme des retraites : les 50-60 ans «victimes» mais probablement aussi ... «arbitres» des élections de 2012 ?
Le 8 octobre, le Sénat confirmait le vote des députés en approuvant le report de l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans. Ces deux " petites " années vont peser très lourd pour les 50-60 ans dont le maintien dans l'emploi est hypothétique en France alors qu’il semble acquis depuis belle lurette dans les pays scandinaves et au Royaume Uni. Cette réforme, dont tout le monde sait qu’elle ne sera pas pérenne pourrait coûter très cher à notre actuel Président de la république et à l'UMP en 2012 ! Rappel : le 29 novembre 2007, le Conseil d'orientation des retraites organisait un colloque : Augmenter le taux d'emploi des seniors. Les enseignements des expériences étrangères. Son compte rendu (payant) est disponible à la Documentation Française.
Extraits ( gratuits… et oui, on est comma ça à Radio Kerhostin…)
" Avec un taux d'emploi de 37,8% pour les 55-64 ans en 2005, la France se situe très en dessous de la moyenne européenne - 42,5% - et loin des 50 % en 2010 fixés au niveau communautaire ... "
Et même si Laurent Wauquiez se félicitait d'une " belle "réussite " : " ... en période crise, nous avons réuissi à faire progresser le taux d'enmploi des séniors en France de 38 à 39 % " La Dépêche.
Une étude de la DARES, reprise par Netpme ne faisait pas mystère d'une nette dégradation !
" ... L’étude de la Dares révèle que le taux de chômage des seniors a augmenté plus fortement en 2009 qu'au cours des crises économiques précédentes... Du 4e trimestre 2008 au 4e trimestre 2009, le taux de chômage des 50-64 ans s'est, en effet, accru rapidement : + 1,7 point en un an, contre +1,8 point pour l'ensemble des actifs ... Les trois quarts des 50-64 ans au chômage en 2008 déclarent toujours y être un an après "
En clair : prolonger la durée d'activité de cette catégorie d'âge est une catastrophe annoncée car ceci correspond, de facto, à une baisse significative des pensions et à une paupérisation accrue des plus démunis dans cette tranche d’âge.
Qu'en disent les premières concernés, c'est à dire : Les organisations d'employeurs qui ont défendu la "réforme" ( Le MEDEF et sa sémillante « patronne » préconisant même le retour aux 65 ans )
Laurence Parisot, avec son cynisme habituel affirmait ( elle qui n'a été dirigeante d'entreprise que parce que son papa lui en a acheté une ) : " qu'au fur et à mesure qu'on déplace l'âge légal de départ à la retraite, on augmente corrélativement le taux d'activité des seniors ..." Et précisait que : " le taux d'activité des quinquagénaires était supérieur en France à la moyenne européenne, mais qu'à partir de 60 ans, le taux d'activité chutait par rapport à la moyenne européenne, à cause de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans ". Le Figaro
Quant à la CGPME par la bouche de son peu charismatique président Roubaux , elle disait tout le mal qu'elle pensait de la mesure consistant à : " faire payer aux entreprises récalcitrantes, à un plan d’action en faveur des seniors, une pénalité égale à 1 % de la masse salariale " sans pour cela envisager de prendre en compte le problème !
" ... Face à un véritable problème de société nécessitant une évolution des emplois, des employeurs et des Pouvoirs Publics, le Gouvernement, à défaut d’autres idées, en est réduit à sanctionner. La mise en oeuvre d’une politique de quotas, qui ne dit pas son nom, est une erreur. Le pas est franchi. Veut-on demain interdire aux chefs d’entreprise de décider librement qui ils embauchent ? "
En clair, si gouvernement et organisations patronales se rejoignaient pour faire travailler les salariés plus longtemps, aucun d'eux n'acceptait de porter la responsabilité d'un si bas taux d'emploi, préférant refiler " la patate chaude " à l'UNEDIC ! ( Et c'est un ancien patron qui vous le dit... )
On aurait tord au gouvernement et dans sa majorité de considérer que les salariés de cette tranche d'âge, sont conquis par la pédagogie sur la réforme des retraites. Et surtout que leur " grand âge " leur fera rapidement oublier le nouvel obstacle qui se dresse devant eux ! L’écrasante majorité d’entres eux ne sont pas encore totalement gagas…
Car, comme le fait judicieusement remarquer Le Point, en faisant référence au lancement d'un " observatoire politique et social des 50-65 ans " réalisée par IFOP pour le site planet.fr : " Voici une étude à laquelle les candidats à la prochaine présidentielle prêteront sans doute une oreille attentive " :
Dans le cadre de son observatoire des 50-65 ans mené en partenariat avec Planet.fr, l’Ifop a cherché à appréhender les perceptions des seniors sur l’emploi.
Extraits
" ... Le sentiment d’une discrimination des seniors dans le monde du travail est presque unanimement ancrée chez les Français âgés de 50 à 65 ans. Presque tous (99%) jugent les seniors discriminés à l’embauche (dont 76% « beaucoup »). Venant confirmer ce sentiment, 97% des Français âgés de 50 à 65 ans considèrent que les seniors ont plus de mal à trouver un emploi que le reste de la population (dont 80% « tout à fait d’accord »). Plus globalement, 93% des seniors estiment que leur classe d’âge est discriminée au sein des entreprises (dont 41% « beaucoup ») ... "
Face à ce constat, les seniors estiment très majoritairement que le problème doit être pris à bras-le-corps par les politiques. 89% des Français âgés de 50-65 ans jugent que l’emploi de leur classe d’âge constitue un vrai problème de société aujourd’hui en France. Plus spécifiquement, 83% considèrent que la réforme des retraites doit inclure des mesures permettant de favoriser l’emploi des seniors, la majorité des répondants (54%) étant même « tout à fait d’accord » avec cette idée ..."
D’ailleurs, les seniors se montrent assez critiques sur la manière dont la problématique de l’emploi des plus âgés est prise en compte dans la politique actuelle : 71% d’entre eux estiment que l’emploi des seniors n’y a pas assez d’importance ... les chômeurs se démarquent sur cette question, 83% estimant que la question de l’emploi des seniors n’est pas assez prise en compte dans la politique actuelle ... "
Pour Patrice Angot, directeur associé chez Planet.fr, une chose est sûre : " Ce n'est pas parce qu'ils ont voté Nicolas Sarkozy en 2007, par exemple, qu'ils voteront pour lui à nouveau " d'autant plus qu'ils ont ressenti de plein fouet les effets de la crise ... " Le Point
D'autant que les déclarations de Laurent Wauquiez ( quel pince sans rire ) à L'Expansion, en juillet dernier sonnaient pour les 50-60, comme une formidable provocation !
" ... C'est parce que nous avons pleinement pris la mesure de l'importance de l'emploi des seniors et parce que nous avons mis en place les dispositifs appropriés et incitatifs (taxation des préretraites, libéralisation du cumul emploi-retraite...) qu'enfin les choses bougent ! Augmenter l'âge de départ à la retraite, c'est avant tout créer les conditions du maintien ou du retour à l'emploi pour les seniors ... " ( Y croit-il lui-même ? )
... Devraient sans nul doute, contribuer à l'effet garanti, dans les urnes ...
Aujourd’hui : Nicolas Sarkozy : One Point, match retour et peut être éliminatoire en mai 2012 …
Extraits ( gratuits… et oui, on est comma ça à Radio Kerhostin…)
" Avec un taux d'emploi de 37,8% pour les 55-64 ans en 2005, la France se situe très en dessous de la moyenne européenne - 42,5% - et loin des 50 % en 2010 fixés au niveau communautaire ... "
Et même si Laurent Wauquiez se félicitait d'une " belle "réussite " : " ... en période crise, nous avons réuissi à faire progresser le taux d'enmploi des séniors en France de 38 à 39 % " La Dépêche.
Une étude de la DARES, reprise par Netpme ne faisait pas mystère d'une nette dégradation !
" ... L’étude de la Dares révèle que le taux de chômage des seniors a augmenté plus fortement en 2009 qu'au cours des crises économiques précédentes... Du 4e trimestre 2008 au 4e trimestre 2009, le taux de chômage des 50-64 ans s'est, en effet, accru rapidement : + 1,7 point en un an, contre +1,8 point pour l'ensemble des actifs ... Les trois quarts des 50-64 ans au chômage en 2008 déclarent toujours y être un an après "
En clair : prolonger la durée d'activité de cette catégorie d'âge est une catastrophe annoncée car ceci correspond, de facto, à une baisse significative des pensions et à une paupérisation accrue des plus démunis dans cette tranche d’âge.
Qu'en disent les premières concernés, c'est à dire : Les organisations d'employeurs qui ont défendu la "réforme" ( Le MEDEF et sa sémillante « patronne » préconisant même le retour aux 65 ans )
Laurence Parisot, avec son cynisme habituel affirmait ( elle qui n'a été dirigeante d'entreprise que parce que son papa lui en a acheté une ) : " qu'au fur et à mesure qu'on déplace l'âge légal de départ à la retraite, on augmente corrélativement le taux d'activité des seniors ..." Et précisait que : " le taux d'activité des quinquagénaires était supérieur en France à la moyenne européenne, mais qu'à partir de 60 ans, le taux d'activité chutait par rapport à la moyenne européenne, à cause de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans ". Le Figaro
Quant à la CGPME par la bouche de son peu charismatique président Roubaux , elle disait tout le mal qu'elle pensait de la mesure consistant à : " faire payer aux entreprises récalcitrantes, à un plan d’action en faveur des seniors, une pénalité égale à 1 % de la masse salariale " sans pour cela envisager de prendre en compte le problème !
