La Palissade bien entendu qu'un tel titre.
Et c'est derrière cette La Palissade que s'est caché ce matin Jean-François Copé, sur les ondes de France Inter, pour justifier du double salaire du patron de Véolia. Monsieur Proglio est un être d'exception. Il est capable de diriger deux mastodontes sans faillir. C'est pour cela d'ailleurs que le monde entier nous l'envie. Donc, la paie doit être en conséquence pour garder cette pépite (qui ne doit dormir forcément qu'une grosse demi heure par jour pour faire face à ses responsabilités) aux commandes de fleurons français du CAC40.
Au fait ? Combien y-a-t-il de patrons français à la Présidence de grands groupes internationaux ? Vingt ? Dix ? Cinq ? Non. Un seul, Carlos Ghosn, si l'on considère que le groupe Renault-Nissan est une entreprise de taille mondiale dans l'industrie et un seul, Maurice Lévy dans les services (Publicis). Et encore. Ghosn n'est pas un produit du sérail franco français puisqu'il a pas mal roulé sa bosse avant ! Mais à la tête de Nestlé ? de Microsoft ? de Google ? de Toyota ? etc...
Les "grands patrons français" ne sont pas une denrée rare. Ils sont cooptés, pistonnés, nommés de façon consanguine ou héréditaire depuis belle lurette au chaud dans notre hexagone. Pas plus pas moins.
Le salaire d'Henri Proglio n'est qu'un donnant-donnant entre le gouvernement, qui souhaitait un homme à lui dans la place et le nouveau patron d'EDF qui ne voulait pas perdre de revenu en acceptant le poste. La fibre républicaine certes mais sous réserve que ça ne coûte rien !
Jean-François Copé, cumulard devant l'éternel (député, maire, avocat...) ne pouvait que défendre Henri Proglio jusqu'à en utiliser des arguments d'une stupidité crasse "C’est trop tout ça. Dans le passé, il y a des régimes qui ont essayé de faire autrement, c’était il y a une soixantaine d’années. On a vu ce que ça a donné de mettre tout le monde au même niveau de salaire". De tels enfantillages prêtent à rire...jaune.
Ainsi, les cumulards seraient la dernière barrière entre nous et le néo-stalinisme. Qu'on se le dise ! Rappelons-nous aussi que JFC envisage de se présenter aux présidentielles de 2017. Il vient de nous donner un exemple de la République qu'il pourrait nous mitonner. ( Marianne )