La citation du jour ou de la semaine...ou du mois !

" SI JE SUIS UN SOT, ON ME TOLERE ; SI J'AI RAISON, ON M'INJURIE. " Goethe.

mardi 10 novembre 2009

La censure par délégation

Il y a des patronymes qui ne sont pas faciles à porter. Tenez, une anecdote sur ma tendre enfance. Je passais le mois de juillet à Marseille chez ma Tatie Agnès en attendant mes parents avec lesquels je finissais les vacances dans le « cabanon » avé la terrasse au bord de l’étang de Berre (avant la construction du complexe pétrochimique de Fos sur Mer, Dieu merci…). Cours Gouffé, pas très loin de la place Castellane. Ma tatie habitait le 1 er étage. Au rez-de-chaussée, il y avait un garage du genre de ceux où, au début des années soixante, les mécanos réglaient les « carbus » à l’oreille. Bon… Eh bien le patron s’appelait M. Pourchier. Et pour signifier le caractère commercial de son affaire, le bandeau peint couleur bordeaux au frontispice de l’entrée était précédé des trois lettres EtsÉtablissement Pourchier. Ca ne peut pas s’inventer... Fanatique absolu des blagues Carambar et des Monsieurs et Madame...ont un fils ou une fille... J'en pleure encore de rire...

Il y a d’autres patronymes qui ne sont pas très euphoniques. Prenez… Au hasard… « Raoult » Ca ne claque pas très bien… Un petit côté fin de fête pénible… Difficile d’exister hein ! Sauf à trouver des sujets un peu scabreux du genre « le rétablissement de la peine de mort », "l’animation et la Présidence du groupe parlementaire France-Tunisie pour cautionner le très démocrate Ben Ali et sa toute charmante épouse Leila, "approuver les expulsions de journalistes" …Bref…( Bio E.Raoult )
Voilatipa Barbara que le sieur Eric Raoult, invente le concept de la censure pour compte d’autrui qu’il voile pudiquement de l’appellation "Devoir de réserve des Prix Goncourt".
Rappel. La lauréate du Prix Goncourt 2009, Marie NDiaye, s’est méchamment lâchée sur "La France de Sarkozy" dans une interview ( Libé ) . Très colère, très tout rouge, le député du 93 demande illico à Frédo, tout juste remis de ses avatars littéraires, d’user de son pouvoir de Ministre de la Culture pour recadrer l’écrivain.Ben voyons ! Et au nom de quoi mon gamin ?
Soit les propos tenus par Marie NDiaye à l’encontre du gouvernement en général, d’Éric Besson et de Brice Hortefeux en particulier relèvent de l’insulte, de la diffamation, de la calomnie, d’une volonté réelle et sérieuse de nuire etc... et dans ce cas, il faut que les intéressés portent plainte. Soit ce n’est pas le cas et cette personne dispose, comme tout le monde d’un droit d’expression. Dans les deux cas, le Neveu de Feu Tonton n’a pas a exercer cette sorte de censure douçâtrement rancie.
Par ailleurs, si les propos que cet écrivain sont jugés partiaux, inexacts, relevant d’une caricature gaucho-boboïsante (il y a un petit fond de ça à mes yeux... mais pas que de ça), il me semblerait politiquement plus habile et surtout plus constructif d’engager un débat d’idées avec elle… Non ? ( Le Monde ) .

1 commentaire:

Anonyme a dit…

la nouvelle devise du palais bourbon (assemblée nationale) : connerie débité passage en télé assuré .