" ... Face à un véritable problème de société nécessitant une évolution des emplois, des employeurs et des Pouvoirs Publics, le Gouvernement, à défaut d’autres idées, en est réduit à sanctionner. La mise en oeuvre d’une politique de quotas, qui ne dit pas son nom, est une erreur. Le pas est franchi. Veut-on demain interdire aux chefs d’entreprise de décider librement qui ils embauchent ? "
En clair, si gouvernement et organisations patronales se rejoignaient pour faire travailler les salariés plus longtemps, aucun d'eux n'acceptait de porter la responsabilité d'un si bas taux d'emploi, préférant refiler " la patate chaude " à l'UNEDIC ! ( Et c'est un ancien patron qui vous le dit... )
On aurait tord au gouvernement et dans sa majorité de considérer que les salariés de cette tranche d'âge, sont conquis par la pédagogie sur la réforme des retraites. Et surtout que leur " grand âge " leur fera rapidement oublier le nouvel obstacle qui se dresse devant eux ! L’écrasante majorité d’entres eux ne sont pas encore totalement gagas…
Car, comme le fait judicieusement remarquer Le Point, en faisant référence au lancement d'un " observatoire politique et social des 50-65 ans " réalisée par IFOP pour le site planet.fr : " Voici une étude à laquelle les candidats à la prochaine présidentielle prêteront sans doute une oreille attentive " :
Dans le cadre de son observatoire des 50-65 ans mené en partenariat avec Planet.fr, l’Ifop a cherché à appréhender les perceptions des seniors sur l’emploi.
Extraits
" ... Le sentiment d’une discrimination des seniors dans le monde du travail est presque unanimement ancrée chez les Français âgés de 50 à 65 ans. Presque tous (99%) jugent les seniors discriminés à l’embauche (dont 76% « beaucoup »). Venant confirmer ce sentiment, 97% des Français âgés de 50 à 65 ans considèrent que les seniors ont plus de mal à trouver un emploi que le reste de la population (dont 80% « tout à fait d’accord »). Plus globalement, 93% des seniors estiment que leur classe d’âge est discriminée au sein des entreprises (dont 41% « beaucoup ») ... "
Face à ce constat, les seniors estiment très majoritairement que le problème doit être pris à bras-le-corps par les politiques. 89% des Français âgés de 50-65 ans jugent que l’emploi de leur classe d’âge constitue un vrai problème de société aujourd’hui en France. Plus spécifiquement, 83% considèrent que la réforme des retraites doit inclure des mesures permettant de favoriser l’emploi des seniors, la majorité des répondants (54%) étant même « tout à fait d’accord » avec cette idée ..."
D’ailleurs, les seniors se montrent assez critiques sur la manière dont la problématique de l’emploi des plus âgés est prise en compte dans la politique actuelle : 71% d’entre eux estiment que l’emploi des seniors n’y a pas assez d’importance ... les chômeurs se démarquent sur cette question, 83% estimant que la question de l’emploi des seniors n’est pas assez prise en compte dans la politique actuelle ... "
Pour Patrice Angot, directeur associé chez Planet.fr, une chose est sûre : " Ce n'est pas parce qu'ils ont voté Nicolas Sarkozy en 2007, par exemple, qu'ils voteront pour lui à nouveau " d'autant plus qu'ils ont ressenti de plein fouet les effets de la crise ... " Le Point
D'autant que les déclarations de Laurent Wauquiez ( quel pince sans rire ) à L'Expansion, en juillet dernier sonnaient pour les 50-60, comme une formidable provocation !
" ... C'est parce que nous avons pleinement pris la mesure de l'importance de l'emploi des seniors et parce que nous avons mis en place les dispositifs appropriés et incitatifs (taxation des préretraites, libéralisation du cumul emploi-retraite...) qu'enfin les choses bougent ! Augmenter l'âge de départ à la retraite, c'est avant tout créer les conditions du maintien ou du retour à l'emploi pour les seniors ... " ( Y croit-il lui-même ? )
... Devraient sans nul doute, contribuer à l'effet garanti, dans les urnes ...
Aujourd’hui : Nicolas Sarkozy : One Point, match retour et peut être éliminatoire en mai 2012 …
mardi 26 octobre 2010
Lapsus c’est du lourd !
Petit rappel freudien pour nous tous qui ne sommes pas psy. Un lapsus est une erreur commise en parlant ( lapsus linguae ) ou en écrivant ( lapsus calami. J'en ai d'ailleurs fait un superbe ce matin ici même ) et qui consiste à substituer à un terme attendu un autre mot. Freud voit dans le lapsus l'émergence de désirs inconscients. Pour la théorie freudienne, le sentiment de honte ou de malaise qui peut survenir après un lapsus est significatif de ce que l'inconscient s'est manifesté en déjouant les barrières de notre censeur interne ou Surmoi. En général ce malaise est passager et l'humour permet de le surmonter sans problème. En effet nous ne sommes pas responsables de nos pensées, elles nous viennent de l'inconscient et si nous sommes responsables de nos paroles comme de nos actes, personne ne devrait en vouloir à quelqu'un d'avoir exprimé une pensée « involontaire ».
L’humour … Ah l’humour ! Et de rire quand Rachida nous parle de fellation au lieu d’inflation… Et de rire encore quand Brice évoque les empreintes génitales… Que voici des lapsus bien gaulois ! On s’y voit tous au commissariat la culotte sur les chevilles en train de se faire relever… Les empreintes ! Hein ? De la gaudriole que diantre ! De la gaudriole !
Mais quand Hervé Morin ( Bio de l'homme qui se voit à l'Elysée ) l’homme qui a, enfin qui croit avoir, un destin présidentiel ( vous voyez, moi aussi je peux faire de l’humour : Morin Président de la République, poilant non ? ) nous traite de cons ( la preuve par le son ) ( les Français moyens que nous sommes et qui ne semblent pas comprendre ce que nous fabriquons en Afghanistan ) est-ce vraiment ce qu’il est convenu d’appeler un lapsus ? N’est-ce pas plutôt une constante ? A savoir : devoir expliquer aux cons que nous sommes que gouverner la France ben c’est pas facile mon gars ! En effet il est difficile d’expliquer ( en vrac ) à des cons :
- les enjeux de la mondialisation ,
- les équilibres des régimes de retraite,
- les contraintes du système de santé,
- ce qu’est un conflit d’intérêt,
- pourquoi la contribuable la plus riche de France n’a pas subi de contrôle fiscal pendant 13 ans,
- ce que devrait être une vraie politique d’émigration et d’intégration,
- pourquoi ils devront voter pour vous aux prochaines élections….
- …
Très difficile….
Je rappellerai à notre ministre cette phrase du défunt humoriste Pierre Doris où il est question de tolérance : « Tolérance : c'est quand on connaît des cons et qu'on ne dit pas les noms…. »...
L’humour … Ah l’humour ! Et de rire quand Rachida nous parle de fellation au lieu d’inflation… Et de rire encore quand Brice évoque les empreintes génitales… Que voici des lapsus bien gaulois ! On s’y voit tous au commissariat la culotte sur les chevilles en train de se faire relever… Les empreintes ! Hein ? De la gaudriole que diantre ! De la gaudriole !
Mais quand Hervé Morin ( Bio de l'homme qui se voit à l'Elysée ) l’homme qui a, enfin qui croit avoir, un destin présidentiel ( vous voyez, moi aussi je peux faire de l’humour : Morin Président de la République, poilant non ? ) nous traite de cons ( la preuve par le son ) ( les Français moyens que nous sommes et qui ne semblent pas comprendre ce que nous fabriquons en Afghanistan ) est-ce vraiment ce qu’il est convenu d’appeler un lapsus ? N’est-ce pas plutôt une constante ? A savoir : devoir expliquer aux cons que nous sommes que gouverner la France ben c’est pas facile mon gars ! En effet il est difficile d’expliquer ( en vrac ) à des cons :
- les enjeux de la mondialisation ,
- les équilibres des régimes de retraite,
- les contraintes du système de santé,
- ce qu’est un conflit d’intérêt,
- pourquoi la contribuable la plus riche de France n’a pas subi de contrôle fiscal pendant 13 ans,
- ce que devrait être une vraie politique d’émigration et d’intégration,
- pourquoi ils devront voter pour vous aux prochaines élections….
- …
Très difficile….
Je rappellerai à notre ministre cette phrase du défunt humoriste Pierre Doris où il est question de tolérance : « Tolérance : c'est quand on connaît des cons et qu'on ne dit pas les noms…. »...
Aux incrédules...
