Dans sa traque effrénée aux pirates du net, le gouvernement ne recule devant aucun sacrifice. Ceci lui est d’autant plus facile que le coût de cette « cyber-guerre » reste financé par le contribuable. Après avoir doté l’HADOPI qui n’employait, aux dernières nouvelles que quatre salariés, de bureaux pour un peu plus d’un millier de mètres carrés, le gouvernement planche sur la création d’une « carte musique jeunes » pour éviter que notre belle jeunesse ne se jette corps et âme dans le vice obscène du piratage. Fini les ordinateurs qui tournent jours et nuits pour télécharger musiques et films. (Vœux du Président de la République au monde de la culture le 7 janvier 2010).
La carte, d’une valeur d’achat de 50 €uros (à priori) de téléchargement sera payée à 50 % par le d’jeunsss et à 50 % par l’Etat. Si le montant de la carte ne semble pas encore fixé, la répartition fifty-fifty est gravée dans le marbre. Parfait ! Nous voici donc rassuré quant aux futurs casiers judiciaires de nos plus jeunes. Ils achèteront sagement et massivement cette carte magique dans tous les points de ventes qui en assureront la promotion. Il est évidement que l’accueil sera un franc succès commercial dans la mesure où ce produit rend payant une prestation qu’Internet a contribué à démonétariser depuis longtemps auprès de tous les publics.
Un petit détail… Trois fois rien, juste pour le « fun ». 60 % du marché du chargement légal est détenu en France par Apple via son service ITunes. Ce qui revient à subventionner une entreprise étrangère qui s’acquitte d’une TVA de 3, 00 % … au Luxembourg ! Gag ! C’est aussi le cas d’AmazonMP3 autre opérateur sur le marché français.
Voici donc que notre gouvernement, après avoir joué au 007 de la fiscalité avec l’affaire HSBC (informateur sous couverture puis protection policière, clash avec les autorités suisses…) organise les fuites fiscales vers le Grand Duché. Franchement trop fort ! Ils sont trop forts...

2 commentaires:
pour mémoire :un homme politique c'est 2 ans de droit, le reste de travers (Coluche)
Putain ! Deux ans quand même ?
Enregistrer un commentaire