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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.
mercredi 3 février 2010
Olivier trouve son nouvel opium
La religion serait l'opium du peuple selon ce bon Karl Heinrich. Ce constat marxiste, Olivier Besancenot vient de le reprendre à son compte. Pas vraiment une grosse envie d'être élu... aux élections régionales ou à d'autres d’ailleurs, le facteur est tout de même obligé de pédaler au rythme de la démocratie en attendant le grand soir. Pour masquer son peu d'appétence pour les prochaines élections, il est obligé de trouver des astuces pour exister faute de programme crédible. L’astuce (l'opium), c’est la religion ou plutôt l'utilisation de "praticants" à des fins électorales. Le NPA accueille en PACA (sans doute pour faire le lit de la liste FN), une jeune femme voilée sur sa liste. Sans ciller, le postier du 9-2 affirme qu'une femme peut être « féministe, laïque et voilée ». Le sujet ne serait pas si scabreusement pathétique que j'en rigolerai. Personnellement, j’ai un peu de mal à comprendre la logique d’association des trois mots que sont féministe, laïque et voilée, mais je n’ai pas la culture politique de Besancenot. Ceci explique sans doute cela.
Allez, après avoir fait un peu de droit pénal pour Brice, il est logique de faire un peu de philo pour Olivier. Analysons donc la célèbre phrase de Marx « La religion est l’opium du peuple ». Que voulait dire le barbu en écrivant une telle chose ? Il est possible de voir dans cette affirmation de Marx, en un premier temps, le caractère illusoire et éphémère qu’il confère à la religion et, plus concrètement, de l'opposition "homme VS Dieu". Dieu finalement, serait le fruit de l'imagination des hommes : une sorte de fantasmagorie genre gros éléphant rose, une idéalisation d’un monde où l'homme pourrait s'accomplir et s'épanouir ce qui, du point de vue de Marx, ne semble pouvoir faire sur notre bonne vieille terre. L'opium, dans cette optique, renvoie à l'idée de délire du drogué.
Marx suggère que si l'homme se "drogue" - par la religion - c'est finalement pour oublier sa condition. Fais tourner le pét ! Nous, faibles humains fragiles d'esprit, idéalisons alors un ailleurs meilleur. La drogue représente un véritable danger car, d'une part, l'homme ne pense pouvoir s'accomplir sur terre et surtout, surtout, comme un bon camé de base, il oublie le principal : c'est-à-dire la finalité d'une vie (trouver le bonheur tout simplement) Totalement dans les vapes, il se détourne aussi du sentiment de révolte - puisque le bonheur est dans un monde céleste à quoi bon vouloir changer celui dans lequel on vit. La religion serait finalement un moyen, une force au service du patronat qui permet incontestablement de réduire les rancoeurs du prolétariat qui accepte sa triste condition, sous prétexte que celle-ci aurait été déterminée par Dieu. CQFD.
Donc, faute de programme, et en me fondant sur une approche marxiste (autant que je puisse le faire) de la décision de Besancenot, il est possible de conclure, que le facteur offre un joint, à défaut d’un programme, à ses électeurs. Re CQFD.
Sur ce, je vais faire une sieste… J’ai la tête qui chauffe un peu.
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1 commentaire:
bon allez je la lance: il est pas un peu timbré le postier
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