A tous ceux…
Qui rigolent en regardant la météo sur TF1 et qui disent : « Il pleut encore en Bretagne »,
A tous ceux…
Qui confondent les galettes et les crêpes,
A tous ceux…
Qui croient que les alignements de Carnac ne sont qu’une succession de prunes délivrées durant l’été par les pandores locaux aux touristes ayant mal stationné leur véhicule
A tous ceux…
Qui chipotent devant une complète,
A tous ceux
Qui pensent que le kouin aman est un gâteau aux amandes,
A tous ceux…
Qui trouvent l’air « iodé » alors qu’il sent simplement le varech frais,
A tous ceux…
Qui n’ont jamais fait une over dose de caramels au beurre salé,
A tous ceux …
Qui imaginent que le Gwenn-ha-du est une marque de bière,
A tous ceux…
Qui n’ont pas encore été se faire décoiffer par une tempête d’ouest sur la Côte Sauvage,
A tous ceux…
Qui n’ont jamais vu le soleil se noyer dans la mer derrière Téviec,
A tous ceux là et à tous ceux qui m’ont gentiment charrié quant à ma cueillette d’hier…
A tous ceux là donc, je dis, bande de petits incrédules : Oui… Il y a des oliviers en Bretagne et… Ils donnent des olives (vertes certes, mais des olives de bonnes tailles)…
Qui rigolent en regardant la météo sur TF1 et qui disent : « Il pleut encore en Bretagne »,
A tous ceux…
Qui confondent les galettes et les crêpes,
A tous ceux…
Qui croient que les alignements de Carnac ne sont qu’une succession de prunes délivrées durant l’été par les pandores locaux aux touristes ayant mal stationné leur véhicule
A tous ceux…
Qui chipotent devant une complète,
A tous ceux
Qui pensent que le kouin aman est un gâteau aux amandes,
A tous ceux…
Qui trouvent l’air « iodé » alors qu’il sent simplement le varech frais,
A tous ceux…
Qui n’ont jamais fait une over dose de caramels au beurre salé,
A tous ceux …
Qui imaginent que le Gwenn-ha-du est une marque de bière,
A tous ceux…
Qui n’ont pas encore été se faire décoiffer par une tempête d’ouest sur la Côte Sauvage,
A tous ceux…
Qui n’ont jamais vu le soleil se noyer dans la mer derrière Téviec,
A tous ceux là et à tous ceux qui m’ont gentiment charrié quant à ma cueillette d’hier…
A tous ceux là donc, je dis, bande de petits incrédules : Oui… Il y a des oliviers en Bretagne et… Ils donnent des olives (vertes certes, mais des olives de bonnes tailles)…
samedi 23 octobre 2010
Conflits d’intérêts : la route est longue
Puisque ministres, autres élus et hauts fonctionnaires n’arrivent pas ou plus à discerner où fini l’intérêt collectif qu'ils doivent défendre et où commencent leurs intérêts particuliers, notre Président, dans son infinie sagesse, a demandé la mise en place d’une commission nommée : « Commission de réflexion sur les conflits d’intérêts ». On va voir ce que l'on va voir... Ca va phosphorer dur dur sur ce travers de plus en plus répandu ( ou dénoncé va savoir ? ) parmi les serviteurs de l’Etat… ou, en d’autres termes, nos employés.
Un premier cas peut être ? Celui de l’Adjoint à la Culture de la mairie de Paris : Christophe Girard. Cet élu, en charge des musées parisiens organise depuis le 13 octobre au musée Carnavalet une exposition « autour des malles et des bagages iconiques », consacré à la société Louis Vuitton. Une expo dans un musée public chantant les louanges d’une société privée, c’est un peu étrange. Là où l’histoire devient carrément plus conflictuelle, c’est que l’élu n’est autre que le Directeur de la Stratégie du groupe LVMH, propriétaire de la marque Louis Vuitton. Faut dire que ça permet de limiter le budget publicitaire un tel évènement, d’autant que c’est la ville « qui rince » en prêtant ainsi ses locaux.
A moins que… A moins que, à la réflexion, le premier cas à examiner par cette commission ne soit celui de Jean-Claude Magendie. Ancien Premier Président en retraite de la Cours d’Appel de Paris, cet adepte du travailler plus pour gagner plus a rejoint, depuis le 1 er mai le Conseil de surveillance du groupe Lagardère. Seule ombre au tableau, ce monsieur a été nommé par décret du Premier Ministre, membre de la Commission… de réflexion sur les conflits d’intérêts ! Etonnant non ?
Preuve en est, que l’action, dans ce cas, précède la « réflexion »…
On ne rit pas au dernier rang non mais !!!
Source : Le Canard Enchaîné N° 4695. Et pan sur le bec comme dit le volatile !
vendredi 22 octobre 2010
Jacques « Vintage » Attali : « De belles oranges pas chères nous avons»
Le rapport Attali, deuxième du nom, a été mon ouvrage de chevet depuis quelques jours. Les yeux rivés sur l’écran de mon ordinateur, j’ai lu, dans un premier temps avec intérêt le « .PDF » de ce document que j’avais téléchargé sur le site du figaro.fr pour finir par être totalement exaspéré par la prétendue démonstration.
L’auteur nous indique, dans les 177 pages de sa réflexion que la dépense publique est l’ennemie de l’activité économique. Cette affirmation :
1/ Reflète-t-elle ses convictions ?
2/ Est-elle la Piste, avec un grand P pour restaurer la croissance de l’économie française ?
La réponse à la première question se trouve en fin de rapport, page 177. Attali n’exprime pas une conviction, il expose ce qui s’appelle, dans un « brief de communication » , les contraintes à respecter. Qu’avaient écrit les clients du free lance Attali dans sa lettre de mission. Je parle ici du Chef de l’Etat et du Premier Ministre : « Vos propositions devront s’inscrire pleinement dans le cadre du rétablissement de l’équilibre de nos finances publiques. Vous pourrez proposer toutes les mesures que vous jugerez pertinentes pour réduire la dépense publique et améliorer l’efficacité des services publics. »
En free lance docile, Attali répond donc dans le périmètre que lui a fixé son commanditaire et pas ailleurs.. Le brief gouvernemental ainsi calé : « Nous avons de belles oranges pas chères » donne en restitution « De belles oranges pas chères nous avons »… Normal, le client est roi qu’on se le dise
« El Libertador » de la croissance propose d’amputer cette dépense de 50 milliards d’euros en trois ans sans justifier son choix. Finalement, pourquoi argumenter cette option puisqu’elle cadre son travail ?
Il a donc étayé ses « convictions » en s’appuyant sur une analyse de la banque Natixis, partant du principe que les recettes du passé (années 1990) sont reconductibles en 2010. Vintage Attali donc évoque le passé de sept pays qui, dans les années 1990, freinèrent drastiquement leur dépense publique : Suède, Canada, Nouvelle Zélande, Finlande, Danemark, Italie et Irlande.
Les « réussites » en question sont cependant sujettes à caution, non pas que certaines expériences ne soient pas des succès. Mais les facteurs de ces expériences sont difficilement reproductibles en 2010. Pourquoi ? Comme le remarque Natixis tous ces pays , ont commencé par mettre en oeuvre une politique monétaire agressive. Le Canada, par exemple, dévalua de près de 30% par rapport au dollar des Etats-Unis (son plus gros client), durant la décennie 1990. On ne s’étonnera donc pas, qu’il ait profité à plein de la reprise économique américaine sous l'administration Clinton tirée par une consommation intérieure soutenue. A côté de cet énorme aspirateur à produits et services, l’effet « dépense publique » n’était pas mesurable. Nos 26 partenaires, à commencer par l’Allemagne, accepteront-ils une dévaluation massive de notre monnaie commune ? Cette dévaluation hypothétique touchant de facto l’Allemagne, notre premier partenaire économique, comment réagirait notre économie ?
Autre exemple : la Suède. Ce pays a formidablement réduit sa dépense publique durant la décennie 1990. Mais celle-ci partait de si haut ( plus de 70% du PIB en 1993 ) qu’elle ne fut pas ramenée au niveau français avant 2007. Où placer le curseur de la dépense pour assurer la reprise ?
Vintage Attali s’emberlificote aussi dans sa façon de jauger la dépense publique. Rapportée au PIB, celle-ci place la France au 4ème rang européen. Du point de vue des commanditaires du rapport, ce n’est pas bien du tout. C’est même une place de cancre ! Sauf qu’il est curieux, voire drôle de remarquer que les trois pays qui font plus ( donc plus mal de ce point de vue ) à savoir le Danemark, la Finlande et la Suède sont cités comme des exemples à suivre par le rapport !
Vite un Efferalgan j’ai des nœuds au cerveau….
Autre « unité de mesure ». Si l’on mesure la dépense publique par habitant, ce qui n’est pas moins couillon qu’autre chose, alors notre vieux pays n’est plus qu’à la dixième place sur 27 au classement de l’Union Européenne et donc dans le peloton de queue (donc une bonne place) parmi les quinze pays les plus développés de l’Union. Troublant n’est-il pas ?
De là à penser que ce rapport n’est que l’emballage d’une potion amère déjà élaborée par l’Alchimiste en Chef… Amère et pas forcément efficace…
L’auteur nous indique, dans les 177 pages de sa réflexion que la dépense publique est l’ennemie de l’activité économique. Cette affirmation :
1/ Reflète-t-elle ses convictions ?
2/ Est-elle la Piste, avec un grand P pour restaurer la croissance de l’économie française ?
La réponse à la première question se trouve en fin de rapport, page 177. Attali n’exprime pas une conviction, il expose ce qui s’appelle, dans un « brief de communication » , les contraintes à respecter. Qu’avaient écrit les clients du free lance Attali dans sa lettre de mission. Je parle ici du Chef de l’Etat et du Premier Ministre : « Vos propositions devront s’inscrire pleinement dans le cadre du rétablissement de l’équilibre de nos finances publiques. Vous pourrez proposer toutes les mesures que vous jugerez pertinentes pour réduire la dépense publique et améliorer l’efficacité des services publics. »
En free lance docile, Attali répond donc dans le périmètre que lui a fixé son commanditaire et pas ailleurs.. Le brief gouvernemental ainsi calé : « Nous avons de belles oranges pas chères » donne en restitution « De belles oranges pas chères nous avons »… Normal, le client est roi qu’on se le dise
« El Libertador » de la croissance propose d’amputer cette dépense de 50 milliards d’euros en trois ans sans justifier son choix. Finalement, pourquoi argumenter cette option puisqu’elle cadre son travail ?
Il a donc étayé ses « convictions » en s’appuyant sur une analyse de la banque Natixis, partant du principe que les recettes du passé (années 1990) sont reconductibles en 2010. Vintage Attali donc évoque le passé de sept pays qui, dans les années 1990, freinèrent drastiquement leur dépense publique : Suède, Canada, Nouvelle Zélande, Finlande, Danemark, Italie et Irlande.
