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" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

lundi 18 janvier 2010

Il y a coûts et... coûts

Notre " Vice-Président ", Claude Guéant, s'est exprimé, ce week-end, sur l'enlèvement des deux journalistes de France Télévision en Afghanistan. En bon gestionnaire de nos deniers publics, il a estimé que le " coût " lié à la négociation de la libération des journalistes enlevés dans l'exercice de leurs fonctions (nous informer), n'était pas vraiment supportable pour notre budget. ( Le Nouvel Obs. ) parlant même " d'imprudence coupable " : " Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées qui, du reste, sont détournées de leurs missions principales ". Il a également souligné le "coût tout à fait considérable...Il est vrai que ce double enlèvement ne facilite pas la mission des forces françaises." ( la suite ) Une information objective sur les fanatiques qui ravagent ce pays reste primordiale pour les citoyens lambas que nous sommes. Quel rôle joue la France dans ce pays et pourquoi nos soldats meurent dans cet enfer ? Que le gouvernement et les politiques nous l'explique, c'est normal. Que des journalistes donnent aussi leur part de vérité, c'est plus que souhaitable. C'est tout simplement la démocratie pour laquelle il y a toujours un coût direct et / ou indirect à payer.
En revanche, quand il a s'agi de mulitiplier les moyens pour libérer, au hasard, Ingrid Bettancourt, rien n'a été trop cher pour y parvenir : l'avion qui part, attend et revient à vide une première fois avec équipage et équipe sanitaire, le ministre qui fait de même (histoire d'alourdir son bilan Carbone tout en passat aux J.T)... Pour repartir de plus belle quelques jours plus tard et ramener la captive pour laquelle le gouvernement organise un gros pince fesse aux frais du contribuable. Rappellons sans esprit polémique qu'Ingrid Bettancourt était en campagne électorale au moment de son enlévement et s'était rendue dans une zone très risquée elle aussi en toute connaissance de cause.
Il ne peut pas, il ne doit pas y avoir deux poids et deux mesures... L'intêret d'un otage ne se mesure pas à sa capacité à promouvoir l'image de celui qui supervise sa libération.

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