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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

mercredi 10 février 2010

Je persiste... Donc je signe !

Mes écrits sur un autre blog m’ont valu un mail d’une personne que je qualifierai être une amie qui me disait qu’il y avait des sujets de politiques qu’il ne fallait pas évoquer, partant sans doute de la maxime populaire disant que l’on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu. Cet échange portait sur des problèmes de micro politique. En l’occurrence, de politique municipale.
Ce mail m’a surpris voire limite agacé pour être franc. Y-a-t-il des enjeux que l’on ne peut pas évoquer de concitoyens à concitoyens ? D’élus à élus ? De concitoyens à élus ? Existe-t-il des zones grises dans lesquelles les personnes intéressées par la chose publique ne doivent pas se risquer à jeter un neurone ? Et si oui pourquoi ?

En guise de préambule, comme je suis d’un naturel fainéant, je vais reprendre quelques phrases extraites du dit blog et qui était une réponse à un lecteur qui voulait dégraisser ce qu’il appelait, dans son post « Le mammouth postal ».
Je me cite donc, en toute modestie « … Pas d’accord du tout quant à votre affirmation sur la politique. La politique consiste à faire des choix qui ne peuvent pas et ne doivent pas se résumer à des calculs économique. D’ailleurs, si cela était le cas, Milton Friedman aurait été élu président des USA, puis du monde et nous aurions basculé depuis belle lurette dans le « Meilleur des Mondes »… « En résumant la politique à une vision économique, c’est un monde brutal pour les faibles que nous préparons… »… « Etymologiquement la politique est synonyme d’organisation de la Cité. Plus précisément, la politique renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique d’une communauté… »… « … La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d’individus.. »
Ouf… Pas étonnant qu’ensuite je me sois envoyé un Efferalgan 500 . Vindiou !
En relisant ce qui précède et en essayant d’éviter, autant que faire ce peut, toute autosatisfaction, je ne retranche rien à ce post. Si la politique concerne la structure et le fonctionnement de ce que nous pouvons appeler, de façon simpliste notre cadre de vie, aucun sujet modifiant durablement et profondément ce cadre ne doit être sanctuarisé sous quelques prétextes que ce soit. Aux politiques de faire comprendre les enjeux de ces changements, d’expliquer encore et encore le pourquoi, le comment, les risques et les avantages… Alors chacun de nous pourra réagir en conscience, adhérer à l’idée, la combattre, l’enrichir, l’ignorer…
En aucun cas, il appartient aux femmes et aux hommes investis dans la chose publique, de trier au préalable les sujets, de les édulcorer, de considérer que telles ou tels ne sont pas en état de comprendre, de juger, de s’intéresser prenant prétexte de leur âge, de leur niveau d’études ou de leurs revenus… La Cité appartient à tous, aucun débat la concernant ne peut ou ne doit être confisqué ou occulté et tous sont concernés.

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