Les « réussites » en question sont cependant sujettes à caution, non pas que certaines expériences ne soient pas des succès. Mais les facteurs de ces expériences sont difficilement reproductibles en 2010. Pourquoi ? Comme le remarque Natixis tous ces pays , ont commencé par mettre en oeuvre une politique monétaire agressive. Le Canada, par exemple, dévalua de près de 30% par rapport au dollar des Etats-Unis (son plus gros client), durant la décennie 1990. On ne s’étonnera donc pas, qu’il ait profité à plein de la reprise économique américaine sous l'administration Clinton tirée par une consommation intérieure soutenue. A côté de cet énorme aspirateur à produits et services, l’effet « dépense publique » n’était pas mesurable. Nos 26 partenaires, à commencer par l’Allemagne, accepteront-ils une dévaluation massive de notre monnaie commune ? Cette dévaluation hypothétique touchant de facto l’Allemagne, notre premier partenaire économique, comment réagirait notre économie ?
Autre exemple : la Suède. Ce pays a formidablement réduit sa dépense publique durant la décennie 1990. Mais celle-ci partait de si haut ( plus de 70% du PIB en 1993 ) qu’elle ne fut pas ramenée au niveau français avant 2007. Où placer le curseur de la dépense pour assurer la reprise ?
Vintage Attali s’emberlificote aussi dans sa façon de jauger la dépense publique. Rapportée au PIB, celle-ci place la France au 4ème rang européen. Du point de vue des commanditaires du rapport, ce n’est pas bien du tout. C’est même une place de cancre ! Sauf qu’il est curieux, voire drôle de remarquer que les trois pays qui font plus ( donc plus mal de ce point de vue ) à savoir le Danemark, la Finlande et la Suède sont cités comme des exemples à suivre par le rapport !
Vite un Efferalgan j’ai des nœuds au cerveau….
Autre « unité de mesure ». Si l’on mesure la dépense publique par habitant, ce qui n’est pas moins couillon qu’autre chose, alors notre vieux pays n’est plus qu’à la dixième place sur 27 au classement de l’Union Européenne et donc dans le peloton de queue (donc une bonne place) parmi les quinze pays les plus développés de l’Union. Troublant n’est-il pas ?
De là à penser que ce rapport n’est que l’emballage d’une potion amère déjà élaborée par l’Alchimiste en Chef… Amère et pas forcément efficace…
jeudi 21 octobre 2010
"Dédiabolisation" : ils y viennent, doucement, ils y viennent…
Les prochaines élections, à commencer par les cantonales, s’annoncent compliquées pour l’UMP. C’est pourquoi, quelques élus, à la droite de ce parti, lancent des ballons sonde dans l’opinion, probablement à l’initiative de plus hauts responsables, pour une alliance électorale UMP-FN. Le député UMP du Nord Christian Vanneste, qui s’affiche tout sourire avec une tête de bon grand-père sur le site du Figaro, milite pour la fin du « cordon sanitaire » à l'égard du parti frontiste en vue des législatives de 2012. Il faut dire que son pire cauchemar doit être Marine Le Pen, forte de ses 22 % aux dernières élections régionales. Au cas où ce message serait trop subliminal, son collègue, Xavier Lemoine, maire de Montfermeil en remet une couche « Il est nécessaire et indispensable que l'on arrive à cette union de toutes les droites, y compris avec le FN ».
Mitterrand, ce vieux malin, avait réussi a aimer le PCF jusqu’à l’étouffer et le dissoudre durablement dans le PS. Les élus UMP pensent pour certains d’entres eux que leur chef n’a pas cette capacité vis-à-vis du FN et se préparent donc, toute honte bue, à des alliances avec l’extrême droite...
Que ne ferait-on pas pour sauver un mandat...
Mitterrand, ce vieux malin, avait réussi a aimer le PCF jusqu’à l’étouffer et le dissoudre durablement dans le PS. Les élus UMP pensent pour certains d’entres eux que leur chef n’a pas cette capacité vis-à-vis du FN et se préparent donc, toute honte bue, à des alliances avec l’extrême droite...
Que ne ferait-on pas pour sauver un mandat...
mercredi 20 octobre 2010
Convergence
Qui a dit : « J’ai mal à la politique, mal à la démocratie, mal au peuple, mal à la France » ?
Réponse : Frédéric Lefebvre dans une tribune publiée il y a quelques temps par « France-Soir » sobrement intitulée " J’accuse "
Pour une fois, je suis d'accord avec Frédo... Mais pas pour les mêmes raisons probablement...
Réponse : Frédéric Lefebvre dans une tribune publiée il y a quelques temps par « France-Soir » sobrement intitulée " J’accuse "
Pour une fois, je suis d'accord avec Frédo... Mais pas pour les mêmes raisons probablement...
mardi 19 octobre 2010
Le nouveau principe des vases communiquant
Quand le père s’enfonce à 30 % d’opinions favorables et se crispe sur ses réformes bâclées, le fils trinque !
L’éternel étudiant en droit, Jean Sarkozy, qui avait disparu des écrans radars suite à la tentative paternelle de le propulser à la tête de l’EPAD, avait été élu en 2008 délégué de la circonscription puis, dans la foulée, président du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général des Hauts-de-Seine ( sur ses mérites personnels bien entendu ).
Le 21 de ce mois, les militants UMP de Neuilly-Puteaux sont invités à revoter pour se choisir un patron. Alors que tous les candidats potentiels avaient joué les carpettes en 2008, ce n’est pas moins de quatre prétendants que fiston devra écarter pour rester dans son fauteuil. Sa « fée » Isabelle Balkany aura besoin de plus d’une baguette magique pour que Jeannot réussisse la passe de deux.
Comme interpréter cette éclosion de candidats ? Regain démocratique au sein de l’UMP ? Ambiance de fin de règne ?
Quoi qu’il en soit, je ne saurai que reprendre le conseil qu’a adressé Edouard Balladur à Jean Sarkozy au cours du Grand Journal de Canal+ hier « … qu’il finisse ses études et qu’il se trouve un métier… ».
L’éternel étudiant en droit, Jean Sarkozy, qui avait disparu des écrans radars suite à la tentative paternelle de le propulser à la tête de l’EPAD, avait été élu en 2008 délégué de la circonscription puis, dans la foulée, président du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général des Hauts-de-Seine ( sur ses mérites personnels bien entendu ).
Le 21 de ce mois, les militants UMP de Neuilly-Puteaux sont invités à revoter pour se choisir un patron. Alors que tous les candidats potentiels avaient joué les carpettes en 2008, ce n’est pas moins de quatre prétendants que fiston devra écarter pour rester dans son fauteuil. Sa « fée » Isabelle Balkany aura besoin de plus d’une baguette magique pour que Jeannot réussisse la passe de deux.
Comme interpréter cette éclosion de candidats ? Regain démocratique au sein de l’UMP ? Ambiance de fin de règne ?
Quoi qu’il en soit, je ne saurai que reprendre le conseil qu’a adressé Edouard Balladur à Jean Sarkozy au cours du Grand Journal de Canal+ hier « … qu’il finisse ses études et qu’il se trouve un métier… ».
lundi 18 octobre 2010
Scoop : Gérard Depardieu est vivant !
C’est ce que je viens d’apprendre en me connectant sur le site Le Post. Il est vivant et il parle ! Bon, d’accord, c’est pour proférer des conneries plus grosses que lui ( si, si, si c’est possible ) mais son cerveau, confit dans la graisse, a transmis à ses lèvres purpurines cette phrase : « Ce qui se passe aujourd'hui en France est ridicule. Il s'agit d'une manipulation de la part des syndicats ».
Accessoirement cette pensée profonde était exprimée à Abou Dhabi ou il n’animait pas une table ronde sur les rapports économiques et sociaux dans l’hexagone mais où il effectuait la promotion de son film « Potiche »
Rappelons qu’au préalable, ce même organe ramolli, a formulé ces phrases d’anthologie « Les politiques sont tous pourris sauf Nicolas Sarkozy », puis parlé de « l’haleine de bière » de Martine Aubry. Tout le monde ne peut pas avoir l'haleine parfumée au vin d'Anjou, un peu de tolérance Gégé !
Bref, à quoi pouvait-on s'attendre de censé la part du poussah du cinéma français ?
Comme le lui demandait l’actrice Annie Duperey ( voir vidéo ), qui semble être intellectuellement nettement mieux structurée que lui, je pense qu’il faudrait que Môssieur Depardieu ferme sa gueule. A quand d’ailleurs un groupe sur Facebook sur ce thème ?
Accessoirement cette pensée profonde était exprimée à Abou Dhabi ou il n’animait pas une table ronde sur les rapports économiques et sociaux dans l’hexagone mais où il effectuait la promotion de son film « Potiche »
Rappelons qu’au préalable, ce même organe ramolli, a formulé ces phrases d’anthologie « Les politiques sont tous pourris sauf Nicolas Sarkozy », puis parlé de « l’haleine de bière » de Martine Aubry. Tout le monde ne peut pas avoir l'haleine parfumée au vin d'Anjou, un peu de tolérance Gégé !
Bref, à quoi pouvait-on s'attendre de censé la part du poussah du cinéma français ?
Comme le lui demandait l’actrice Annie Duperey ( voir vidéo ), qui semble être intellectuellement nettement mieux structurée que lui, je pense qu’il faudrait que Môssieur Depardieu ferme sa gueule. A quand d’ailleurs un groupe sur Facebook sur ce thème ?
dimanche 17 octobre 2010
Commission Attali... Comité Théodule * ?
A la demande de notre Président, Jacques Attali a réuni une deuxième fois « sa » commission pour proposer des pistes pour augmenter le potentiel de croissance de notre pays. Après le premier rapport, genre de catalogue de La Redoute, fort de 316 mesures, dont une dizaine de versions imprimées doivent caler quelques armoires bancales dans un vague sous secrétariat d’état, voici des préconisations plus épurées pour restaurer le dynamisme tricolore.
Avant même le contenu de ce deuxième rapport, plusieurs faits m’interpellent.
A quoi servent nos ministères avec leurs ministres, leurs chefs de cabinet, leurs fonctionnaires et leurs multiples conseillers spécialisés ? Sont-ils à ce point débordés pour recourir ainsi à un « free lance » ? Où pire, sont-ils impuissants à mener une réflexion structurée apte à sortir la France de l’ornière dans laquelle les dirigeants actuels et ceux des trente dernières années l’ont peu à peu embourbée ? Que dire du Ministre de la Relance, Patrick Devedjian dont nous eussions pu penser que cela fut la mission ?
Quid du choix de Jacques Attali ( Bio ) , ce vieux hibou socialiste qui, brillante et pure machine intellectuelle reste sans réel succès dans son maigre cursus de « praticien » ? Est-ce une fois encore, un choix plus politique genre « prise d’ouverture » qu’un choix fondé sur une compétence ?
Et au final, quelles sont les préconisations qui vont se transformer en action, sachant que d’ores et déjà :
- Les syndicats ont les poils des bras hérissés quant le gel du point d’indice des fonctionnaires,
- Nadine Morano a hurlé qu’il n’était pas question de lier l’octroi des allocations familiales au niveau de revenu des ménages,
Bref, ça part mal…
Pour conclure momentanément sur ce sujet voici, une phrase piochée dans les première pages du rapport ( téléchargement : I C I ) que je dédie à tous les élus de l’hexagone :
" … Une exigence de légitimité : l’action nécessaire pour réformer le pays suppose une gouvernance publique efficace, des responsabilités claires des acteurs publics, un suivi en temps réel des réformes et une évaluation de leur mise en œuvre... " A Paris comme en Avignon, à Gourin comme à Saint-Pierre Quiberon...
* L'expression Comité Théodule est une authentique création gaullienne : « L'essentiel pour moi, ce n'est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, c'est ce que veut le pays. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis vingt-cinq ans. Je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer de le faire. » ( Charles de Gaulle, lors d'un voyage à Orange, 25 septembre 1963 ). Depuis l'expression a fait florès, et on appelle Comité Théodule un comité, ou une commission qui n'a d'autre utilité que d'enterrer tranquillement une affaire....
Avant même le contenu de ce deuxième rapport, plusieurs faits m’interpellent.
A quoi servent nos ministères avec leurs ministres, leurs chefs de cabinet, leurs fonctionnaires et leurs multiples conseillers spécialisés ? Sont-ils à ce point débordés pour recourir ainsi à un « free lance » ? Où pire, sont-ils impuissants à mener une réflexion structurée apte à sortir la France de l’ornière dans laquelle les dirigeants actuels et ceux des trente dernières années l’ont peu à peu embourbée ? Que dire du Ministre de la Relance, Patrick Devedjian dont nous eussions pu penser que cela fut la mission ?
Quid du choix de Jacques Attali ( Bio ) , ce vieux hibou socialiste qui, brillante et pure machine intellectuelle reste sans réel succès dans son maigre cursus de « praticien » ? Est-ce une fois encore, un choix plus politique genre « prise d’ouverture » qu’un choix fondé sur une compétence ?
Et au final, quelles sont les préconisations qui vont se transformer en action, sachant que d’ores et déjà :
- Les syndicats ont les poils des bras hérissés quant le gel du point d’indice des fonctionnaires,
- Nadine Morano a hurlé qu’il n’était pas question de lier l’octroi des allocations familiales au niveau de revenu des ménages,
Bref, ça part mal…
Pour conclure momentanément sur ce sujet voici, une phrase piochée dans les première pages du rapport ( téléchargement : I C I ) que je dédie à tous les élus de l’hexagone :
" … Une exigence de légitimité : l’action nécessaire pour réformer le pays suppose une gouvernance publique efficace, des responsabilités claires des acteurs publics, un suivi en temps réel des réformes et une évaluation de leur mise en œuvre... " A Paris comme en Avignon, à Gourin comme à Saint-Pierre Quiberon...
* L'expression Comité Théodule est une authentique création gaullienne : « L'essentiel pour moi, ce n'est pas ce que peuvent penser le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte, c'est ce que veut le pays. J'ai conscience de l'avoir discerné depuis vingt-cinq ans. Je suis résolu, puisque j'en ai encore la force, à continuer de le faire. » ( Charles de Gaulle, lors d'un voyage à Orange, 25 septembre 1963 ). Depuis l'expression a fait florès, et on appelle Comité Théodule un comité, ou une commission qui n'a d'autre utilité que d'enterrer tranquillement une affaire....
vendredi 15 octobre 2010
Faites comme E. Woerth : prévoyez votre retraite.
Eh oui, une retraite ça se prépare au cas où vous ne l’auriez pas encore compris. Notre Ministre du Travail sait bien qu’il faut s’y prendre à l’avance. D’ailleurs, avant de quitter Bercy, il a pris une mesurette salutaire pour sa petite retraite. Explications.
Depuis 1992, les élus du Conseil Général de Picardie bénéficient d’un petit pécule au titre de complément de retraite. Pécule de 1,3 million d’euros entièrement financé par l’impôt régional. Les élus ne paient pas un cent de leur poche. C’est la région qui, bonne fille, se sert dans la poche des picards pour mitonner un petit complément de retraite à ses élus.
Ce fond de capitalisation, géré par CNP Assurances, filiale de la Caisse des Dépôts, permet à chaque élu de recevoir une rente annuelle de 5 488 €uros pour chaque six ans de mandat dès 61 ans (oui, oui… 61 à taux plein…) ce qui représente l’équivalent d’un smic annuel pour 2 mandats.
La CNP, bonne gestionnaire à prévenu le ministère des finances en décembre 2009 que le fond allait se trouver à sec. Vous savez ce que c’est : l’espérance de vie qui s’accroît et toutes ces sortes de choses… Donc : plus de nouveaux ayant droits. En d’autres termes, les élus picards n’ayant pas ou ne pouvant pas liquider leur droit de pension sur ce mini fond de capitalisation allaient l’avoir dans le baba… Whalou… Nada… Rien…Peau de z..
Que fit donc le Ministre Woerth qui est aussi conseiller régional de Picardie avant de quitter Bercy ? Il mobilisa deux de ses sbires dont un inspecteur des finances pour remettre ce régime d’aplomb grâce aux impôts des picards…
De là à penser qu’il y a deux poids, deux mesures… Et que la notion de conflit d’intérêt a disparu de la vie publique, il n’y a qu’un pas… Que je pense avoir franchi depuis bien longtemps. Pas vous ?
Source : Le Canard Enchaîné N°4694
Depuis 1992, les élus du Conseil Général de Picardie bénéficient d’un petit pécule au titre de complément de retraite. Pécule de 1,3 million d’euros entièrement financé par l’impôt régional. Les élus ne paient pas un cent de leur poche. C’est la région qui, bonne fille, se sert dans la poche des picards pour mitonner un petit complément de retraite à ses élus.
Ce fond de capitalisation, géré par CNP Assurances, filiale de la Caisse des Dépôts, permet à chaque élu de recevoir une rente annuelle de 5 488 €uros pour chaque six ans de mandat dès 61 ans (oui, oui… 61 à taux plein…) ce qui représente l’équivalent d’un smic annuel pour 2 mandats.
La CNP, bonne gestionnaire à prévenu le ministère des finances en décembre 2009 que le fond allait se trouver à sec. Vous savez ce que c’est : l’espérance de vie qui s’accroît et toutes ces sortes de choses… Donc : plus de nouveaux ayant droits. En d’autres termes, les élus picards n’ayant pas ou ne pouvant pas liquider leur droit de pension sur ce mini fond de capitalisation allaient l’avoir dans le baba… Whalou… Nada… Rien…
Que fit donc le Ministre Woerth qui est aussi conseiller régional de Picardie avant de quitter Bercy ? Il mobilisa deux de ses sbires dont un inspecteur des finances pour remettre ce régime d’aplomb grâce aux impôts des picards…
De là à penser qu’il y a deux poids, deux mesures… Et que la notion de conflit d’intérêt a disparu de la vie publique, il n’y a qu’un pas… Que je pense avoir franchi depuis bien longtemps. Pas vous ?
Source : Le Canard Enchaîné N°4694
jeudi 14 octobre 2010
Qui a dit ? Et à qui ? Et quand ?
" Madame, permettez-moi de vous le dire, vous faîtes une erreur, le financement des retraites est équilibré jusqu'en 2020... Ce n'est contesté par personne. "
Qui : le candidat UMP à l'élection présidentielle de 2007 : Nicolas Sarkozy
A qui : à la candidate du PS à la même élection : Ségolène Royal.
Quand : le 2 mai 2007 durant le débat où ils s'opposaient entre les deux tours de la dite élection.
mardi 12 octobre 2010
Vers un changement durable
Ce post n’a pas d’autre prétention, excusez du peu, que de prouver la nécessité d'un changement aussi profond que durable au sein du personnel politique et de sa façon d'envisager la mise en œuvre, le déploiement et le suivi de son action au service de la collectivité. Car finalement, son action est supposée améliorer notre présent et / ou nous préparer un futur meilleur.
Un profond changement ne peut s'opérer sans agir à la fois sur le style et la méthode. Combien d'intentions politiques justes et louables ont été pénalisées, voire totalement annihilées, par de grossières erreurs de style et de méthode ? Combien de fois la forme est-elle venue tuer le fond ? D’ailleurs, dans cette époque du paraître, comment pourrait-il en être autrement si nous n’y prenions pas garde ? A plusieurs reprises, sur ce blog, il m’est arrivé de faire référence au monde de l'entreprise. De tenter d’établir des similitudes entre deux mondes, l’action publique et l’entreprise qui ne se parlent pas toujours, ne se comprennent pas toujours et parfois se mélangent de façon inacceptable. Bien sûr, il y a des nuances dans la comparaison entre le monde des affaires et celui de la politique et comparaison n’est pas raison dit-on. Mais la femme ou l’homme politique serait bien inspiré de tirer de l'univers des entreprises ( dont son cursus le garde très éloigné de ce monde ) un certain nombre d'exemples parfaitement transposables et efficaces.
C’est en rangeant ma bibliothèque tout en picorant ici et là quelques paragraphes dans des ouvrages qu'occupèrent pendant des années une place de choix dans mon bureau que me vint l’idée, la nécessité de ces quelques lignes. Petite parenthèse avant de poursuivre: ma bibliothèque n'est toujours pas rangée à mon goût.
Retour à mon propos. Trois éléments, pas plus sont nécessaires pour mener à bien un projet lorsque sa réussite dépend de décideurs d'un côté, et des gens qui doivent s'approprier le projet de l'autre.
Un politicien, lorsqu'il est à la tête d'un pays et démocratiquement élu voire à la tête d’une commune de 2 500 âmes ( au hasard ) voire moins, doit, comme en entreprise mener à bien une stratégie, des projets et des réformes pour lesquels il ou elle a été désigné. Au-delà des promesses électorales qui relèvent souvent de la posture, il reste l'essentiel. Pour enregistrer des succès pour la collectivité dont il ou elle a la charge ( succès qui seront aussi les siens ), le dirigeant doit se concentrer sur trois messages : le message intellectuel ( logos ), le message comportemental ( ethos ) et le message émotionnel ( pathos ). En oubliant cela, l'essentiel tombera lui aussi comme les promesses « marketing » dans les oubliettes, brulera comme un feu de bengale sous les effets de " com. " et nombre de rendez-vous importants, voire vitaux, seront manqués ou, au mieux, différés pour une longue période.
La dimension intellectuelle : c'est le discours, le propos, le contenu verbal d'un projet, d'une réforme, d'une stratégie. Il doit être clair, mais pas seulement intelligible : la majorité doit le comprendre, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire pouvoir le faire sien. Bref se l’approprier. Cette appropriation doit-être le résultat d'un débat constructif où tous les différents acteurs (et pas uniquement ceux qui sont « acquis à la cause » apportent leur contribution au message, l'éclairant ainsi pour eux-mêmes. Les opposants doivent-être écoutés pour amender et enrichir ce message et atténuer les résistances primaires ( la peur par exemple mais aussi et encore les postures électoralistes ). Le leader doit s'assurer que le message est clair, pas par conviction personnelle et de circonstance, mais par la démonstration qui lui en est faite ( ou non ) par son auditoire. Tant que nous entendrons des " nos concitoyens ont compris que ( ou ) savent que " ou " il n’est pas en notre pouvoir de " ou encore " j'ai demandé à X de se saisir du problème " sans que cela reflète la réalité, alors le politique démontrera qu’il ne travaille au final que pour garder son mandat ce qui ne peut pas être un objectif acceptable et accepté.
La dimension comportementale : les gens écoutent ce que vous faites, pas ce que vous dites. Si vous avez des enfants, il n'est pas difficile de vous en persuader... L'homme politique a trop souvent un comportement qui est en totale inadéquation avec son discours. " Donner le bon exemple " (sans tomber dans le populisme de bas-étage) est important. Comment le politique peut parler de démocratie s’il n’en respecte pas les règles ? Tout se brouille et le message finalement retenu est celui qui découle de ces attitudes non conformes et comportements vibrillonants, bien plus que celui qui a été délivré originellement. Les 30 % de popularité de notre actuel Président en sont une des inombrables preuves.
La dimension émotionnelle : il s'agit ici de donner sens au but poursuivi en attribuant à l'objectif sa véritable dimension. C'est l'histoire de trois équipes qui, au siècle dernier s'attellent ensemble, à la construction d'un pont en réalisant le même travail. A la question " Qu'est-ce que vous faites ? ", la première vous répondra : " Nous assemblons des poutrelles ". La deuxième vous dira : " Nous construisont un pont ". La troisième, enfin : " Nous bâtissons le plus grand ouvrage d’art jamais construit en France " Inutile de préciser que l'équipe la plus heureuse et la performante était la troisième
Comme je l'ai souligné plus avant, il est possible d'objecter qu'il est plus aisé de mener à bien des projets dans une entreprise que dans une collectivité dont la taille peut être très importante. Il n'en reste pas moins vrai qu'il s'agit d'abord de relations et interactions humaines au sein d'une société : de la plus petite des sociétés ( la famille ), à la plus grande ( une nation ) en passant ( au hasard ) par la commune, ces trois dimensions trouvent parfaitement leur place. Si une majorité d'hommes politiques les appréhendaient, comme le font naturellement des dirigeants d'entreprise, la vie politique s'en porterait bien mieux, nombreux seraient les problèmes réglés, et tant d'autres tués dans l'œuf.
Je terminerai enfin par une citation à l'attention de nos tous nos politiques y compris nos conseillers municipaux :
" Nous ne pouvons résoudre les problèmes avec le même système de pensée qui est à l'origine de ces problèmes. " ( Albert Einstein )
Un profond changement ne peut s'opérer sans agir à la fois sur le style et la méthode. Combien d'intentions politiques justes et louables ont été pénalisées, voire totalement annihilées, par de grossières erreurs de style et de méthode ? Combien de fois la forme est-elle venue tuer le fond ? D’ailleurs, dans cette époque du paraître, comment pourrait-il en être autrement si nous n’y prenions pas garde ? A plusieurs reprises, sur ce blog, il m’est arrivé de faire référence au monde de l'entreprise. De tenter d’établir des similitudes entre deux mondes, l’action publique et l’entreprise qui ne se parlent pas toujours, ne se comprennent pas toujours et parfois se mélangent de façon inacceptable. Bien sûr, il y a des nuances dans la comparaison entre le monde des affaires et celui de la politique et comparaison n’est pas raison dit-on. Mais la femme ou l’homme politique serait bien inspiré de tirer de l'univers des entreprises ( dont son cursus le garde très éloigné de ce monde ) un certain nombre d'exemples parfaitement transposables et efficaces.
C’est en rangeant ma bibliothèque tout en picorant ici et là quelques paragraphes dans des ouvrages qu'occupèrent pendant des années une place de choix dans mon bureau que me vint l’idée, la nécessité de ces quelques lignes. Petite parenthèse avant de poursuivre: ma bibliothèque n'est toujours pas rangée à mon goût.
Retour à mon propos. Trois éléments, pas plus sont nécessaires pour mener à bien un projet lorsque sa réussite dépend de décideurs d'un côté, et des gens qui doivent s'approprier le projet de l'autre.
Un politicien, lorsqu'il est à la tête d'un pays et démocratiquement élu voire à la tête d’une commune de 2 500 âmes ( au hasard ) voire moins, doit, comme en entreprise mener à bien une stratégie, des projets et des réformes pour lesquels il ou elle a été désigné. Au-delà des promesses électorales qui relèvent souvent de la posture, il reste l'essentiel. Pour enregistrer des succès pour la collectivité dont il ou elle a la charge ( succès qui seront aussi les siens ), le dirigeant doit se concentrer sur trois messages : le message intellectuel ( logos ), le message comportemental ( ethos ) et le message émotionnel ( pathos ). En oubliant cela, l'essentiel tombera lui aussi comme les promesses « marketing » dans les oubliettes, brulera comme un feu de bengale sous les effets de " com. " et nombre de rendez-vous importants, voire vitaux, seront manqués ou, au mieux, différés pour une longue période.
La dimension intellectuelle : c'est le discours, le propos, le contenu verbal d'un projet, d'une réforme, d'une stratégie. Il doit être clair, mais pas seulement intelligible : la majorité doit le comprendre, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire pouvoir le faire sien. Bref se l’approprier. Cette appropriation doit-être le résultat d'un débat constructif où tous les différents acteurs (et pas uniquement ceux qui sont « acquis à la cause » apportent leur contribution au message, l'éclairant ainsi pour eux-mêmes. Les opposants doivent-être écoutés pour amender et enrichir ce message et atténuer les résistances primaires ( la peur par exemple mais aussi et encore les postures électoralistes ). Le leader doit s'assurer que le message est clair, pas par conviction personnelle et de circonstance, mais par la démonstration qui lui en est faite ( ou non ) par son auditoire. Tant que nous entendrons des " nos concitoyens ont compris que ( ou ) savent que " ou " il n’est pas en notre pouvoir de " ou encore " j'ai demandé à X de se saisir du problème " sans que cela reflète la réalité, alors le politique démontrera qu’il ne travaille au final que pour garder son mandat ce qui ne peut pas être un objectif acceptable et accepté.
La dimension comportementale : les gens écoutent ce que vous faites, pas ce que vous dites. Si vous avez des enfants, il n'est pas difficile de vous en persuader... L'homme politique a trop souvent un comportement qui est en totale inadéquation avec son discours. " Donner le bon exemple " (sans tomber dans le populisme de bas-étage) est important. Comment le politique peut parler de démocratie s’il n’en respecte pas les règles ? Tout se brouille et le message finalement retenu est celui qui découle de ces attitudes non conformes et comportements vibrillonants, bien plus que celui qui a été délivré originellement. Les 30 % de popularité de notre actuel Président en sont une des inombrables preuves.
La dimension émotionnelle : il s'agit ici de donner sens au but poursuivi en attribuant à l'objectif sa véritable dimension. C'est l'histoire de trois équipes qui, au siècle dernier s'attellent ensemble, à la construction d'un pont en réalisant le même travail. A la question " Qu'est-ce que vous faites ? ", la première vous répondra : " Nous assemblons des poutrelles ". La deuxième vous dira : " Nous construisont un pont ". La troisième, enfin : " Nous bâtissons le plus grand ouvrage d’art jamais construit en France " Inutile de préciser que l'équipe la plus heureuse et la performante était la troisième
Comme je l'ai souligné plus avant, il est possible d'objecter qu'il est plus aisé de mener à bien des projets dans une entreprise que dans une collectivité dont la taille peut être très importante. Il n'en reste pas moins vrai qu'il s'agit d'abord de relations et interactions humaines au sein d'une société : de la plus petite des sociétés ( la famille ), à la plus grande ( une nation ) en passant ( au hasard ) par la commune, ces trois dimensions trouvent parfaitement leur place. Si une majorité d'hommes politiques les appréhendaient, comme le font naturellement des dirigeants d'entreprise, la vie politique s'en porterait bien mieux, nombreux seraient les problèmes réglés, et tant d'autres tués dans l'œuf.
Je terminerai enfin par une citation à l'attention de nos tous nos politiques y compris nos conseillers municipaux :
" Nous ne pouvons résoudre les problèmes avec le même système de pensée qui est à l'origine de ces problèmes. " ( Albert Einstein )
samedi 9 octobre 2010
Michael McMahon est un homme heureux !
J’en suis ravi pour lui et vous aussi certainement.
Mais une question vous taraude l’esprit. Si, si…je vous connais. Mais qui est Michael McMahon ? Ce, peut être lointain cousin de notre général, occupe actuellement le poste de directeur des cimetières catholiques de Sydney. Voila votre curiosité partiellement satisfaite. Mais comme une question en entraine une autre, j’entends poindre la seconde interrogation : pourquoi est-il heureux ?
Tout simplement parce que ses récents pensionnaires et ceux à venir ont été, sont ou vont être enterrés vêtus de vêtements biodégradables dans un cercueil en pin ou en osier non traité. Vive l’écologie ! Et pour être pleinement satisfait de son job, il a même réussi à éradiquer les pierres tombales. Plus de « A notre Tata regrettée » 1898-2032… fini…
Chaque macchabée est doté d’une puce GPS qui permet de trouver les cercueils sur Google Earth…
Cool non…
Mais une question vous taraude l’esprit. Si, si…je vous connais. Mais qui est Michael McMahon ? Ce, peut être lointain cousin de notre général, occupe actuellement le poste de directeur des cimetières catholiques de Sydney. Voila votre curiosité partiellement satisfaite. Mais comme une question en entraine une autre, j’entends poindre la seconde interrogation : pourquoi est-il heureux ?
Tout simplement parce que ses récents pensionnaires et ceux à venir ont été, sont ou vont être enterrés vêtus de vêtements biodégradables dans un cercueil en pin ou en osier non traité. Vive l’écologie ! Et pour être pleinement satisfait de son job, il a même réussi à éradiquer les pierres tombales. Plus de « A notre Tata regrettée » 1898-2032… fini…
Chaque macchabée est doté d’une puce GPS qui permet de trouver les cercueils sur Google Earth…
Cool non…
vendredi 8 octobre 2010
A confesse !
Après une petite virée « privée » le 30 septembre à la basilique romane de Vézelay, notre Président se rend à confesse aujourd’hui au Vatican pour que le Pape lui rende les électeurs catholiques que Christine Boutin (qui s’y connait en électorat catholique) soupçonne de « désamour » vis-à-vis du premier d’entre-nous.
Quoi qu’il en soit…Rappelons que notre pays est un état laïc et que :
Durant cette escapade romaine (la troisième tout de même en trois ans), Nicolas Sarkozy assistera même à « une messe pour la France ». P…. de m...., ça va vraiment très mal dans notre pays à moins que ça ne soit une messe et quelques gros cierges de brulés pour sa réelection.
Quelques jours auparavant, notre Président s’était fait projeter en privé le film « Des hommes et des dieux »…
Phase mystique ? Création d’un mouvement dont le nom pourrait être les Sarkocathos de France ? Pêche aux bulletins de vote FN ?Quoi qu’il en soit…Rappelons que notre pays est un état laïc et que :
- Un État laïque ne se prévaut d'aucune institution religieuse spécifique pour justifier son autorité.
- La laïcité permet à un État d'éviter ou de réduire les interactions entre les institutions civiles et religieuses
- Dans le modèle français de laïcité, l'État protège les institutions religieuses contre l'interférence de l'État, mais l'expression religieuse publique est également limitée. Le but est de protéger la puissance publique contre les influences religieuses, particulièrement dans les services publics.
- Le but d'un État laïque est d'être religieusement neutre, et si l'expression de l'opinion religieuse est, en principe, exclue de la sphère publique, l'État doit également faire en sorte que toutes les religions soient traitées sur un pied d'égalité et qu'elles soient protégées les unes des autres.
Qu’on se le dise…
jeudi 7 octobre 2010
Reconductible…et ensuite ?
Grève reconductible. Un cran supplémentaire est franchi par les syndicats dans leur lutte contre le projet de réforme des retraites que nous a concocté notre Président de la République et notre gouvernement.
Le paradoxe dans cette décision reste que ce sont les plus protégés (qui sont également les moins concernés) qui sont en première ligne : SNCF, RATP et autres employés de structures étatiques ou para étatiques.
Quant aux autres, non seulement ils vont se prendre au final la réforme dans les dents mais aussi, ils auront à subir tous les em….. liés à une grève qui pourrait être longue. France, terre de paradoxe.
Toutefois exceptionnellement, et indépendamment de mon grand âge, j’aurai tendance à approuver les syndicats. Non pas qu’il ne soit pas urgent et nécessaire de réformer tous (je répète : tous) les régimes de retraite et pas seulement ceux du privé. Au contraire.
Non, je les approuve, je l’avoue, pour de mauvaises raisons. La retraite à 67 ans à taux plein est peut être une bonne réponse, mais c’est aujourd’hui une bonne réponse à un faux problème. Donc, au final, cette réforme n’est pas une bonne réforme. Pourquoi ? Je vais vous le dire (formule qu’utilisait à l’envie un de nos anciens Ministre de l’Intérieur)… parce que nous n’avons pas de problème de retraite. Eh non. Nous avons avant tout, un problème d’emploi. Un problème d’emploi global avec, deux sous-ensembles particulièrement sensibles : l’emploi des jeunes et l’emploi des plus de 50 ans. Depuis plus de 30 ans, notre économie s’est habituée à vivre grâce à des pansements sociaux de plus en plus onéreux, avec un nombre trop important de chômeurs. L’argent public a été utilisé pour traiter les méfaits sociaux du chômage mais en aucun cas les redéploiements nécessaires de notre agriculture, notre industrie et nos services. Cette politique essentiellement défensive, mise en œuvre par la droite comme la gauche et sur laquelle s’est greffée l’erreur des 35 heures nous a convaincu qu’il était possible de voir notre chômage croître inexorablement tout en maintenant nos acquis sociaux.
Quant à l’accompagnement de nos entreprises par les pouvoirs publics, il n’a pas été à la hauteur des enjeux. Les stars du CAC40 ont été systématiquement privilégiées et se sont gavées de la manne publique au détriment des PME et de notre tissu artisanal alors qu’elles détruisent des emplois depuis des décennies pendant que, vaille que vaille, petits patrons et artisans réussissaient à ouvrir des postes.
Retourner vers le plein emploi, c’est restaurer et préserver les fondamentaux de notre système de retraite et « accessoirement »… celui de notre système de santé. C’est au niveau de l’emploi que se situe (j’emprunte une expression (polie) de notre Président) « la mère des réformes » pas ailleurs.
Le plein emploi ne se décrète pas. Mais, même à l’erre de la mondialisation, un gouvernement peut et doit mettre en place les conditions pour y parvenir. Rien n’est perdu d’avance. Gérer l’urgence c’est bien mais cela ne dispense par de préparer l’avenir. C’est là que se trouve notre sécurité. C’est là que se trouve l’équilibre de notre société.
Accessoire au principal : la tartufferie de la pénibilité. Prendre en compte la pénibilité une fois que le travailleur est cassé par ses conditions de travail c'est trop tard. En revanche, éviter que ce dernier de s'use inutilement au boulot permettrait de garder celui-ci plus longtemps en poste et d'augmenter le taux d'emploi des seniors.
Croire que le salut se situe ailleurs que dans lutte dynamique et victorieuse contre le chômage est une erreur.
Feindre de croire que le salut est ailleurs est une faute et tenter de nous en convaincre mérite sanction dans les urnes dès mars 2011 (... tout le problème étant de déterminer qui favoriser...)
Le paradoxe dans cette décision reste que ce sont les plus protégés (qui sont également les moins concernés) qui sont en première ligne : SNCF, RATP et autres employés de structures étatiques ou para étatiques.
Quant aux autres, non seulement ils vont se prendre au final la réforme dans les dents mais aussi, ils auront à subir tous les em….. liés à une grève qui pourrait être longue. France, terre de paradoxe.
Toutefois exceptionnellement, et indépendamment de mon grand âge, j’aurai tendance à approuver les syndicats. Non pas qu’il ne soit pas urgent et nécessaire de réformer tous (je répète : tous) les régimes de retraite et pas seulement ceux du privé. Au contraire.
Non, je les approuve, je l’avoue, pour de mauvaises raisons. La retraite à 67 ans à taux plein est peut être une bonne réponse, mais c’est aujourd’hui une bonne réponse à un faux problème. Donc, au final, cette réforme n’est pas une bonne réforme. Pourquoi ? Je vais vous le dire (formule qu’utilisait à l’envie un de nos anciens Ministre de l’Intérieur)… parce que nous n’avons pas de problème de retraite. Eh non. Nous avons avant tout, un problème d’emploi. Un problème d’emploi global avec, deux sous-ensembles particulièrement sensibles : l’emploi des jeunes et l’emploi des plus de 50 ans. Depuis plus de 30 ans, notre économie s’est habituée à vivre grâce à des pansements sociaux de plus en plus onéreux, avec un nombre trop important de chômeurs. L’argent public a été utilisé pour traiter les méfaits sociaux du chômage mais en aucun cas les redéploiements nécessaires de notre agriculture, notre industrie et nos services. Cette politique essentiellement défensive, mise en œuvre par la droite comme la gauche et sur laquelle s’est greffée l’erreur des 35 heures nous a convaincu qu’il était possible de voir notre chômage croître inexorablement tout en maintenant nos acquis sociaux.
Quant à l’accompagnement de nos entreprises par les pouvoirs publics, il n’a pas été à la hauteur des enjeux. Les stars du CAC40 ont été systématiquement privilégiées et se sont gavées de la manne publique au détriment des PME et de notre tissu artisanal alors qu’elles détruisent des emplois depuis des décennies pendant que, vaille que vaille, petits patrons et artisans réussissaient à ouvrir des postes.
Retourner vers le plein emploi, c’est restaurer et préserver les fondamentaux de notre système de retraite et « accessoirement »… celui de notre système de santé. C’est au niveau de l’emploi que se situe (j’emprunte une expression (polie) de notre Président) « la mère des réformes » pas ailleurs.
Le plein emploi ne se décrète pas. Mais, même à l’erre de la mondialisation, un gouvernement peut et doit mettre en place les conditions pour y parvenir. Rien n’est perdu d’avance. Gérer l’urgence c’est bien mais cela ne dispense par de préparer l’avenir. C’est là que se trouve notre sécurité. C’est là que se trouve l’équilibre de notre société.
Accessoire au principal : la tartufferie de la pénibilité. Prendre en compte la pénibilité une fois que le travailleur est cassé par ses conditions de travail c'est trop tard. En revanche, éviter que ce dernier de s'use inutilement au boulot permettrait de garder celui-ci plus longtemps en poste et d'augmenter le taux d'emploi des seniors.
Croire que le salut se situe ailleurs que dans lutte dynamique et victorieuse contre le chômage est une erreur.
Feindre de croire que le salut est ailleurs est une faute et tenter de nous en convaincre mérite sanction dans les urnes dès mars 2011 (... tout le problème étant de déterminer qui favoriser...)
dimanche 3 octobre 2010
Pourquoi tant de haine ? Bonne question…
Mais dans le cas présent, il s’agit, à priori, d’une détestation massive d’un grand nombre vis-à-vis du Président de la République.
Essai d’explication…
Tout d’abord, les variables exogènes. Celles qui ne dépendent pas vraiment de Nicolas Sarkozy.
La mondialisation qui ronge notre agriculture, notre industrie et nos services, qui a fait basculer le centre du monde de l’Atlantique vers le Pacifique, cette mondialisation qui jette une ombre inquiétante sur notre avenir et surtout celui de nos enfants, ce choc et ses multiples et incessantes répliques qui secouent notre société, notre Président n’en est pas responsable c’est une évidence. Bien qu’aux niveaux de responsabilités qui sont et ont été les siens, il a, depuis 1975, contribué à façonner la société dans laquelle nous vivons.
Il en est de même pour la crise financière et morale qui ravage les économies occidentales. J’imagine sans peine que Nicolas Sarkozy préférerait être à la tête d’une nation en surchauffe économique avec un chômage inexistant et un taux de croissance de 5 % ! N’est pas l’Allemagne qui veut…
Quant à la situation dramatique de nos finances publiques, elle fait partie de l’héritage de la charge. Non pas de l’héritage chiraquien, mais de l’héritage national. En juriste de formation qu’il est, notre Président sait que l’acceptation (la revendication) d’un héritage est indivisible. En l’acceptant, il a accepté les actifs (et il y en a) et les passifs (et il y en a aussi…) et donc les critiques et les rancoeurs quant à cet héritage qu’il a contribué à construire au cours des quatre dernières décennies.
Autre phénomène extérieur, le rôle des média et notre appétit pour l’information devenue marchandise. L’information va de plus en plus vite, se défraîchit de plus en plus rapidement. Internet a transformé chacun de ses utilisateurs en média potentiel capables d’inonder le monde à flot continu. Tout est devenu sujet d’informations : la réunion du FMI à New York et l’assemblée générale d’une association de village… en passant par la visite d’un Secrétaire d’Etat dans une sous préfecture à l’occasion d’une fête républicaine. Ainsi les moindres phrases, faits et gestes présidentiels (de l’actuel Président comme de son prédécesseur et comme de son successeur) sont et seront épiés, reportés, colportés, déformés… repris en boucle jusqu’à plus soif ou jusqu'à ce qu’un autre évènement s’impose sur les « unes » pour une heure ou un jour… L’information est un pouvoir, c’est aussi, ne l’oublions pas un « business » et Nicolas Sarkozy fait vendre. Demandez donc à « Marianne » dont la une " Le voyou de la République " a dopé ses ventes hebdomadaires de 30 %.
Et last but not least comme disent nos amis anglo-saxons, quand on est le chef, le leader, de surcroit oint de l’onction républicaine du suffrage universel, on est à la fois responsable et à la fois coupable devant l’opinion publique, surtout en cas de problèmes.
Ainsi, vu de l’extérieur, c’est un peu " la faute à pas de chance " cette haine irréfragable de l’opinion publique vis-à-vis de notre Président.
Mais d’un point de vue endogène… ne porte-il pas une lourde part de responsabilité dans cette détestation ?
Probablement. Evidement…
Une des premières raisons de cette haine vient, selon moi, de la dégradation de la parole présidentielle. Ce que les " masses " (salariés d’entreprises, employés et citoyens de collectivités locales ou territoriales, françaises et français) attendent d’un " premier " c’est avant tout une exemplarité. En parlant " racaille ", en massacrant la langue française dans ses allocutions, Nicolas Sarkozy a contribué au relâchement généralisé de la parole publique. Il a contribué et contribue à ce que l’insulte, l’incivilité, la complaisance, l’agressivité avec recherche permanente de confrontation s’établissent durablement dans les composantes des relations humaines et sociales. " Croc de boucher pour Villepin ", " Gorge tranchée pour les héritiers à destination de Juppé ", " Descend me le dire en face à un pêcheur désespéré du Guilvinec " Et j'en passe. Il ne manque plus que le " Kesta ta ? Ta un blème ? " pour que la boucle soit bouclée...
Au-delà de la parole, sa présidence, qu’il voulait gonflée de testostérone, s’est aussi fourvoyée dans des actes maladroits… dans le meilleur des cas.
L’exposition de sa vie familiale et sentimentale relayée pour certains de ses aspects dans les média par un publicitaire cacochyme… une erreur.
Les forts soupçons de népotiste dans le dossier de l’EPAD pour promouvoir son deuxième rejeton pas encore titulaire d’une licence de droit à la présidence du plus grand centre d’affaires européen… une faute.
Les relations ambigües avec le patronat (du séjour sur le yacht de V. Bolloré en passant par l’octroi des licences de paris en ligne, les rapports non clarifiés avec la famille Bettencourt, les maladresses du bouclier fiscal, le " management " des ministres…)… des erreurs ou des fautes.
La réforme (nécessaire) de la société française aux forceps… une erreur. Les suédois ont mis dix ans à mettre en place un régime de retraite stable, sûr et flexible, résultat d’un dialogue permanent entre les gouvernements successifs, la représentation nationale, les syndicats, les entreprises. Serions-nous, ou plutôt, notre gouvernement et notre Président, seraient-ils tellement plus intelligents et malins que ces Vikings pour mener à bien en quelques mois une réforme aussi importante ?
Et surtout, surtout… une vision inacceptable de ce que doit être la France. Une sorte " d’union nationale " par le bas, par défaut, fondée sur des peurs et non des ambitions comme le dit justement Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France : " … C’est la tentative de construire un consensus par les formulations les plus archaïques de la xénophobie et du rejet de l’autre… "
Bien entendu, les média exagèrent. C’est d’ailleurs (un peu) le rôle de la presse d’opinion. Des faits et des analyses évidement partisanes. Le Figaro n’est pas Libération et inversement et heureusement.
Mais gardons-nous bien de prêter une oreille trop attentive aux hérauts de notre Président qui montent depuis quelques temps au créneau pour le défendre. En le présentant comme une victime des média, les Lefebvre, Moranno, Paillet et autres... ne font que défendre la main qui les nourrit.
vendredi 1 octobre 2010
Encore un (mauvais) signe…
Pendant ce temps, sur notre marché financier, Accor tentait d’introduite sa filiale Lucien Barrière à la côte de Paris en vendant sa participation pour un montant d’environ 350 millions d’euros. La fourchette de prix envisagée (entre 16,10 et 19,60 euros par action), valorisait l’ensemble du groupe hôtelier entre 575 millions et 700 millions d'euros, Et l’introduction ne s’est pas faite, faute d’investisseurs…
Au Brésil, le Président sortant, après deux mandats est crédité par les instituts de sondage de plus de 80 % de « satisfaits » alors qu’en France, le dernier sondage d’opinion donne 26 % d’électeurs satisfaits pour Nicolas Sarkozy…
Y-a-t-il corrélation ? Ou est-ce juste un malheureux concours de circonstances ? C'est plutôt la deuxième hypothèse qui est la bonne mais puisque son « pote Lula » va avoir un peu plus de temps libre, peut être faudrait-il que notre Président lui demande quelques séances de coaching…
Inscription à :
Articles (Atom)













